Nikon Df test review

Il est désormais officiel. Le Nikon Df sera commercialisé en novembre (le 28 si la publication accidentelle d'Amazon est correcte). Il faudra débourser 2899 € pour se l'offrir. À ce prix, il sera livré avec une édition spéciale du 50 mm f/1.8G (le même que l'actuel avec un design plus rétro, collant mieux à l'image du boîtier).  

Avec le Df Nikon promet un changement. Un retour à la photographie pure et la résurrection de l'emblématique série de boîtiers F aujourd'hui éteinte... comme sa série de clips vidéo l'a longuement suggéré. Df, et non "D + chiffre", comme le voudrait la nomenclature habituelle de Nikon. Df, pour Digital Fusion (nous pensons également à Digital F en souvenir de la série F). Un boîtier pour pur photographe, sans fonction vidéo, avec un capteur 24x36 haut de gamme et une flopée de contrôles manuels sur le dessus. Le tout doté d'un design un peu rétro... que l'on aimera ou non. 

Nikon Df vue de face
Un capteur 24x36 dans un boîter résolument rétro.

Peu de surprise quant à la fiche technique qui avait déjà largement fuité sur le Net. Elle confirme le panachage D4 - D610 attendu.

Fabrication

Nous n'avons pas encore pu prendre le Df en mains (et il nous tarde), mais le châssis du boîtier est en alliage de magnésium pour assurer à la fois bonne résistance et légèreté. Le Df dispose d'une finition contre les intempéries avec des nombreux joints au niveau des commandes et des zones sensibles (trappe carte mémoire, accès batterie...).

Nikon Df châssisLe squelette métallique du Nikon Df.

Les différents joints d'étanchéité.

Le Nikon Df est équipé d'une courte poignée, mais pour l'heure, il est impossible de dire si celle-ci est agréable.

Sur l'avant, vous trouverez une molette (pour le réglage de l'ouverture avec des optiques G sans bague de diaphragme) ainsi que deux touches personnalisables. Notez que l’œilleton pour la courroie est mal placé et gêne l'accès à la molette avant. Des petits détails qui agacent. 

Le dessus de Nikon Df est un pur régal pour les amoureux des réglages manuels. De gauche à droite, vous trouverez deux molettes crantées pour le réglage de la sensibilité ISO, la correction d'exposition, la vitesse d'obturation, motorisation et le choix du mode d'exposition. Un petit écran LCD de rappel vient donner le minimum d'information : ouverture, temps de pose, compteur, mémoire. Un choix étrange, puisque certaines de ces informations sont directement lisibles sur les molettes... Notez que le déclencheur propose un filetage pour relier un déclencheur souple. Vous l'aurez peut être remarqué, le Df ne dispose pas de flash intégré. Adieu donc portrait à contre-jour ou possibilité de déclencher un flash cobra distant sans fil à partir du boîtier. Alors que Nikon met en avant son flash pop-up sur la série D610, son absence sur le Df est assez incompréhensible.

Nikon Df vue de dessus

Au dos de l'appareil, vous retrouverez étonnamment un design beaucoup plus consensuel qui tranche avec le parti pris rétro du capot. Les commandes pour la lecture, les menus ou le passage en visée directe sont toujours là. En plus de la molette de réglage au niveau du pouce, vous aurez à disposition une touche pour l'autofocus, la mémorisation de l'exposition ainsi qu'un levier pour le mode de mesure (matricielle, pondérée centrale ou spot). La commande pour la mise sous tension est malheureusement lisse et n'est pas facile à manœuvrer. En hiver et avec des gants, ce ne sera pas simple.

Nikon Df commande PASM

Dans le même esprit, la molette des modes PASM est également bloquée. Il faut lever, avec deux doigts, la molette pour changer de position. Là encore avec des gants, même fins, ce sera sans doute un peu sportif. 

Nikon Df vue de dos

Côté écran, c'est également très conventionnel avec une dalle de 8 cm affichant 921 000 points (VGA). L'écran n'est pas orientable et le tactile ne fait toujours pas son apparition sur les reflex Nikon ! Vous trouverez également au dos une seconde molette (il y en a beaucoup sur le Df...) qui permet de gérer le temps de pose quand l'appareil est positionné en mode 1/3 d'IL (step). Il est également possible d'affecter à cette molette l'ouverture, ce qui permet de contourner facilement le problème de la courroie.

Le flanc gauche du Nikon Df reçoit un lever pour commuter la mise au point en manuelle ou en autofocus, une touche pour le bracketing ainsi que les différentes connexions : HDMI de type C, USB et télécommande. Contrairement au D5300, le Df ne propose pas de connexion Wi-Fi intégrée. Le GPS pointe également aux abonnés absents. Pour ces moyens de communication « modernes », il faudra utiliser des accessoires optionnels (modules Nikon correspondants GP1, WR-1 et WR-10). En outre, un seul slot SD est présent. Nous regrettons également les caches en caoutchouc qui tranchent radicalement avec le côté « old school » des molettes.

Nikon Df vues de cotés

 

Pas de trappe pour la carte mémoire ? Oui, la carte SD se trouve désormais avec la batterie, avec un accès dans la semelle du boîtier. Bon point par contre, le bruit du déclenchement est assez doux et agréable.

Sous le capot

Dans les entrailles du Df on trouvera donc l'excellent capteur 16 Mpx du D4. Notez que contrairement à la mode actuelle, Nikon a conservé le filtre passe-bas sur ce capteur, la définition n'étant sans doute pas assez élevée pour limiter les effets de moirage.

Couplé à ce capteur, on retrouve une puce (désormais ancienne) EXPEED 3. Rappelons que le récent D5300 dispose de la toute dernière version EXPEED 4. Pourquoi avoir choisi cet ancien modèle ? Mystère. 
Le tout nous donne une plage de sensibilité au top de ce qui se fait actuellement, oscillant entre 100 et 12 800 ISO en natif, et pouvant être poussée à 204 800 ISO. La rafale quant à elle pousse jusqu'à 5,5 vues par seconde. Dommage que Df n'hérite pas plus de D4 avec notamment une cadence rafale à 8 vps par exemple. Le format Raw (NEF) est figé en 12 ou 14 bits alors que le traitement des données est effectué en 16 bits pour limiter les pertes d'information.

Nikon Df capteur
Le capteur 24x36 16 Mpx du Nikon Df.

La partie AF et mesure d'exposition sont quant à elles issues du D610. On retrouve, pour l'AF, le MultiCam 4800 avec ses 39 collimateurs dont 9 en croix et 7 compatibles f/8 (sensible jusqu'à -1 IL) et la mesure d'exposition par module RVB sur 2016 photosites. Dommage que Nikon n'est pas profité de ce nouveau reflex pour améliorer le module AF avec notamment une couverture un peu plus large comme celui du D800 avec ses 51 collimateurs.

Un peu plus surprenant alors que le Df de Nikon est orienté pour des optiques manuelles, le boîtier ne dispose d'aucune assistance pour la mise au point hormis un télémètre électronique. Pas de peaking, pas de stigmomètre intégré. Rien. Dommage.

Module af comparaison
Comparaison module AF D600 / D800.

Nikon Df module AFLe module AF Multicam4800 du Nikon Df.

Un petit regret, l'obturateur fonctionne au mieux à 1/4000s... et est donné pour 150 000 cycles au moins. On aurait pu espérer du 1/8000s et 200 000 cycles, comme sur le D800. Dommage. Quant au flash, si le Df est dépourvu de flash pop-up, il sait en accueillir un sur sa griffe et affiche une synchro X à 1/200s.

Module reflex Nikon Df

Enfin notons que le boîtier est le 24x36 le plus léger de la marque avec 765g (batterie incluse). C'est quasiment 200 grammes de moins qu'un D610. Le tout avec une autonomie annoncée à 1 400 vues.

La vidéo : le grand absent

Alors que le D4 avait relancé Nikon dans la course au niveau de la vidéo (sortie HDMI non compressée, mode HDTV sans rééchantillonnage, AF full-time...), le Df lui, fait un pas gigantesque en arrière puisqu'il n'en dispose tout simplement pas. Pourquoi ce choix aussi drastique ? Voilà qui est étonnant au moment même au Canon propose avec son 70D un autofocus en vidéo plus rapide et réellement utilisable ? Ce choix sera dans doute compliqué à expliquer. Si le Df est clairement orienté photo, décapiter la partie vidéo semble un choix un peu extrême.

Enfin, et c'est une excellente chose, avec ce boîtier Nikon ne cultive pas seulement le look rétro, il fait aussi revivre 50 ans d'optiques en monture F, puisque l'appareil est bien sûr compatible avec toutes ces optiques, mais qu'il dispose en plus d'un mécanisme monté sur la baïonnette capable d'assurer la mesure d'exposition avec les optiques anciennes, Ai et non Ai.

Le levier de couplage photométrique

Ce levier est l'une des bonnes idées de ce Df. Les vieilles optiques Nikkor vintage pourront bénéficier d'une mesure d'exposition correcte en mode A ou M, et même d'une mesure d'exposition à pleine ouverture. Cela concerne avant tout les optiques non Ai et non Ai S, des antiquités d'avant 1977. C'est l'occasion unique de ressortir des vieux cailloux ou de se faire plaisir avec d'excellentes occasions à peu de frais (pour les optiques...).

Un reflex... pour qui ?

Un teasing tel que celui orchestré par Nikon est souvent délicat à manier. Chacun y plaque ses attentes, ses désirs, ses besoins. Et voit dans l'appareil annoncé La Réponse à ses attentes. Comme le teasing débutait au moment des A7 de Sony, beaucoup ont pensé que le Df pourrait être la réponse de Nikon à Sony. Il n'en est rien. Primo car le Df n'est pas un hybride, deusio car il est beaucoup plus gros que les A7. Ceux qui attendaient le 24x36 de poche passeront leur chemin.

Nikon Df prise en mains

Alors à qui se destine-t-il ? Si on met le prix de côté pendant un moment, ce boîtier peut séduire les amateurs de contrôles manuels, les nostalgiques des molettes façon argentique. Et plus généralement tous les possesseurs de vieilles optiques Nikon. Les AiS ou les séries AF-D seront certainement très à l'aise sur ce boîtier. Et esthétiquement assez bien assorties. Ces optiques sont souvent mal à l'aise sur les capteurs plus définis que ce 16 Mpx, et supportent mal les 36 Mpx des D800. Bref, c'est une belle opportunité d'offrir une seconde vie au parc optique Nikon un peu ancien (cette année, Nikon célèbre les 80 bougies des optiques Nikkor). Les amateurs apprécieront, et on peut s'attendre à voir apparaître quelques images intéressantes mixant le rendu des vieux cailloux avec les possibilités d'un capteur haut de gamme très à l'aise par mauvaise luminosité. Bref, d'un point de vue photographique ces combinaisons pourront certainement séduire et produire des résultats très intéressants. Les passionnés, ainsi que quelques professionnels (on pense aux photographes de mariage, mais pas exclusivement) auront certainement quelque chose de très intéressant à en sortir. 

Mais sortir près de 2 900€ pour se l'offrir restera hors de portée du plus grand nombre. Et on pourra trouver une alternative de choix avec un D700 d'occasion, bien moins cher pour un niveau de performances plus que satisfaisant.

Et dès lors qu'on refait rentrer le prix dans l'équation, ça coince. Tout le monde n'est pas un nostalgique du FM2, tout le monde n'a pas quelques brassées de vieilles optiques... et après tout, aussi bon soit-il le capteur du D4 a déjà 2 ans. Près de 3 000€ pour un capteur de deux ans, la mécanique et l'électronique du D610 (en partie), un boîtier assez volumineux (par rapport aux Alpha 7), et dépourvu de fonctions comme la vidéo ? Ca fait cher. Pour ce prix on trouve facilement un D800e bien plus défini, ou un D610 équipé d'un ou très bons objectifs. D'autant que, bien que pointu et performant, le 16 Mpx du D4 n'écrase pas à ce point le 24 Mpx du D610. Du moins si on se réfère aux données DxO:


Attention toutefois, si les scores DxO donnent le capteur du D610 devant, ils cachent en fait une inversion des tendances assez nette dès 800 ISO. Le Df sera donc plus à l'aise lorsque la lumière baissera, offrant avant tout une meilleure dynamique. C'est toujours appréciable.  

Jusqu'où pousser la logique "rétro" ?

Reste que le prix du Df en fait à coup sûr un produit de niche. On pourra également se poser pas mal de questions sur sa "philosophie". L'une d'elles sera certainement la suivante :"jusqu'où un constructeur peut-il aller dans le "rétro" sans aller trop loin". D'autres (on pense à Fujifilm ou Olympus) ont réussi à marier look rétro et fonctions modernes. Wi-Fi, GPS, vidéo sont des outils que l'on peut parfaitement intégrer dans un boîtier au look vintage. Les choix opérés par Nikon ont le mérite de l'audace... mais à ce niveau de prix, ne sont-ils pas un peu trop radicaux ? Surtout que le Df ne présente pas de réelles nouveautés et se contente de reconduire des technologies existantes : capteur 16 Mpx du D4, Expeed 3, module AF 4800 du D600, mesure du D600, obturateur limité au 1/4000 s, pas de vidéo...la liste est malheureusement très longue. Et si nous comprenons parfaitement le besoin de se singulariser, l'addition semble un peu élevée.

 
Capteur : - 16,2 millions de pixels effectifs ; capteur CMOS 36 x 23,9 (format FX de Nikon)
Monture : - Nikon F
Optique livrée : - 50 mm f/1,8G
Stabilisation : - selon les opiques
Antipoussière : - Nettoyage du capteur d'image, données de référence pour la fonction de correction de la poussière (logiciel Capture NX 2 en option requis)
Viseur : - Optique, pentaprisme. FX (36 x 24) : environ 100 % horizontalement et 100 % verticalement. DX (24 x 16) : environ 97 % horizontalement et 97 % verticalement. Grossissement de 0,7x. Verre de visée BriteView de type B VIII avec délimiteurs de zone AF (possibilité d'afficher un quadrillage)
Visée écran LCD : - oui
Écran : - ACL TFT polysilicium basse température, 8 cm (3,2 pouces), environ 921 000 pixels (VGA), avec angle de visualisation d'environ 170 °, couverture de l’image d'environ 100 % et réglage de la luminosité
Flash : - pas de flash intégré
Modes flash : - Synchro sur le premier rideau, synchro lente, synchro sur le second rideau, atténuation des yeux rouges, atténuation des yeux rouges avec synchro lente ; synchro lente sur le second rideau, synchronisation ultra-rapide auto FP prise en charge
Mise au point : - À détection de phase TTL, par module autofocus Nikon Multi-CAM 4800 avec réglage précis et 39 points AF (y compris 9 capteurs en croix, 33 points centraux compatibles avec des ouvertures moins lumineuses que f/5.6 et plus lumineuses que f/8, et 7 points AF centraux disponibles avec une ouverture de f/8). Sensibilité jusqu'à -1 IL.
- en mode visée sur écran : AF par détection de contraste à n'importe quel endroit du cadre (l'appareil choisit automatiquement le point AF lorsque AF priorité visage ou AF suivi du sujet est sélectionné)
Modes autofocus : - AF point sélectif ; AF zone dynamique de 9, 21 ou 39 points, suivi 3D, AF zone automatique
Mesures d'exposition : - Mesure de l'exposition TTL à l'aide du capteur RVB 2016 photosites. Matricielle : mesure matricielle couleur 3D II (objectifs de types G, E et D) ; mesure matricielle couleur II (autres objectifs à microprocesseur)
- Mesure pondérée centrale : 75 % de la mesure concentrée sur un cercle de 12 mm au centre du cadre de visée
- Spot : mesure sur un cercle de 4 mm (environ 1,5 % du cadre de visée) centré sur le point AF sélectionné (point AF central avec un objectif sans microprocesseur).
- Microprocesseur et AI couplés (levier de couplage photométrique repliable)
Modes d'exposition : - Auto programmé avec décalage du programme (P) ; Auto à priorité vitesse (S) ; Auto à priorité ouverture (A) ; Manuel (M)
Vitesse d'obturation : - 1/4000 à 4 secondes par incréments d'1 IL (1/4000 à 30 s par incréments d'1/3 IL avec la molette de commande principale), X200 (avec la molette de sélection de la vitesse d'obturation uniquement), pose B, pose T
Motorisation : - 1 à 5 vps (continu basse vitesse) ou 5,5 vps (continu haute vitesse)
Sensibilité ISO : - 100 à 12 800 ISO par incréments d'1/3 IL. Réglable sur environ 0,3, 0,7 ou 1 IL (équivalent à 50 ISO) en dessous de 100 ISO ou environ 0,3, 0,7, 1, 2, 3 ou 4 IL (équivalent à 204 800 ISO)
Mémoire : - Cartes mémoire SD (Secure Digital), et SDHC et SDXC compatibles UHS-I
Format image : - JPeg, Raw : 4928 x 3280 pixels
Alimentation : - Li-ion EN-EL14a
Connexion : - Connecteur HDMI mini (Type C), USB, télécommande
Dimensions : - Environ 143,5 x 110 x 66,5 mm
Poids : - Environ 765 g avec accumulateur et carte mémoire, mais sans bouchon de boîtier ; environ 710 g (boîtier seul)
Logiciels : - ViewNX 2
Dans la boîte : - Volet de la griffe flash BS-1, bouchon de boîtier BF-1B, accumulateur Li-ion EN-EL14a, chargeur d'accumulateur MH-24, protecteur d'oculaire DK-26, courroie d'appareil photo AN-DC9, câble USB UC-E6, cordon pour protecteur d'oculaire, CD-ROM ViewNX 2

Notre premier avis :

Le Df était attendu... très attendu. Et il ne laissera pas indifférent. Il repose sur un ensemble de choix très audacieux, poussant la logique rétro jusqu'à refuser bon nombre de raffinements modernes, comme la vidéo, un écran tactile, du Wi-Fi, un flash, obturateur limité au 1/4000 s... Il risque d'enthousiasmer les amateurs de vieilles optiques Nikon. Et en ce sens il nous semble que ce boîtier est une vraie bonne idée. Nikon se targue d'avoir une monture ancienne et un incroyable catalogue d'optiques l'utilisant. Le Df est un véritable hommage à cette histoire, offrant à des optiques "antiques" des composants nec-plus ultra... les passionnés apprécieront certainement. Avec un petit bémol... le "pure photography" du teasing Nikon se serait certainement mieux accommodé d'un déclenchement maximal au 1/8000...

Pour les autres, le Df sera une hérésie. Un produit bien trop cher pour aussi peu de fonctionnalités. Un boîtier que l'on comparera au D610 bien moins cher et plus séduisant par bien des aspects. Et on pourra toujours regretter que Nikon n'ait pas profité de l'occasion pour marier la chèvre et le chou... offrir le look rétro et le charme des vieilles optiques aux passionnés, ET un appareil photo haut de gamme, design et moderne aux autres. Car pour le look vintage et les fonctionnalités modernes, ce public risque fort de se tourner vers Sony dans un premier temps, et très certainement vers Fujifilm un peu plus tard, le constructeur ne cachant pas son ambition de sortir un modèle plein format dans un avenir assez proche. Bref, il nous semble qu'à vouloir jouer trop rétro et en vendant son boîtier très cher, Nikon risque de couper les ponts avec une part potentiellement importante de sa clientèle.

Autre point à ne pas négliger, le Df est uniquement vendu, en France, en kit avec un 50 mm f/1,8G. Dans le cas où vous disposeriez déjà cette optique (un classique pour un 24x36), vous serez propriétaire de 2 optiques identiques.

Nikon Df vs FANikon Df prise en mainsNikon Df prise en mainsNikon Df prise en mains

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