Sony PMW-200 test review vue générale

Prise en mains

La PMW-200 est facile à prendre en mains pourvu que l'on soit familier des caméscopes Sony antérieurs. Toutes les commandes sont regroupées sur le flanc gauche avec l'interrupteur de filtres ND, les boutons de balance des blancs, de Zebra et de navigation du menu sachant que l'écran ici n'est pas tactile.

Sony a amélioré la compacité du boitier par rapport à l'EX1R qui était un mastodonte sur le segment des caméscopes de poing. Il pèse tout de même 2,8 kilos tout équipé. La poignée rotative à 90° sur la sangle a disparu ce qui n'est pas forcément un regret, car elle alourdissait beaucoup le boitier et le déséquilibrait. De façon générale il faudra filmer de préférence sur un trépied ou bien en calant la caméra sur l'épaule pour soulager votre poignet.
Sony PMW-200 test review vue générale
Du côté de la prise de vues, le confort reste assez standard avec un viseur et un écran identiques à l'ancien EX1R. Le viseur couleur LCD de 0,54 pouce offre une définition d'environ 1 226 000 pixels commutable en noir et blanc. Quant à l'écran LCD orientable il est d'une définition de 1920 x 480 pixels. Pas d'innovations sur ce point. L'écran n'est toujours pas tactile. On accède ainsi aux menus de configuration de la caméra et aux vignettes de clips via un bouton flèche (pour afficher notamment les niveaux audio, les indicateurs de profondeur de champ ainsi que la capacité de mémoire et le temps de batterie restants). Il est même possible d'effectuer un prédérushage de ses clips avec la caméra puisqu'elle peut supprimer et scinder n'importe quel fichier en mode Lecture.

Le bouton STATUS affiche instantanément les paramètres du caméscope comme le format d'enregistrement, la connectique ou les niveaux des canaux audios.
Sony PMW-200 test review détail écran
Une simple pression sur le bouton STATUS permet de vérifier dans quel format la caméra enregistre.

La batterie fournie est une BP-U30 autorisant entre 1h40 et 2 heures d'utilisation selon l'intensité. Elle s'use même quand le caméscope est éteint, mais dispose d'une diode indiquant l'énergie restante. Hélas, la batterie ne peut se recharger quand le caméscope est déjà sur secteur puisque la fiche du câble est justement située dans le logement pour batterie, il faut donc choisir entre chargeur ou secteur d'autant qu'il n'y a d'ailleurs qu'un seul chargeur.

La coque du boitier est intégralement en plastique. Un peu de magnésium n'aurait pas été du luxe sur un caméscope vendu plus de 6500 euros. En outre le moulage est divisé en plusieurs parties et nous avons constaté un léger déboîtage entre deux plaques sur le modèle que nous testions qui avait sans doute déjà bien servi. La poignée dispose de deux griffes porte-accessoires, dont l'une montée en kit, pour fixer une torche, un récepteur de micro HF ou un micro externe.

Qualité d'image/audio

Le PMW-200 est le seul caméscope bénéficiant de capteurs 1/2 pouce à ce niveau de prix. Le rendu de l'image en basse lumière est excellent où très peu de bruit est perceptible d'autant que le diaph est ouvrable manuellement de F1,9 à F16 et le gain jusqu'à +18dB. Ajoutons à cela que le débit de 50 Mbps en 4:2:2 fournit un piqué remarquable à l'image et vous obtenez une qualité digne d'une caméra d'épaule ENG.

L'objectif du PMW-200 est un Fujinon stabilisé doté d'un zoom optique 14x avec un pare-soleil à volets. Sa focale grand-angle correspond à un 31,4 mm en équivalent 35 mm ce qui est offre un angle de champ relativement large. On dispose de trois bagues graduées respectivement dédiées à la mise au point, au zoom, et au diaphragme. La bague de focus bascule en 2 positions pour passer rapidement en mise au point automatique (AF) ou manuelle (Full MF). Bien vu ! Le zoom possède aussi un servo mécanique débrayable pour rendre la bague totalement libre. Elle glisse parfaitement en "roue libre" ce qui permet de faire un zooming très rapide. Enfin, l'optique renferme les indispensables filtres polarisants (Neutral Density) pour atténuer la surexposition. Comme toujours, le caméscope vous signale le niveau de filtre requis en fonction de la luminosité ambiante.

Voici une courte vidéo de rushes filmés avec le PMW-200 en extérieur en HD 4:2:2 :

 

En terme de son, le PMW-200 enregistre au format LPCM 24 bits, 48 KHz, en mode vidéo HD 4:2:2. Il est fourni sans micro externe, mais intègre un micro stéréo à l'avant de la poignée. La caméra dispose de deux entrées audio XLR dont le volume est réglable séparément via les traditionnelles molettes graduées à l'arrière (CH1, CH2) ou rester en automatique.On pourra ajouter un micro externe comme le Sony ECM-MS2 dans l'attache qui se verrouille avec une pince comme sur la Sony Z7.

En grand-angle (31,4 mm). Le même plan filmé en longue focale (zoom 14x).

Le PMW-200 conserve la mémoire cache dont bénéficiait déjà l'EX1R. Cette fonction permet d'enregistrer des images avant de filmer. Entendez par là qu'une mémoire tampon enregistre en continu puis se vide toutes les 15 secondes pour ne rien perdre d'un événement furtif. Lorsqu'elle est activée, la mémoire tampon transfère l'audio et la vidéo en streaming dans la mémoire interne du caméscope. En pressant le bouton REC, le contenu présent dans la mémoire interne est enregistré sur la carte mémoire avant le début du clip enregistré. La durée de la mémoire tampon peut être préréglée de 1 à 15 secondes. Lorsque la mémoire tampon est activée, un voyant s'allume sur l'écran intérieur du caméscope. Cette fonction est d'autant plus utile que le PMW-200 requiert 4 secondes pour l'allumage et qu'il est préférable de rester en veille sur certaines productions.

On retrouve aussi le mode Slow & Quick Motion pour le Ralenti/accéléré qui modifier la cadence de trames par seconde enregistrée par la caméra. En mode 1280x780 pixels on peut ainsi paramétrer jusqu'à 60 images par secondes ce qui permettra de filmer une image 2,5 fois plus lente. A l'inverse, si l'on spécifie 10 images/seconde, le rendu se fera en accéléré. Dans les deux cas, le son est coupé et il est impossible de visionner en vitesse normale. Mieux vaut donc bien réfléchir avant. Voici un exemple en vidéo du rendu de cette fonction ici filmé avec l'EX1R :

Cartes mémoires SxS

Sony a équipé le PMW-200 de deux emplacements pour cartes SxS. Aucune carte n'est livrée avec le caméscope. Les capacités actuelles des cartes sont de 8, 16, 32 et 64 Go. Sachant qu'une carte de 64 Go permet de filmer environ 2 heures en qualité 50 Mbps 4:2:2 vous pouvez bénéficier d'une autonomie maximale de 128 Go (2x64) soit 4 heures d'enregistrement. La caméra bascule automatiquement sur l'autre carte dès que la première est pleine sans perte d'image puisqu'une mémoire tampon assure le relais. Vous pouvez ainsi filmer en continu durant des heures en vidant régulièrement une carte sur un portable. L'autre solution pour allonger l'autonomie est d'abaisser la définition et le débit de l'image en mode SP en 1440x1080 pixels à 25 Mbps. Pour l'avoir déjà fait, l'écart de qualité n'est perceptible que sur grand écran. Enfin, gardez à l'esprit qu'une carte SxS est très coûteuse. Comptez 510 euros TTC pour une carte de 64 Go. L'alternative est d'investir dans l'adaptateur Sony MEAD-SD02 qui coûte environ 100 euros (photo de droite) et qui permet d'utiliser des cartes SD/SDHC/SDXC beaucoup moins chères.

Connectique et montage

On retrouve là aussi les prises typiquement broadcast de l'EX1R comme la sortie HD-SDI permettant de sortir un flux HD 10 Bits non compressé ou bien la sortie HDMI plus orientée grand public. Une prise USB permet de transférer les clips HD sur un ordinateur pour du montage. La plupart des logiciels de montage gèrent d'ailleurs très bien l'import. Les fichiers sont encodés au format Mpeg-2 Long GOP et encapsulés soit au format MXF soit au format MP4 selon votre préférence ce ce qui facilite le travail au montage. Par ailleurs, Sony propose en téléchargement gratuit le logiciel Clip Browser qui permet l'import, le dérushage et l'édition rapide des clips depuis un caméscope XDCAM EX.
Sony PMW-200 test review connectique
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