1. Facteur de transmission
  2. Vignetage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué (Visuel et acutance)
Canon EOS 5D Mk III
   








> Test Canon EOS 5D Mark III

Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.  Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici un Canon EOS 5D Mark III
 
Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.





Le Sigma n'est pas très loin d'être parfait. Le décalage maximum moyen s'observe au 105 mm avec - 0,22 IL. Dans les autres cas, le décalage est négligeable.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou  la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage

Le nouveau 24-105 mm de chez Sigma vignette. Bien entendu, le phénomène est particulièrement visible en grand-angle et aux plus grandes ouvertures. Par exemple au 24 mm et à f/4, comptez un décalage de - 2 IL entre le centre et les bords : c'est beaucoup. Le phénomène s'atténue à mesure que l'on ferme pour devenir négligeable aux alentours des f/8.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).





echelle ABEC

Le nouveau 24-105 mm montre la présence de légères aberrations chromatiques qui seront visibles principalement au grand angle et à la plus grande ouverture. Ces aberrations sont très mineures voir négligeables.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.





Les distorsions sont assez minimes mais bien réelles, aussi bien en grand angle que sur toutes les focales.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'EOS 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,08 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !

Nos impressions sur le nouveau Sigma sont plutôt bonnes bien que les résultats ne semblent pas au niveau de leur 18-35 mm f/1,8 APS-C. Globalement, l'objectif semble livrer naturellement le meilleur de lui même entre f/5,6 et f/11. À f/4 le centre est bien piqué, mais on observe une légère baisse de netteté (rien de dramatique) en s'approchant des bords. Passé f/16, comme prévu, la diffraction fait son apparition. On note également une légère baisse de qualité à partir de 80 mm, surtout à f/4, qui semble moins "sharp" sur les bords et au centre que les autres en grand-angle.




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Voici une petite comparaison visuelle avec les résultats que nous avons obtenus sur le dernier Tamron 24-70 mm f/2,8, le EF 24-70 mm f/4 L
 IS USM et le récent  EF 24-70 mm L f/2,8 USM II de Canon.
Nous observons un 50 mm à f/8.
 
Sigma 24-105 mm f/4 + ESO 5D Mark III : 50 mm f/8
Sigma 24-105 mm f/4
Canon 24-70 mm f/2,8 L II + EOS 1Dx : 50 mm f/8
Comparaison Tamron Vs Canon
Canon 24-70 mm f/4 L IS + EOS 5D Mark III : 50 mm f/8

Tamron SP 24-70mm F2.8 + EOS 5D Mark II : 50 mm f/8




échelle accutance



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