Dans l’article consacré au tirage noir et blanc, nous évoquions le tirage numérique, et plus particulièrement l’impression numérique, procédé qui peut être assuré par un laboratoire professionnel, mais aussi bien évidemment par tout un chacun, tout le monde pouvant s’équiper d’une imprimante. Nous ne reviendrons pas ici sur les différentes technologies d’impressions (encres à colorants / encres à pigments / encres piézographiques), ni sur les différentes imprimantes qui les mettent à profit, mais il nous faut cependant faire le point sur une précision à valeur d’avertissement que nous avions évoqué à propos de l’impression maison : « L’impression maison exige néanmoins une calibration de son écran, une certaine connaissance des profils et des conversions ».

En cela, imprimer chez soi est à la fois simple et compliqué. Simple, parce qu’en quelques clics on obtient un tirage ; compliqué parce qu’obtenir un rendu qui corresponde à la perception que l’on se fait de la photographie n’a rien d’immédiat (ce qui explique que nous ayons parlé également de « caractère artisanal version technophile du laboratoire argentique »)

Noir & blanc : optimisation des images pour une impression
« What’s behind a wall » / Sylvain Lagarde

Essayons donc de voir ce qui se cache derrière l’impression… et voici quelques conseils pour parvenir à un tirage convenable. Les éléments de méthode proposés ici s’appuient sur les logiciels Adobe Photoshop ou Lightroom. Il y a bien sûr d’autres outils, des gratuits (The Gimp) ou des payants développés par d’autres éditeurs (DxO Optics Pro, Aperture ou Paint Shop pour prendre des logiciels connus). Suivant l’ergonomie et les fonctionnalités, les manipulations peuvent différer, mais ce qu’il faut retenir, c’est la démarche de la gestion des profils et des conversions (ou à défaut de la visualisation). C’est pourquoi, même si l’on ne veut pas rentrer trop dans le détail technique, il est nécessaire de faire quelques rappels théoriques (simplifiés !).

Quelques rappels sur les profils colorimétriques…

Une photographie numérique est notamment un ensemble d’informations de couleur stockée sous forme de fichier : le capteur de l’appareil « mesure », via les photosites, un flux de lumière ; en fait ce flux est filtré pour ne capter qu’une gamme du spectre lumineux (Rouge, Vert ou Bleu : RVB ou RGB en anglais) et la couleur est « recalculée » à partir des informations des pixels avoisinants (en fait ce processus peut varier d’une technologie de capteur à une autre, mais c’est le principe de la très grande majorité des capteurs à matrice dite « de Bayer »), ce qui correspond au dématriçage, celui-ci assuré soit en interne par l’appareil, soit en externe par un logiciel de développement (celui de la marque ou un logiciel tiers type Lightroom) à partir d’un fichier Raw. Ce calcul définit un espace colorimétrique qui va être traduit dans un profil identifié.

Noir & blanc : optimisation des images pour une impression
There is no sea, indeed / Sylvain Lagarde

Toute visualisation implique ainsi l’attribution d’un profil pour que le périphérique puisque savoir comment interpréter (traduire dans son espace de couleur) le fichier et ses informations de couleur.

Mais… mais… direz-vous ? Quel intérêt puisqu’on est censé parler ici de noir et blanc ? Il ne faut pas oublier d’une part, que le noir et blanc numérique est, à quelques exceptions près (Leica M Monochrom), obtenu à partir d’un fichier couleur ou qu’une photo noir et blanc reste la plupart du temps un fichier couleur désaturé (attention ne pas se méprendre ici et comprendre qu’une simple désaturation suffit pour obtenir un bon noir et blanc à partir d’un fichier couleur), et d’autre part que, sauf en piézographie, l’impression en noir et blanc passe généralement par l’utilisation d’encres colorées (dont c’est la combinaison équilibrée qui fera le noir et blanc).


Adobe RGB

Profil colorimétrique 1

Profil colorimétrique 2

Profil colorimétrique 3
Ci-dessus, la même photographie visualisée sous des profils de couleurs différents : le profil d’origine, Adode 98, et trois profils différents de tirage.

… Car imprimer, c’est convertir d’un profil à un autre…

Cette question du profil embarqué dans le fichier est importante, car c’est à partir de ces informations que s’effectueront des corrections ou que s’opèrera une conversion vers d’autres profils adaptés au support de visualisation ou de tirage, tous les périphériques (écrans, imprimantes, combinaisons imprimante - papier) n’étant pas forcément capables de retranscrire exactement toutes les informations.

Pour résumer, donc : une photo, c’est un ensemble de couleurs reconstruit qui va être codé dans un espace identifié (ce code correspond au profil : la plupart du temps, sRVB ou Adobe RVB), ce qui permet ensuite de faire des traductions vers d’autres espaces (on convertit d’un profil à un autre).

Noir & blanc : optimisation des images pour une impression
« There is always an artist » - Sylvain Lagarde

Noir & blanc : optimisation des images pour une impression, différence histogramme selon espace colorimétrique
Adobe RVB

Noir & blanc : optimisation des images pour une impression, différence histogramme selon espace colorimétrique
SRVB

Ci-dessus, les variations d’histogramme en fonction de l’espace – Adobe 98 et sRVG, les deux étant au premier regard quasi identiques, mais légèrement différents si on regarde en fait de plus près ; si l’on compare avec un profil de tirage, les différences seront plus marquées.

Imprimer, c’est convertir d’un profil à un autre… ou à défaut visualiser le rendu du profil embarqué dans un espace cible. Nous ne développerons pas plus cette question des profils, des avantages de certains par rapport à d’autres, et nous nous contenterons de l’utilisation nécessaire de ces profils dans le cadre de l’impression noir et blanc. Il nous faire cependant, avant nous arrêter, un dernier point préalable, celui de la visualisation (puisqu’on essaie de tirer ce que l’on voit), et donc du calibrage.

Il faut ainsi souligner une autre difficulté à laquelle on est confronté lorsque l’on « tire » chez soi, sur son imprimante : la nécessité d’avoir un écran calibré : sans calibrage ce que l’on regarde ne signifie pas grand-chose… Pour le noir et blanc, l’enjeu est plus précisément d’avoir la restitution la plus fidèle par l’écran des densités (restitution à l’écran des noirs et des blancs), des contrastes, et de la finesse des transitions (donc du passage d’une densité intermédiaire à une autre).

Les solutions sont les suivantes : utiliser écran à large gamut doté d'un système de calibrage matériel (le gamut est l’étendue de l’espace colorimétrique, et donc un écran à large gamut est un écran qui offrira la possibilité de visualiser une gamme marge de couleurs), ou à défaut – car tout le monde ne peut se payer un écran « de luxe » – calibrer son écran avec une sonde (une sonde est tout de même plus accessible), ou, à défaut encore, se lancer dans un calibrage plus ou moins approximatif à partir de chartes et d’outils en ligne.

Pour tirer, si l’on s’affranchit du calibrage, on pourra en fait adopter une démarche empirique – que nous expliquerons en fin d’article avec la démarche du tirage par visualisation du résultat.

Mise en pratique : quelques exemples

Pour bien tirer il faut disposer du profil de destination, ici un papier, établit soit par le fabricant de l’imprimante, soit par le fabricant du papier choisi (il s’agit d’un fichier en .icc), et l’installer dans les dossiers de profils qui permettront au logiciel de le référencer :

• sous Windows XP / VISTA / 7, collez le profil dans C:/WINDOWS/system32/spool/drivers/color ;
• sous Mac OS X, collez le profil dans HD/System/Library/Colorsync/

Il est par ailleurs nécessaire de vérifier que l’image qui est affichée l’est bien dans le profil correspondant à celui embarqué.

Dans Photoshop :
Une fois cela fait, deux possibilités :
- soit faire une conversion vers le profil cible :
Allez dans le menu « Edition » choisir puis « Convertir en Profil »
Une fenêtre de paramètres s’ouvre : on y retrouve l’« Espace source » (qui est l’espace de travail, suivant le choix de départ sRVR ou Adobe RVB) et un espace de destination à définir. Choisissez l’« Espace de destination » : il s’agira du profil du couple imprimante – papier

« Exotic urban postcard » / Sylvain Lagarde

- soit visualiser le rendu de l’image dans le profil cible (on parle aussi de simulation) :
Allez dans le menu « Affichage » choisir « Format d’épreuve » puis personnalisé et aller chercher le profil (on peut simuler le rendu de l’encre noire et de la teinte du papier)

« Flee, Dude » / Sylvain Lagarde



Puis adapter le rendu affiché pour retrouver le rendu souhaité. La démarche sera la même dans Lightroom.
Pour imprimer il faudra donner les bonnes consignes à l’imprimante : dans la fenêtre d’impression, les réglages doivent donner la gestion des couleurs à Photoshop et non à l’imprimante, puis il faut indiquer le bon profil de sortie.

Comme l’espace colorimétrique de l’imprimante est en général moins étendu que l’espace colorimétrique de l’image, la conversion ne peut être absolument fidèle ou du moins équivalent en terme d’informations colorimétriques, et dès lors il faut adopter un mode de conversion qui permettra de compenser visuellement les écarts entre les deux espaces. Le rendu relatif est mode de rendu assez neutre (ne provoquant pas d’importants décalages), et donc à privilégier avec le mode perceptif.

Le reste est de l’ordre de la mise en page (taille de l’image sur la feuille de papier, positionnement, importance des marges) et du choix de papier que l’on indiquera en fonction du pilote d’impression.



Contrairement à ce qui apparaît dans la copie d’écran ci-dessus, il est fortement conseillé de cocher l’option « Compensation du point noir » : celle-ci permet la transposition des noirs sans lesquels il peut y avoir des mauvaises surprises sur certains supports avec une perte significatives dans les ombres (les papiers ont une Dmax assez variable : un baryté numérique à une Dmax plus large que la Dmax d’un papier mat. Prenons deux exemples : le Papier Fine Art Gold Mono Silk Ilford aura une Dmax de 2.4 quand le Papier Fine Art Lisse Hahnemühle Ultrasmooth ne sera qu’à 1.6).

Cette option permet ainsi une adaptation des informations pour les faire rentrer dans un espace plus réduit – dont elles étaient exclues.

Dans Lightroom (la version utilisée ici est la version 4) :
La photo choisie, après avoir développé sa photo en noir et blanc, il s’agit de passer par l’étape de l’épreuvage écran qui permettra de se rendre compte de ce que donne l’image dans le profil cible et donc de transposer et adapter les valeurs pour un rendu au plus proche.
Dans l’onglet « Développement », il faut ainsi cocher la case « Epreuvage écran » (elle se trouve sous l’image à gauche), ce qui ouvre sous l’histogramme un menu complémentaire.
L’activation de cette fonction va changer l’arrière-plan de la fenêtre de visualisation celui-ci devenant blanc.

« Carmen, Chostakovitch, and some words » / Sylvain Lagarde



Dans ce menu qui s’est ouvert sous l’histogramme, il suffit ensuite de sélectionner le profil à simuler à partir du menu déroulant Profil : l’image est alors modifiée et apparaît comme elle apparaîtrait avec le profil adopté (l’histogramme change lui aussi).


Si vous cochez l’option Simuler le papier et l’encre, la tonalité et la couleur de l’arrière-plan de l’image tiennent compte des informations sur le blanc du papier et sur son contraste (Dmax). L’image devient plus fade, moins contrastée, ce qui s’explique par un rapport à la lumière fondamentalement différent entre un tirage et une image regardée sur un écran, l’écran étant rétroéclairé et émettant de la lumière tandis que le papier photo la reçoit et la réfléchit.

L’intérêt de l’épreuvage écran dans Lightroom est d’avoir la possibilité de créer une copie virtuelle de l’image à imprimer (le bouton est dans le menu qui s’est ouvert sous l’histogramme, et toute modification de réglage lorsque la case « Epreuvage écran » est coché provoque l’ouverture d’une fenêtre qui propose de créer une copie virtuelle) qui sera à mettre à côté de l’image de départ grâce au mode « Comparaison » (il suffit de cliquer sur le bouton « YY » ce mode de visualisation), ce qui permettra ensuite de retravailler l’image pour se rapprocher de l’image de référence.


La photo de droite (qui est une copie d’épreuve virtuelle) doit être retravaillée si l’on souhaite avoir un tirage qui corresponde dans son rendu à l’image de gauche.

Une fois le bon résultat obtenu, il faut passer à l’onglet « Impression » : toute la première partie de ce menu « Impression » renvoie à des réglages de mise en page (taille des marges, place de la photo sur la page, possibilité d’ajouter un filigrane, une plaque d’identité) sur lesquels nous ne nous attardons pas ici, la dernière partie appelée « Travaux d’impression », étant celle qui nous intéresse le plus dans le cadre de notre réflexion.


Commentons rapidement ce menu :
- « Imprimer au format Imprimante » veut dire que l’on va imprimer directement (et non enregistrer un JPeg qui intégrerait le profil adopté – c’est intéressant lorsque l’on fait appel à un prestataire auquel on enverra le JPeg créé) ;
- « Résolution d’impression » permet de gérer le nombre de dpi (= ppp = point par pixel) : par défaut la valeur est de 240. Il y a eu longtemps des débats pour savoir si certaines imprimantes ne s’en sortaient pas un peu mieux avec d’autres valeurs. Cette valeur reste de toute façon tributaire de la taille du fichier en mégapixel et en dessous de 180 dpi,
- « Netteté d’impression » : il est possible d’augmenter un peu la sensation de netteté par une accentuation pour l’impression : en fait cette possibilité est liée que la sensation de piqué est différente d’un support à un autre (l’encre diffuse plus ou moins sur la surface du papier en fonction de la nature de ce support, les papiers mats « mangeant » notamment de la netteté)
- « Gestion des couleurs » : on retrouve les informations de profils. On notera que dans Lightroom la compensation du point noir se fait automatiquement.
- « Réglages d’impression » : on peut trouver étonnant de retrouver des réglages de contrastes et de luminosité à ce stade, alors que l’on est censé avoir déjà optimisé le fichier à tirer. L’expérience montre qu’il reste parfois/souvent des petits décalages qui ces réglages peuvent donc en pratique s’avérer utiles. L’intérêt, c’est qu’une fois que l’on a trouvé la bonne combinaison, elle sera valable pour tous les tirages effectués sur la même imprimante, le même papier et avec le même profil.
Une fois ces réglages effectués, il n’y a plus qu’à lancer l’impression.

Nous avions évoqué en préambule de cet article le « caractère artisanal version technophile » du tirage numérique : la pratique montre qu’il faut en effet mettre un peu les mains dans le cambouis… enfin dans l’encre… ou du moins dans le logiciel.

En effet, sauf à utiliser un outil de profilage du tirage (un spectrophotomètre qui permettra à partir d’un tirage sur un papier donné de dresser un profil précis), il faudra trouver ses propres réglages pour aboutir au résultat jugé parfait (s’il en est) ! En effet, les profils fournis par les fabricants d’imprimantes ou de papiers sont toujours un peu approximatifs (dans l’exemple montré à partir de la photo intitulée « The is no sea, indeed », deux des profils, visualisés sur les images 2 et 3, sont correspondent au même couple papier – imprimante, mais l’un est celui du fabricant du papier, l’autre celui du fabricant de l’imprimante, et l’on voit un résultat différent). Tout simplement parce que chaque machine est un peu différente, et que dès lors un profil générique ne pourra être totalement satisfaisant.

C’est pour cela qu’il est possible d’investir dans des profils ICC personnalisés qui vont servir à définir très précisément l’imprimante : cette caractérisation passe par l’analyse par spectromètre du tirage d’une charte, d’une mire. Évidemment, si vous avez bien compris, pour chaque papier, il faudra un profil, et si l’on veut bien faire les choses, il en faut en couleur ET en noir et blanc (il faut compter entre 20 et 60 euros suivant la prestation)

Et pour ceux qui ne calibrent pas… ?

On a vu ou du moins tenté de faire percevoir la difficulté qu’il pouvait y avoir à obtenir, de façon immédiate, un résultat absolument satisfaisant avec une chaine graphique optimisée, il faut par conséquent bien se dire que parvenir à ce même résultat sans écran calibré est une gageure.



Reste néanmoins des protocoles empiriques qui peuvent se révéler viables (un peu plus peut-être en noir et blanc, d’ailleurs, qu’en couleur). Il serait vain de partir d’un écran aux dérives trop importantes, donc il s’agit dans un premier temps d’essayer d’avoir un résultat convenable : deux outils en ligne pour cela, http://pourpre.com/outils/calibration.php et http://www.photographe-de-mode.com/calibration-ecran.htm (nous nous permettons de les citer, car ils sont depuis longtemps en ligne et reviennent régulièrement dans les échanges sur les forums) et des logiciels gratuits à télécharger qui permettent de dégrossir le terrain de l’étalonnage ou au moins d’éviter des écarts rédhibitoires.

Dans un second temps, il s’agit de lancer une impression qui servira de tirage témoin, de référence : à partir de celui-ci on peut s’attacher à établir une sorte de pseudo-profil par des réglages de compensation en confrontant l’épreuve papier et le visuel écran et en essayant d’avoir une correspondance.

« All about Eve » / Sylvain Lagarde



Le tirage ci-dessus manque de densité par rapport à ce qui figure à l’écran : soit l’écran est mal calibré, soit il faut retravailler à partir du profil, soit… un peu des deux ! – en l’occurrence, c’est la deuxième hypothèse qui est la bonne, puisqu’à des fins d’illustration un « mauvais » profil a été volontairement adopté.
On peut aussi essayer de s’affranchir de Photoshop et de ses équivalents et faire confiance au logiciel d’impression fourni avec l’imprimante, qui parfois peut fournir des résultats satisfaisants (si on laisse de côté les problèmes induits par une très mauvaise calibration de l’écran).

La difficulté est qu’il faut faire cela pour chaque type de papier, et qu’en pratique il restera des cas où les écarts nécessiteront de nouvelles corrections. En somme, une telle méthode passe par des essais un peu laborieux, qui consommeront de l’encre et du papier. Certes on peut faire des essais sur des petits formats de papier (A4 pour préparer un A3 par exemple), mais le coût de certains papiers fine art induisent un coût que l’on peut considérer comme non négligeable (le prix en ligne d’un paquet de 50 feuilles A4 d’Ilford Galerie Gold Fibre Silk 310g est d’à peu près 60 euros soit un coût de 1,2 euros la feuille auquel il faut ajouter le coût de l’encre, et les encres pigmentaires ne sont pas spécialement bon marché)

En revient-on à la question du rapport qualité – prix – plaisir…?

Et oui, c’est la question que l’on peut se poser au terme de ce parcours initiatique…! Imprimer chez soi n’est pas trop/si difficile une fois que l’on maîtrise le flux graphique et les conversions, c’est intéressant de trouver ses recettes pour s’adapter aux papiers et/ou trouver des rendus personnalisés. Mais pour cela, il faut un matériel optimisé (et cela passe par un investissement initial qui ne sera rentabilisé qu’à condition de tirer régulièrement.) et accepter de passer un peu de temps à la « chambre claire » pour trouver le bon flux de travail.

Dans l’article sur les différentes possibilités pour tirer en noir et blanc, quelques prix avaient été déjà donnés, il n’est pas inutile de revenir à un petit chiffrage : il faut compter 450 euros pour une Epson Stylus R2000, soit 15 tirage 30 x 45 dans un laboratoire (à 30 euros le tirage) ; et l’on a pas compté le prix des feuilles, 150 euros pour un paquet de 50 A3 d’Ilford Galerie Gold Fibre Silk 310g, et de l’encre).

Un laboratoire a l’avantage d’une certaine fiabilité, du choix varié des supports (acheter différents types de papiers, faire des essais, c’est du temps… et de l’argent, là encore !). On peut tirer le « tout-venant » sur des supports peu coûteux, et tirer en plus grand sur des beaux papiers, les tirages qui le méritent.
Par contre, il suffira d’avoir une exposition à tirer pour avoir à se poser la question de l’investissement !

« Staggering sound » / Sylvain Lagarde

Imprimer chez soi, cela vaut-il le coup/coût ? Comme souvent c’est à chacun de trouver la bonne réponse en fonction des ses contraintes et de ses pratiques…

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