La question de l'usage La taille du capteur
La luminosité
PASM
La vitesse d'exécution
L'ergonomie
Le viseur
La vidéo
Le Wi-Fi
L'écran
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Le niveau d'expertise et la question de l'usage

L'APN (Appareil Photo Numérique) a envahi presque tous les foyers et la diversité de ses formes (compact, bridge, hybride, reflex) accroît la complexité du choix. L’offre sur le marché est si vaste que faire sa sélection entre les différentes gammes de boîtiers revient à vouloir s'enfoncer dans la jungle équatoriale sans machette. Sur quels critères choisir son appareil photo ? Trois interrogations essentielles doivent fournir la trame de votre questionnement :
  1. Quel est mon budget ?
  2. Quel est mon niveau de pratique ?
  3. Que ferai-je avec mon appareil ?
L'appareil photo parfait n'existant pas, il faudra systématiquement pondérer tel ou tel critère pour déterminer VOTRE compromis idéal. Trouver la bonne recette n'est pas facile et c'est le dosage méticuleux des concessions qui vous aidera à résoudre cette équation. La savante combinaison entre finances, usages et besoins permettra d'orienter votre choix et c'est en vous interrogeant sur vos réelles motivations que vous pourrez pencher vers un choix final. Cela nous permet de définir du même coup quatre catégories d’usagers. C’est aussi en général de cette façon que les marques catégorisent les utilisateurs :
  1. Débutant
  2. Amateur
  3. Expert
  4. Semi-pro

Les 4 catégories de boîtiers :

Les reflex se caractérisent par un mécanisme de visée qui leur est propre. À l'intérieur du boîtier, un miroir positionné à 45° réfléchit la lumière issue de l'objectif vers un système optique qui formera l'image visible par le photographe. La mise au point sur le sujet passe par la corrélation de phase. Le principe consiste à découper l'image (comme sur un stigmomètre) ; le déphasage entre les deux morceaux d'image obtenus permet de connaître la correction à apporter pour que l'image soit nette. Il est alors possible d'ajuster instantanément et précisément la mise au point, sans perdre du temps à rechercher le contraste maximum. Puisque le boîtier sait exactement de combien sa mise au point est fausse, il peut commander à l'objectif l'exacte correction nécessaire et obtenir une image nette presque instantanément.
Développé depuis plus de 60 ans, le parc d'objectifs des reflex est extrêmement large et il est possible de trouver un objectif pour chaque usage. Les reflex numériques possèdent une large surface sensible ‐ souvent des capteurs de types APS-C (25,1×16,7 mm) ou "Plein Format" (24x36 mm) – qui leur permet de gérer efficacement la montée en sensibilité. Les photosites qui reçoivent la lumière sont plus larges et ont une densité moins élevé que sur un compact. De la même façon, leur grande taille de capteur offre au sujet un rapport de grandissement élevé ce qui, couplé à une grande ouverture du diaphragme, permet d'obtenir aisément des arrière-plans veloutés.




Les compacts à objectifs interchangeables (COI) ont pour ambition de se situer à mi-chemin entre les compacts et les reflex. Il est possible de monter des objectifs différents selon ses besoins, les boîtiers sont petits, légers, la qualité d'image rivalise avec les meilleurs reflex et ils permettent un nombre conséquent de personnalisations. En revanche, les prix sont encore élevés et certains kit paraissent disproportionnés en taille, réduisant à néant l'argument de la compacité. De plus, leur parc optique n'est pas encore très développé même s'il tend à devenir de plus en plus complet.

Les bridges. Catégorie à part dans l'univers de la photo, ils disposent d'une ergonomie de reflex avec une technologie de compact. Leur principal argument est la polyvalence. Ils sont équipés de puissants téléobjectifs permettant de zoomer jusqu'à 70x sur un sujet sans avoir à changer d'objectif. Celui-ci et le corps du boîtier sont scellés. Les bridges sont presque toujours équipés de viseur mais, bien que des progrès aient été accomplis, il reste une marge de progression par rapport aux reflex. La qualité d'image va de moyenne à bonne sans encore égaler celle d'un reflex, notamment en raison de leur petit capteur. Un de leur terrain de prédilection est la randonnée par exemple, où ils peuvent se révéler être de bons couteaux suisses de l'image.



Les compacts
. Vaste catégorie, elle se subdivise en plusieurs sous-familles. Vous y trouverez aussi bien les APN équipés de réglages tout-automatique que les compacts experts dits à « grand capteur ». Ces derniers permettent autant de personnalisation qu'un reflex et délivrent une qualité d'image qui rivalise, pour certains, avec les ténors de cette catégorie. La fourchette de prix est très large puisque les compacts pour débutants commencent à 100 € et vont jusqu’à 3 000 € si on y inclue les appareils tel que le Sony RX1, seul compact du marché à focale fixe équipé d'un capteur 24x36 mm. La plupart des compacts rentrent dans une poche. Il n'est pas possible de changer d'objectif, celui-ci est scellé et rares sont les modèles à disposer d'une visée optique. La qualité d'image sur les compacts d'entrée et moyenne gamme est en net retrait face aux hybrides et reflex.



Quelques caractéristiques techniques qui font débat :

Rompons tout de suite avec une idée reçue : la définition n'est, sauf cas particulier, pas le point essentiel pour choisir votre appareil photo. Que l'on soit clair, 90 % des utilisateurs débutants, amateurs voire une bonne part des professionnels n'ont pas besoin de plus de 16 Mpx. Les définitions supérieures n'ont de réel intérêts que si vous souhaitez recadrer fortement votre image (mais apprendre à viser à la prise de vues est également une bonne école) ou tirer en très grand format (supérieur au A2).

La taille du capteur est un élément important de votre appareil photo. Pour faire simple, plus c'est grand, plus la qualité d'image sera élevée. Et cela pour deux raisons.
La première, c'est qu'à nombre de pixels équivalent, la montée en haute sensibilité est moins problématique sur un grand capteur. Le rapport signal-bruit est plus faible, les photosites sont plus larges et encaissent plus facilement les forts écarts de lumière. Un grand capteur a généralement une meilleure dynamique d'image.
Seconde raison, avec un grand capteur, il est plus facile de jouer avec la profondeur de champ, d'étager les plans et de construire une narration dans l'image. Pour information, la taille de référence est le capteur 24x36 mm, dit "Plein Format", d'une dimension équivalente aux négatifs 35 mm classiques. Le 24x36 mm sert d'ailleurs de référence pour parler des focales des objectifs. On s’appuie donc sur un coefficient de conversion propre à la taille du capteur sur lequel il est monté. Par exemple, un classique zoom 18-55 mm monté sur un Canon 100D représente à peu près l'angle de vue d'un 28-80 mm sur un capteur 24x36 mm.



La luminosité d'un objectif est un point important à connaître en fonction des prises de vues que vous souhaitez réaliser : plus l'ouverture d'un objectif est grande, plus il est capable de laisser entrer la lumière, plus il sera possible de créer des jeux de profondeur de champ. Pour du portrait ou des prise de vues en ambiance sombre, il est donc préférable d'utiliser de grandes ouvertures.
Pour information, plus l'ouverture est grande plus la valeur d'ouverture, elle, est petite (f/1,4, f/2, f/2,8...). À chaque fermeture de diaphragme, on divise par deux la quantité de lumière qui rentre par l'objectif. Les objectifs grand public de type 18-55 mm f/3,5- 5,6 signifient qu'au grand angle, l'ouverture maximale est f/3,5 et qu'au téléobjectif, l'ouverture est de f/5,6. En somme, plus on zoome, moins on laisse entrer la lumière.



Les modes PASM permettent de prendre le contrôle des paramètres d'exposition. Le mode P est un mode semi automatique, où on agit seulement sur la sensibilité et le correcteur d'exposition. Le mode A signifie que que l'on décide de jouer avec l'ouverture du diaphragme (donc la profondeur de champ). Le mode S permet de décider uniquement du temps de pose (donc du flou de mouvement du sujet) et le mode M permet de tout contrôler manuellement.



La vitesse d’exécution d'un appareil est primordiale en fonction de ce que vous voulez prendre en photo. Si vous être un photographe tourné vers le sport ou l'action, il est préférable d'avoir un appareil très réactif afin de ne pas manquer « l'instant décisif ». Il faudra donc qu'il soit prompt au démarrage, à l'enregistrement des clichés, au temps de latence entre deux prises de vues, en rafale et surtout que son autofocus soit réactif pour accrocher sa cible sans faille. En revanche, pour des photos posées ou de paysage, avoir un autofocus de course n'est pas primordial.

L'ergonomie d'un boîtier permet de juger sa prise en main et son confort d'utilisation. Les experts préfèrent avoir de multiples touches de raccourcis pour pouvoir changer divers paramètres sans avoir à rentrer dans les menus. A contrario, un appareil muni de trop de touches de personnalisation effrayera un débutant. Par ailleurs, si vous comptez photographier dans des zones poussiéreuses ou humides, vérifiez la capacité de résistance aux intempéries de votre appareil. Enfin, si vous vous apprêter à filmer avec votre appareil photo mais ne souhaitez pas investir conséquemment dans des accessoires adaptés, veilliez à sa prise en main : l'écran orientable par exemple est un avantage non négligeable...



Le viseur électronique fait couler beaucoup de pixels. Pour certaines marques il est aujourd'hui un élément différenciant et permet d'avoir dans le viseur l'image précise de ce qui sera enregistré sur le capteur, exactement comme en live view par exemple. Les meilleurs viseurs électroniques atteignent aujourd'hui 2,36 millions de points et retranscrivent assez fidèlement la scène photographiée. Cependant ils atteignent leurs limites lorsque la scène est trop contrastée ou en photo de sport. En basse lumière, la rémanence peut être un vrai handicap et, si la technologie d'affichage séquentiel est utilisée, certains utilisateurs peuvent être gênés par les effets arc-en-ciel.



La vidéo a élargi le champs des possibles et nombre de photographes sont désormais aussi vidéographes. Le standard qualitatif du moment est la HDTV1080 50p 5 pour le standard PAL (car plus fluide sur les mouvement et les ralentis) mais il faudra veiller à ce que vous comptez filmer. S'il ne s'agit que de souvenirs de vacances ou de scènes de vie familiale, les modes vidéos des compacts et bridges font largement l'affaire. Si par contre vous souhaitez vous lancer dans la production audiovisuelle, il faudra vous tourner vers les hybrides ou reflex, mais gare aux changements d'objectifs, aux accessoires, à la gestion du son et bien sûr au montage.


Le GPS et le Wi-Fi sont les nouvelles marottes des constructeurs. Il va de soi que ce sont des gadgets qui n'ont pas grand-chose à voir avec la photographie au premier abord, mais dans un monde connecté où le smartphone est devenu le compagnon quasi permanent de toutes nos actions, certains s'interrogent sur le devenir de la smartphoto. Si vous êtes du genre hyper-communicant, la transmission immédiate de vos images préférées sur votre réseau social peut être un plus. Le GPS quant à lui vous permet de géotagger vos clichés et de retracer votre parcours photographique sur une carte, très pratique par exemple après un voyage ou lors de repérages pour un futur reportage.

L'écran orientable est entré en force dans l'univers photographique des APN dès le début des années 2000. Monté sur rotule, il permet de choisir un cadre de visée différent, de prendre des prises de vues au ras du sol sans se contorsionner et d'améliorer la prise en main de l’appareil. Les adeptes de la vidéo ont aussi du mal à s'en passer. Pour l'heure, ceux montés sur rotule se révèlent les plus polyvalents. Reste à voir maintenant si cet élément est indispensable à votre usage.
De même pour le tactile... héritage direct de nos smartphones, la navigation paraît plus fluide mais l'ensemble reste encore assez confus lorsque l'on a besoin de personnaliser son appareil de façon pointue. Pour des tâches simples ou faire le point rapidement en touchant l'écran du doigt, cela peut être amusant mais vérifier la fluidité de cette caractéristique et méfiez-vous des spécificités techniques qui risquent de vous détourner de l'essentiel : faire de la photo !



Comme nous l'avons écrit plus haut, l'appareil photo parfait n'existe pas et vous devrez établir une priorisation dans vos usages afin de déterminer le type d'appareil dont vous aurez besoin. Évidemment, si vous n'avez pas vraiment de problèmes de budget, nous ne saurons que trop vous conseiller de vous munir d'un couple, comme un reflex et un compact par exemple, afin d'avoir toujours sous la main ce dont vous avez besoin au moment adéquat... Néanmoins, reste un point nécessaire à soulever en guise de conclusion : celui du coup de cœur ! Sachez en effet qu'outre les caractéristiques techniques et la course à la performance, il ne serait pas incongru de vous orienter vers l'appareil qui VOUS fait le plus plaisir. Peu importe finalement si il ne répond pas à 100 % à votre cahier des charges ou s'il n'est pas le meilleur du marché car un appareil photo est aussi un objet de plaisir. Faire des photos, c'est capturer un moment ou une scène qui nous ont touchés et que l'on a envie de partager... Autant réaliser cet acte avec l'outil avec lequel on se sent le plus en symbiose.
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