1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Macro
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour le nouveau Lumix GX7 équipé d'un capteur micro 4/3 de 16 millions de pixels.

Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.


> Le test du Panasonic Lumix GX7

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 12-35 mm monté sur le GX7, équipé d’un capteur micro 4/3. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets. Elle est équivalente à un 24 - 70 mm en utilisant le coefficient de conversion de 2X.




 

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez faibles. On les ressent principalement en grand angle 12mm. Elles sont moins visibles aux focales intermédiaires. Quoi qu'il en soit, ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle, d'ailleurs la distorsion est corrigée à la volée lors de la création des fichiers JPeg.





Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.
 
Le vignetage est très modéré sur ce 12-35 mm. Il est le plus perceptible en grand angle et à f/2,8. Passé le 12 mm on le ressent encore aux autres focales à f/2,8, mais c'est presque négligeable.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.





> Téléchargez les RAW originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Cet objectif est le premier équivalent 24-70 mm à ouverture constante f/2,8 pour le format micro 4/3. C'est donc, par définition, déjà une petite révolution pour les utilisateurs d'hybrides experts et professionnels. Malgré la taille du capteur 2X plus petite qu'un 24 x 36 mm, on peut assez facilement jouer avec les effets de profondeur de champ.


Le bokeh est assez doux, les transitions du flou au net sont assez franches mais restent harmonieuses et agréables à l'oeil. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (7 lamelles sur le zoom Panasonic), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.





Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (25 cm pour le Panasonic). Pour photographier de minuscules sujets, c’est beaucoup trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1/5,8.

Au mieux, le Panasonic procurera des images 5,8x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro, mais bien de proxy.

 
Canon EF 24-70 mm f/2,8 L


Licence Creative Commons

Test Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH.de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.


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