Panasonic GM1 test review

Si le Panasonic Lumix GM1 était arrivé en tête de notre sélection de Noël 2013 des compacts à objectifs interchangeables pour amateurs avertis, ce n'était pas un hasard : ses performances, son style et sa compacité sont les principaux ingrédients d'une excellente recette menée par Panasonic. Le GM1 tient en effet ses promesses : offrir une excellente qualité d'image avec un encombrement minimal.

Reprenant le capteur 16,3 Mpx de son grand frère le GX7, sa qualité d'image comblera un public aussi bien débutant qu'exigeant. En fait, on tient là l'une des grandes forces du GM1 : sa polyvalence.
Ses nombreuses possibilités de personnalisation, ses menus complets et ses performances globalement élevées lui permettent d'être à l'aise sur la plupart des terrains. Évidemment, il ne faudra pas prendre le GM1 pour ce qu'il n'est pas : ne vous amusez pas à l'étrenner sur les terrains de sport ou les circuits ; mais si vous êtes amateurs de reportage, ce boîtier pourrait vous surprendre. Sa vélocité d'autofocus est intéressante, la réponse au doigt est instantanée et sa cadence, suffisante. Sa compacité est un atout : petit, discret et léger, il se fait totalement oublier, tant par vous-même que par le sujet photographié. De la même façon, le GM1 est un boîtier facile à vivre ; il reste intuitif et son mode iA fait merveille lorsque l'on ne veut pas se compliquer la vie, en famille ou lors de simples balades. Ludiques, ses filtres intégrés ajoutent une touche personnelle amusante aux photographies de tous les jours et évitent d'avoir à passer trop de temps devant l'ordinateur. Le GM1 est aussi un appareil tourné vers le partage. L'implémentation du Wi-Fi lui ouvre la porte des réseaux sociaux et il sera possible de le commander à distance avec un smartphone. En revanche, le paramétrage de cette fonction manque encore d'intuitivité.

Au chapitre des griefs, l'un des plus importants sera lié à un problème d'ergonomie de la roue codeuse et du trèfle arrière. Mal dessiné, il nous a conduits à appuyer presque systématiquement par mégarde sur la touche de balance des blancs en voulant changer un paramètre d'exposition. Dommage aussi de ne pas disposer d'une griffe porte-accessoire, cela aurait permis par exemple de monter un flash plus puissant ou un viseur électronique. Notons enfin qu'il aurait été pertinent, vu le public visé, de monter au moins l'écran sur charnière, car c'est le seul outil de visée et en plein soleil, les reflets sont franchement gênants. Ultime point négatif, le déploiement manuel du zoom de base oblige à deux opérations lors de la mise en service : l'allumage puis l'ouverture du zoom... Notez qu'Olympus propose avec son nouvel OMD-EM10 un zoom électrique au déploiement automatique.

Hormis ces quelques défauts loin d'être rédhibitoires, le GM1 est un boîtier particulièrement agréable et attachant. Il peut même aisément être un compagnon de tous les jours. C'est sans aucune réserve qu'il obtient son recommandé. 

Points forts

Points faibles

Design

Prise en main un peu glissante

Finition

Pas de griffe flash

Encombrement

Pas d'écran orientable

Autofocus véloce en photo et en vidéo

Pas de puce NFC

AF continu efficace

Roue codeuse trop petite et/ou trèfle de sélection arrière trop sensible

Connectivité Wi-Fi

Autonomie limitée (200 vues approx.)

Qualité d'image

Pas de prise micro et casque pour la vidéo

Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 ISO en JPEG, 3200 en RAW

Interface pas toujours très claire

Obturateur électronique jusqu'au 1/16000 s

Pas d'USB 3

Mode vidéo qualitatif (modes PSAM, HDTV 1080 50,25 et 24p)

Club Lumix peu avenant (gestion de certaines fonctionnalités Wi-Fi)

Filtres artistiques

Pas de stabilisateur mécanique comme le GX7

Gamme optique intéressante

Déploiement manuel du zoom lassant et n'activant pas l'alimentation

Écran LCD tactile et multipoint

Pas de viseur comme les LF1 ou TZ-60

Nombreuses possibilités de personnalisation

 

Face à la concurrence:

Fujifilm X-M1
Fujifilm X-M1. Dépourvu des gadgets technologiques qui font le succès de nombreux appareils de ces derniers mois excepté le Wi-Fi, le Fujifilm X-M1 mise sur un autre atout : la qualité d'image. Il dispose tout simplement du meilleur capteur APS-C du marché et délivre de ce fait des images d'une excellente qualité jusqu'à 6 400 ISO. Pour ne rien gâcher, son design le rend attrayant et sa réactivité est correcte. Dommage que les menus n'aient pas été dépoussiérés et que l'écran ne soit toujours pas tactile.
La vidéo reste cependant bien en retrait du GM1, ce dernier conservant pour lui un mode HDTV 1080p 50 ips d'une très bonne qualité.

Nikon J3
Nikon J3. Certes, son prix inférieur ne destine pas le Nikon J3 au même public, mais l'ignorer pour de "simples" considérations financières serait passer à côté d'un boîtier particulièrement intéressant et innovant dans sa catégorie. En effet, si l'on s'en tient aux fonctions grand public, le Nikon J3 rafle tout sur son passage : autofocus ultra-véloce, cadence d'image ahurissante de 60 ips et instant animé. Autant de fonctionnalités qui facilitent la vie du néophyte et lui permettent de ne pas rater l'instant décisif (ou du moins de le croire).
En revanche, le GM1 se montrera plus polyvalent ; il est plus facile de progresser avec ce dernier, d'utiliser les modes PASM et enfin l'écran tactile reste un avantage considérable.

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