À première vue peu de différences séparent le X-E1 de son successeur, pourtant le X-E2 évolue savamment et offre quelques améliorations bien vues qui facilitent son utilisation au quotidien.

De face rien de ne change et le design épuré reste de mise. Le sélecteur de mise au point reste au même endroit que précédemment, en bas à droite, et l'utilisateur a le choix entre trois positions: mise au point manuelle, autofocus simple ou continu. À l'opposé, un bouton poussoir permet de dégager la monture de l'objectif. Notons que sur un tel boîtier et avec un look aussi rétro, un second bouton faisant office de testeur de profondeur de champ n'aurait pas été incongru.

Fujifilm X-E2 test review vue de face avec objectif
Le châssis en alliage de magnésium se révèle à la fois léger et résistant. Si d'aucuns jugeaient le X-E1 un peu trop plastique, le revêtement n'évolue pas, mais ne se montre pas fragile. Nous sommes loin d'une construction toute métallique à l'ancienne, mais globalement la finition est d'un excellent niveau. Idem pour le skaï qui entoure le corps de l'appareil. Peu agréable au toucher (il fait très plastique) il ne souffre pas de la sudation du photographe après plusieurs heures de reportage. C'est surtout au niveau de la tenue en main que le bât blesse. Le léger renflement permet une préhension efficace sur les premiers instants ou avec une focale fixe, mais équipé d'un zoom et au bout de plusieurs heures les doigts se fatiguent un peu sur les arrêtes saillantes du boîtier. Comme sur le X-E1 une poignée (environ 150 euros) HG-XE1 est également disponible et vient se fixer sur la semelle du boîtier. La préhension est améliorée, mais celle-ci bloque l'accès au compartiment carte/batterie. De la même façon on regrette que cette nouvelle mouture ne soit pas officiellement protégée contre les intempéries...reste que pour l'avoir utilisé sous la pluie sans avoir pris de précautions particulières le boîtier n'a pas bronché. 
Fujifilm X-E2 test review vue de face sans objectif
Les changements sont plus importants sur le dessus du boîtier. Comme à l'accoutumée vous trouverez un flash pop-up et une griffe porte accessoire (compatible flash TTL). Elle permet d'utiliser le flash EF-20 (NG 20 à 100 ISO, 2 piles AA, environ 75 euros) ou EF-42 (NG 42 à 100 ISO, couverture 24-105 mm, 4 piles AA, environ 200 euros). Un flash griffé X (EF-X20) est également disponible (NG 20 à 100 ISO, 200 euros environ). Sur le sélecteur de vitesse l'espace entre les incréments de temps de pose et la position A (pour Aperture) a été augmenté de sorte qu'une fois calée sur cette dernière la position ne bouge pas accidentellement. Même remarque pour le correcteur d'exposition. Non seulement le verrouillage est plus ferme, mais il est possible d'évoluer maintenant sur +/- 3IL contre 2 auparavant. Chacune des deux molettes ne dispose pas de bouton de verrouillage, à la mode ces derniers temps, mais leur fermeté empêche un décalage accidentel. Enfin, sous la touche Fn de personnalisation de fonctions l'inscription Wi-Fi fait son apparition...signe d'un pas vers le monde connecté. Nous verrons un peu plus loin son intérêt et ses limites.


Fujifilm X-E2 test review vue de face dessus

L'arrière de l'appareil évolue aussi pour offrir un tableau de commande remanié. Pas de grands changements, mais une nouvelle touche de fonction Fn2 prend place en bas à droite de l'appareil. La touche Q pour un accès rapide au Quick Menu remplace la touche View Mode et se place à gauche de la molette de navigation de pouce. Le lock d'exposition et de mise au point est désormais scindé en deux touches distinctes. L'expérience de navigation s'en trouve amélioré même si un petit temps d'adaptation est nécessaire. On reste surpris que Fuji n'ait pas reporté la molette de pouce à la verticale comme sur le X-M1 ce qui aurait donné une continuité ergonomique à la série. De la même façon alors que le X-M1 se dote d'un déclencheur vidéo séparé, l'activation de la fonction vidéo sur le X-E2 ( laquelle évolue vers une intéressante définition HDTV 1080p 60vps) reste fastidieuse: il faut passer par le menu Drive puis sélectionner le mode vidéo puis appuyer sur le déclencheur pour lancer la captation.


Fujifilm X-E2 test review vue de dos
Le confort de visée fait un bon en avant. Le viseur est désormais pourvu d'une définition de 2,36 millions de points. L'image est plus précise. En intérieur sur des sujets mobiles une légère rémanence se fait sentir. Sa dynamique est globalement bonne, mais n'égale toujours pas le confort d'une visée optique en plein soleil puisque son rendu est trop contrasté. L'écran LCD arrière voit lui aussi sa définition passer de 460 000 points à 1,04 millions de points ce qui accroit nettement le confort de visée. Dommage que le X-E2 ne bénéficie pas de l'écran monté sur charnière du X-M1. Le tactile reste aux abonnés absents.
Fujifilm X-E2 test review connexions

L'interface graphique du menu n'évolue pas ce qui rend la navigation un peu rébarbative. Un coup de jeune serait le bien venu. La connectique est agrémentée d'une prise micro mini-jack en plus des ports mini HDMI et mini USB. La trappe d'accès semble fragile.

Globalement la finition du X-E2 est d'un très bon niveau et le boîtier se révèle particulièrement agréable à l'usage. Son design lui confère un charme suranné indémodable sans pour autant tomber dans l'exagération à la mode néo-rétro vu ces derniers temps. Le boîtier est équilibré, bien conçu et c'est à des petits détails comme ceux évoqués sur la molette des vitesses que l'amateur se sentira écouté par le constructeur. Reste quelques loups qu'il faudra améliorer: l'interface graphique est vieillotte, il n'y a toujours pas de déclencheur vidéo séparé et la molette de pouce ainsi que certaines touches du trèfle de navigation reste inusitées.

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