Olympus E-M1 test review recommandé

Après plusieurs semaines en compagnie d'un Olympus OM-D E-M1, le bilan est plus que positif. Les premiers contacts sont rassurants : la construction est de qualité et la finition tout temps (avec les optiques adaptées) rend plus serein lors de sorties photo en extérieur. La poignée assure une bonne préhension et le viseur électronique offre un confort encore jamais vu sur un appareil photo. Le capteur 16 Mpx peut paraître sous dimensionné face au 24 Mpx désormais courant sur les capteurs APS-C. Mais la qualité est au rendez-vous avec d'excellentes images jusqu'à 3200 ISO. Côté autofocus, l'E-M1 remplit également le contrat avec une excellente réactivité et un mode suivi de sujet qui, sans être exceptionnel, tient la route et un mode rafale à 10 vps et plus de 6 vps avec suivi autofocus.

Du côté des fonctionnalités, l'E-M1 est plutôt bien armé : écran LCD tactile et inclinable, puce Wi-Fi intégrée pour un pilotage à distance à partir d'un smartphone ou d'une tablette, stabilisation mécanique sur 5 axes, des filtres artistiques intéressants ainsi que la possibilité d'utiliser les optiques 4/3 avec autofocus. 

En vidéo, l'E-M1 est un peu moins à l'aise en vidéo : cadence figée, pas de sortie casque, réglages non modifiables pendant l'enregistrement. Le COI d'Olympus est un peu à la traine face à la concurrence dans ce domaine. Nous regrettons également l'absence d'une obturation totalement silencieuse et surtout l'oubli d'un flash intégré. Dommage.

Pour autant, l'E-M1 est une véritable démonstration à la fois technique et un boîtier agréable à utiliser. Il reçoit un recommandé et la récompense de meilleure COI de l'année 2013.

Une service après-vente adapté.

L'OM-D E-M1 cible une clientèle experte semi-pro et pro. Olympus accompagne donc son nouveau boîtier avec un service en adéquation avec :
- une hotline dédiée
- un service d'enlèvement personnalisé
- une réparation express
- 6 mois de garantie supplémentaire
(plus de détail sur le site Olympus)

Ce qu'il manque ? Un service d'échange immédiat en cas de problème. Les professionnels doivent impérativement pouvoir travailler en cas de pépin avec leur boîtier. Malheureusement la marque n'offre pas cette possibilité. Il faudra donc négocier avec votre revendeur l'appareil de démonstration.

Points forts

Points faibles

Qualité de fabrication et finition tout temps

Pas de prise casque pour vérifier la captation sonore en vidéo

Qualité des images jusqu'à 3200 ISO

Mode vidéo encore très (trop) limité pour un usage professionnel : pas de mode 24p ou 25p, pas de modification (ouverture, ISO...) pendant l'enregistrement

Stabilisation mécanique efficace et opérationnelle en vidéo

Pas de flash intégré ! (mais 1 livré dans la boîte)

Qualité de la visée électronique : grossissement important, adaptation de la luminosité

Ecran tactile monopoint et interface limitée (peu d'interactions avec les menus)

Filtres artistiques réussis et intéressant même pour un usage avancé

Présence de moirage dans certaines situations (très petits motifs répétitifs)

Mode rafale à 10 vps et 6,2 vps avec suivi autofocus

Connexion Wi-Fi limité aux Smartphone. Pas de pilotage distant sans fil à partir d'un ordinateur

Suivi autofocus performant. Possibilité d'utiliser les optiques 4/3 avec autofocus.

Pas d'obturateur électronique pour un déclenchement totalement silencieux

Courbe de traitement des basses et hautes lumières directement accessible à la prise de vue

Un seul emplacement pour carte mémoire

Effets sur les couleurs et la saturation grâce à une interface très simple à mettre en oeuvre

Pas de puce GPS. Pas de connexion USB 3.

Ecran LCD inclinable de qualité et tactile. Module Wi-Fi intégré pour piloter à distance le boîtier.

Autonomie de la batterie un peu faible (400 vues et quelques minutes de vidéo)

Possibilité de piloter des flashes distants sans fil avec le flash livré dans la boîte

Pas de rétroéclairage des commandes

Obturation au 1/8000 s. Différents modes comme le HDR, multi-exposition ou LiveTime.

Pas de mode panoramique par balayage

Gamme d'accessoires : poignée d'alimentation, caisson étanche

Stabilisation mécanique un peu trop bruyante, notamment en vidéo

Parc d'optiques complet (40 modèles à la date du test)

Déclenchement totalement silencieux impossible

Bulles d'aide dans les menus. Niveau électronique sur 2 axes.

Menus non sélectionnable en mode tactile

Port de connexion pour différents accessoires

Format Raw (.ORF) propriétaire



Face à la concurrence

Olympus OM-D E-M5 test review avis
Panasonic GX7
. Dans la même famille des Micro4/3, le concurrent le plus direct est bien sûr le dernier GX7. Moins réussi esthétiquement, le boîtier de Panasonic dispose d'un capteur 16 Mpx assez proche d'un point de vue gestion du bruit électronique. Le GX7 prend l'avantage sur quelques points : le mode vidéo est beaucoup plus complet, il dispose d'un flash pop-up, d'un viseur électronique orientable, et la fonction tactile mieux implantée avec la gestion multipoints. Le boîtier propose un déclenchement silencieux avec un obturateur électronique.

De son côté, l'E-M1 présente une finition tout temps bienvenue pour le travail en extérieur. La poignée mieux dessinée permet une meilleure préhension, notamment avec les optiques plus lourdes (12-40 mm f/2,8). Son viseur électronique est plus large et donc plus confortable. En outre, il permet un mode rafale à 10 vps contre seulement 5 pour le GX7

Sony Nex+6 test review avis
Sony Nex-7. Chez Sony, c'est le Nex-7 qui viendra affronter le dernier né chez Olympus. Certes le boîtier est assez vieux (il date de l'été 2011), mais celui-ci le modèle haut de gamme chez Sony. 

Les deux boîtiers partagent certaines caractéristiques comme une connexion Wi-Fi, un écran inclinable, un viseur électronique intégré. Le Nex-7 devance le modèle Olympus par la taille de son capteur et la définition : 24 Mpx au format APS-C. Malgré ces quelques années de différences, le capteur de Sony domine légèrement un peu le 4/3 d'Olympus. En outre, le COI de Sony dispose d'un flash intégré et d'un mode vidéo beaucoup plus évolué. 

L'E-M1 reprend l'avantage concernant le parc optique avec pas moins de 40 objectifs disponibles en Micro4/3 contre seulement une petite vingtaine chez Sony. La stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques est également un plus. L'autofocus du COI d'Olympus est également plus véloce avec notamment un suivi de sujet plus performant. 

Fujifilm X-E1test review avis
Fujifilm X-Pro1. Le X-Pro1 est probablement en fin de vie, mais lui aussi reste la référence chez Fujifilm. Il est doté d'un viseur unique dit hybride qui se mue, d'un simple coup de gâchette, d'un modèle électronique en viseur optique. Redoutable. Le capteur APS-C X-Trans de 16 Mpx est également le meilleur du moment avec une gestion fine du bruit électronique et un niveau de détail hors norme (pas de filtre passe-bas, nouvelle matrice colorée contre le moirage). 

Mais le X-Pro1 est plus ancien et reste en retrait de sur de nombreux aspects. L'E-M1 est beaucoup plus réactif au niveau de la mise au point, de la mise sous tension, du mode rafale. Il dispose d'un écran LCD inclinable, tactile. Son mode vidéo est plus complet, son obturateur mécanique plus rapide (1/8000 contre 1/4000 s) et son parc d'optiques plus développé (40 contre à peine 10 chez Fujifilm). Enfin, il dispose d'une connexion Wi-Fi; d'un viseur électronique plus large et plus précis, d'une finition tout temps.


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