1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignettage
  4. Bokeh
Il faut bien distinguer deux approches quand on juge la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective, en observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Nikon D800 équipé d'un capteur de 36 millions de pixels.

Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Le test du Nikon D800

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 58 mm monté sur le Nikon D800, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. Cet objectif est la parfaite focale standard pour du reportage, du paysage ou du portrait par exemple. En utilisant cet objectif sur un appareil équipé d'un capteur au format APS-C (D300 par exemple), on obtient un équivalent 87 mm (avec un coefficient de conversion de 1,5x).





Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions du 58 mm Nikon sont assez légères, mais sont visibles pour une distance de mise au point courte.



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Vignettage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. Le vignettage est assez discret. On le sent aux plus grandes ouvertures et est assez visible à f/1,4. Dès f/2,8, on ne voit plus rien.





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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou (notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses) sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et taille du diaphragme.

Avec son ouverture maximale de f/1,4, le 58 mm Nikon entre dans la catégorie des focales fixes très lumineuses. L'intérêt est de pouvoir jouer avec de très faibles profondeurs de champ. Cependant attention, la zone de netteté est étroite et il sera nécessaire d'avoir une mise au point très précise pour réussir son effet. Le bokeh est très agréable à l'oeil. Il est doux, voluptueux et rond. C'est un vrai plaisir à regarder. Attention également : aux plus grandes ouvertures, il faudra veiller à placer la zone de netteté au centre de l'image pour espérer avoir un semblant de piqué. L'objectif dispose d'un piqué assez modéré et non homogène en s'éloignant du centre de l'image. Ce type d'effet peut presque faire penser à un rendu soft focus. Pour avoir des images nettes et piquées sur l'ensemble du cadre, il faut attendre f/8.






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