Les boîtiers photo Fujifilm ont une âme et le X-E2 ne déroge pas à la règle. Son style anguleux, son viseur déporté rappellent les télémétriques d'antan et il dégage un charme suranné indéniable dès la prise en main. Cependant le X-E2 ce n'est pas uniquement "vintage" : son capteur X-Trans II est tout ce qu'il y a de plus moderne, à tel point que je le considère comme le meilleur capteur APS-C du marché. Sa gestion des hautes sensibilités le rend exploitable en reportage de presse à 6400 ISO et son rendu des couleurs est particulièrement agréable, surtout avec la simulation de film ASTIA.

Le confort de visée sur écran est amélioré, passant à 2,36 Mpx sur 7,6 cm ; la correction d'exposition s'étend sur +/- 3IL, la rafale passe à 7 ips, le Wi-Fi est implémenté, le mode vidéo évolue à 60p et enfin une prise microphone est intégrée. En outre, le X-E2 gagne en réactivité. Si ses performances ne sont pas réellement améliorées au niveau de l'autofocus, le boîtier est globalement plus prompt à réagir et son AF est plus accrocheur : on ne fait pas de photos plus rapidement, mais on en rate un peu moins !

Malheureusement les imperfections du boîtier pourront faire grincer quelques dents. Déjà, comme évoqué précédemment, l'autofocus n'est pas aussi véloce que ne le laissent penser les chiffres du marketing : les 8 centièmes de seconde annoncés concernent davantage sa latence au déclenchement que sa capacité à faire le point. Par ailleurs, il est dommage que le module Wi-Fi ne serve qu'à transférer ses images et non pas à télécommander le boîtier à distance. Et enfin, nous pointons encore du doigt le manque d'intuitivité de la navigation dans les menus.

Reste que le XE-2 est un excellent appareil photo, capable de satisfaire l'amateur dans de nombreuses situations. Il reçoit donc un recommandé en guise d'encouragements, mais il serait bon que Fuji corrige ses quelques faiblesses sur la prochaine mouture.

Points forts

Points faibles

Traitement des hautes sensibilités jusqu'à 6400 ISO 

Viseur en basse lumière manquant encore de fluidité

Large plage dynamique

L'autofocus pourrait être plus réactif

Rendu des couleurs

Pas de construction tout temps

Simulation de film réussie, notamment l'Astia

Pas de commande directe pour l'enregistrement

Intégration de filtres artistiques

Écran non orientable et non tactile

Qualité de l'écran en hausse

Pas de GPS, d'USB 3 ni de prise casque

Viseur confortable

Wi-Fi ne permettant pas de commander le boîtier à distance

Ergonomie simple et agréable

Balance des blancs, sous-éclairage tungstène perfectible

Look rétro réussi

Mode vidéo pas encore optimal

Potentiel des fichiers RAW

Fichier RAW s'arrêtant à 6400 ISO

Menu rapide Q efficace

Agencement des menus à revoir

Zoom de base 18-55mm f/2.8-4 performant

Manque des optiques zoom f/2.8 constant

Wi-Fi permettant de transférer ses images vers son smartphone

 

Traitement LMO pour contrer la diffraction

 

Assistance de mise au point manuelle : peaking et stigmomètre digital

 

Parc optique intéressant

 

Face à la concurrence

 

Panasonic GX7 test review

Panasonic Lumix GX-7.Le GX-7 est un des hybrides les plus complets du marché et s'enorgueillit d'un raffinement technologique élevé. Ses instruments de visée (viseur inclinable de 2.7 millions de points et écran tactile) en font un outil idéal en photo de rue, terrain de chasse du Fuji X-E2. Le GX-7 intègre lui aussi le Wi-Fi, mais sur le X-E2 il est possible de piloter l'appareil à distance. Face au look torturé du GX-7, le XE-2 fait figure d'éphèbe.

Si les deux boîtiers arborent un look néo-rétro, le XE-2 garde pour lui la primeur du style et de l'épure. En revanche le GX-7 est beaucoup plus complet au niveau des touches de personnalisation : jusqu'à 9 programmables — mais sont-elles toutes utiles ?
Dernier point sur lequel le GX-7 prend largement l'avantage face au XE-2 : la réactivité de l'autofocus. Touchez l'écran du bout du doigt et la photo est instantanément prise. Outre le fait que le Fuji ne dispose pas du tactile, l'AF pompe encore légèrement en basse lumière avant d'accrocher son sujet. Le capteur Xtrans II du XE-2 garde l'avantage sur le capteur 4/3 tant au niveau de la gestion des hautes sensibilités que de la dynamique, mais le petit capteur du GX7 ressert l'écart lorsque les conditions sont optimales.
Enfin, si sur le papier le mode vidéo des deux appareils fait jeu égal avec un mode HDTV 1080p 60 ips, le Panasonic garde l'avantage d'un rendu d'image plus fluide et plus fouillé. 

Olympus OM-D EM-5 test review
Olympus OMD-EM-5 Olympus ayant décidé de laisser au catalogue son OMD EM-5, c'est à lui qu'incombe la lourde tâche de contrecarrer le Fuji XE-2. Les deux boîtiers se parent d'un style rétro agréable et d'un viseur électronique. L'Olympus possède en plus un écran orientable et tactile, mais le Fuji propose une ergonomie mieux étudiée et une navigation plus agréable dans les menus.
L'E-M5 dispose d'une finition tout temps intéressante et d'un mode rafale à 9 ips (sans suivi autofocus). On appréciera également la possibilité d'ajouter une poignée d'alimentation pour étendre l'autonomie et améliorer la prise en main.
Le Fuji le surclasse toutefois largement l'Olympus sur le plan de la qualité des images. Son capteur APS-C X Trans II permet de mieux gérer les profondeurs de champ et, surtout, sa gestion des hautes sensibilités est exemplaire. L'EM-5 n'est pas ridicule, mais les détails sont beaucoup plus rapidement grignotés.
Par contre, l'EM-5 reprend l'avantage au niveau de l'autofocus. L'Olympus est plus véloce et répond presque instantanément, alors que le Fuji laisse plus facilement apparaître quelques hésitations.
Enfin le mode vidéo du Fuji reste supérieur, avec une cadence plus élevée et la possibilité de brancher un micro stéréo.

 




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