1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Stabilisation
  5. Bokeh
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour le Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur 24 x 36 mm de 20 millions de pixels.


Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Le test du Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 24-105 mm monté sur le Mark III, équipé d’un capteur 24 x 36 mm. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets. Elle est équivalente à un 36 - 157,5 mm en utilisant le coefficient de conversion de 1,5X.




 

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions sont assez importantes. On les ressent beaucoup en grand angle 24 mm. Elles sont beaucoup moins visibles, aux focales au-dessus. Ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.





Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. Le vignetage est assez visible sur ce 24 - 105 mm à toutes les focales et uniquement à l'ouverture maximale f/4. Au-delà, il devient négligeable.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.





> Téléchargez les RAW originaux

Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres petits mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe) et les compensent afin de les corriger.
Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Nous avons réussi a descendre jusqu'au 1/20 seconde à main levée à 105 mm.

Sigma 24-105 mm stab

avec stab

sans stab

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses. Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Bien entendu, on ne peut pas attendre d'un f/4 constant le même type de bokeh que sur un f/2,8 constant. Pour obtenir des flous d'arrière-plan très marqués, il faudra privilégier le 105 mm et s'assurer d'une bonne distance entre le sujet principal et l'arrière-plan.




Licence Creative Commons
Test Sigma 24-105 mm f/4 DG OS de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.


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