Le Panasonic Lumix GM1 a fière allure. Paré de sa robe en similicuir et d'épaules en polycarbonate argenté, les premiers adjectifs qui viennent à l'esprit pour le décrire sont "classe et sensualité". Affichant des dimensions de 98,5 x 54,9 x 30,4 mm (L x H x P), il est le plus petit appareil photo numérique à objectif interchangeable du marché. Sans son objectif, il se glisse aussi facilement dans la poche que n'importe quel compact grand public. Un avantage non négligeable quand on sait que l'encombrement et le poids sont parmi les premiers critères de sélection dans le choix d'un appareil photo.

Panasonic Lumix GM1, test review : vue de face
Le petit GM1 de Panasonic équipé du 20 mm f/1,7 de Panasonic (non livré en kit).

Avec ses seulement 204 g, le GM1 ne pèse pas lourd dans la main. Un point positif pour qui recherche davantage la compacité que le confort de préhension. En effet, il faudra veiller à ne pas l'équiper d'un objectif disproportionné qui risquerait non seulement de le déséquilibrer, mais briserait également sa ligne épurée. De fait, craquer pour un GM1, c'est aussi céder à la tentation du "bel objet". Les designers Panasonic ont su lui conférer une épure intéressante sans sacrifier les options de personnalisation.

De face, le Lumix GM1 est dépouillé de tout artifice : seul le bouton d'extraction de la baïonnette dépasse légèrement sur la droite. Avec un style aussi intéressant, il aurait pu être utile d'implémenter le bouton d'extraction directement sur le fût de l'objectif, comme sur certains vieux Zuiko manuels, mais nous l'avouons, c'est un peu chipoter.

Vu du dessus, le Lumix GM1 révèle une agréable proportion dans la disposition de ses molettes. Le flash extractible est caché dans l'épaule gauche et sort comme un petit diable s'il est activé dans les menus où si l'on appuie sur le bouton d'ouverture (au-dessus de l'écran). Au centre, on trouve deux micros stéréo (un peu trop sensibles aux manipulations malheureusement) et, légèrement à droite, une touche Fn1 personnalisable (34 fonctions au choix !) couronnée des modes de sélection de l'autofocus (AFS, AFC et MF). Au-dessus, à droite, l'interrupteur de mise sous tension encercle le déclencheur. Enfin, la molette de sélection des modes reste sur l'épaule droite. Un positionnement judicieux puisqu'il est possible de la manipuler avec le pouce. En revanche son verrouillage manque encore un peu de fermeté : il nous est arrivé quelques (rares) fois de trouver la position changée au sortir du sac.

Panasonic Lumix GM1, test review : vue de dessus
Une interface dépouillée, mais efficace.
 
Son dos, bien qu'élégamment bâti, nous laisse un peu sur notre faim. Si l'ensemble des touches de raccourcis est bien disposé, on regrette que leur design ne reprenne pas davantage la ligne "rétrochic" du boîtier. Malgré leur petitesse, chacune de ces touches reste facilement manipulable et surtout distille un agréable sentiment de confiance lorsque l'on appuie dessus. Il n'y a aucun jeu et les finitions sont d'un très bon niveau. On trouve donc à portée de pouce un déclencheur séparé pour la vidéo et une touche de lecture, ainsi qu'une molette de pouce disposée à la verticale, entourant le trèfle de sélection des fonctions habituelles de correction d'exposition, sélection du point, moteur d'entraînement et balance des blancs. Enfin la touche d'accès au menu rapide est couplée avec la corbeille et une touche display permettant de faire apparaître les informations se niche en bas à droite du boîtier.

Panasonic GM1 test review : vue de dos
Panasonic GM1 et son écran tactile, mais pas orientable.

Mais si le tableau semble idyllique, c'est passer un peu trop vite sur cette "satanée" molette de pouce : à chaque fois ou presque, en voulant changer une valeur d'exposition par exemple, nous nous sommes malencontreusement retrouvés dans le menu de la balance des blancs. À force on s'y fait, mais au départ, une collection de noms d'oiseaux vient d'elle-même à l'esprit, tant son manque de fermeté vrille les nerfs. Nous reconnaissons certainement un manque de délicatesse de notre part, mais nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de prendre notre temps et tourner doucement celle-ci. Agaçant.

Autre détail que vous aurez certainement noté, il n'y a pas de griffe flash. Est-ce important pour un appareil qui dispose déjà d'un flash intégré ? Oui, nous le pensons, car d'une part il aurait été possible de monter un des flashes proposés dans le catalogue Panasonic ou de tenter l'aventure avec les flashes Olympus TTL (compatible en majorité), et d'autre part, surtout, de greffer d'autres accessoires comme un viseur. Ce dernier nuirait un peu à la compacité, mais il améliorerait le confort de visée en plein soleil puisque l'écran arrière de 7,5 cm LCD 1 036 000 points n'est pas orientable.

En revanche, cet écran arrière conserve le tactile multipoint, ce qui facilite grandement la navigation et la mise au point : vous pouvez viser et déclencher avec votre doigt comme sur un smartphone. Simple, intuitif et pratique. De plus, il abrite un onglet regroupant cinq autres touches de fonction qu'il est possible de personnaliser via un menu de 32 options à chaque fois ! Superbe initiative pour l'amateur, même si le débutant pourra être facilement dérouté par une telle profusion. Il est toutefois possible de désactiver ce panneau.

Obturateur mécanique / électronique

Le GM1 dispose à la fois d'un obturateur mécanique et électronique. Ce dernier permet un déclenchement totalement silencieux, toujours appréciable pendant un spectacle ou pour plus de discrétion.

Notez qu'avec l'obturateur mécanique, vous pourrez prolonger le temps de pose jusqu'à 60 s mais il sera limité au 1/500 s. À l'inverse, grâce à l'obturateur électronique, vous pourrez monter jusqu'au 1/16000 s (!), mais le plus long temps de pose sera limité à 1 s... autant le laisser en mode automatique en fait.

Connexions

Sur le flanc droit de l'appareil, Panasonic a doté son GM1 d'une sortie USB 2.0 et d'une sortie micro HDMI Type D. Il est possible d'obtenir un flux vidéo HDTV 1080i / 720p et 480p (576p en système PAL). Les microphones intégrés enregistrent un son stéréo alors que le haut-parleur, situé juste au-dessus de l'écran, délivre un son mono, mais la qualité est acceptable pour un aperçu. Il n'y a en revanche pas de prise jack pour une télécommande filaire, un microphone ou une prise casque. En revanche le GM1 implémente le Wi-Fi avec avec une norme IEEE 802.11 b/g/n, mais malheureusement la puce NFC n'est pas intégrée.


Panasonic GM1 test review : connexions
USB 2 et HDMI sont les deux seules connexions physiques du GM1.

La connexion peut s'effectuer automatiquement après la première configuration. L'application Image App de Panasonic peut aussi faire office de télécommande pour piloter votre GM1 à distance. De nombreux réglages sont disponibles et vous pouvez zoomer à distance si votre optique est un PowerZoom.
Il est possible d'enregistrer des photos, ainsi que des vidéos. Les images sont enregistrées sur l'appareil photo. Il faut ensuite les transférer vers la tablette ou le smartphone. Le retour vidéo est plutôt fluide et réactif.

Soulignons deux points : le GM1 ne propose pas de QR Code pour simplifier la reconnaissance et, de même, l'accès aux services web est assez rébarbatif, même après identification auprès du Lumix Club.  L'ensemble manque franchement d'intuitivité, ce qui est dommage pour un boîtier grand public. Il devrait normalement être facile de se connecter aux réseaux sociaux ou à un ordinateur.

Capture d'écran de l'application Image APP permettant de prendre le contrôle à distance de l'appareil.

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