Si le DP3 Merrill dispose d'une nouvelle optique - un 50 mm f/2,8 équivalent à un 75 mm - il intègre le même capteur et la même électronique que le DP2 à savoir un capteur au format APS de 15,4 x3 Mpx Foveon  X3 (Cmos). La gestion du bruit électronique devrait donc être peu ou prou identique aux résultats obtenus avec les DP1 et DP2 Merrill.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le sigma DP3 Merrill est positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (X3F).

Les JPeg

À 100 ISO, les images réalisées avec le DP3 Merrill sont juste superbes ! Comme avec les DP1 et DP2 Merrill, les clichés sont réellement impressionnants avec un superbe rendu des textures et une finesse des détails rarement observée. Vous avez l'impression d'observer une image réalisée avec un Nikon D800 ou un moyen format. La dynamique est excellente et le relief est bien restitué. L'optique est également superbe : le piqué est bon, homogène. Un vrai plaisir. À 100 ISO, les images requièrent des superlatifs, mais qu'en est-il lorsque pousse le capteur dans ses retranchements ? 

À 200 ISO, l'image est encore très propre et il faut pousser à 400 ISO pour voir apparaître une granulation lors d'une visualisation à l'écran à 100% (mode pixel peeper !). Les détails sont encore bien présents et le lissage est au minimum. Les aplats noirs commencent toutefois à se colorer et vous noterez une dominante bleue-violette. Une dérive qui deviendra véritablement et malheureusement gênante à 800 ISO. En poussant à 1600 ISO, la granulation devient plus grossière, mais les plus fins détails sont encore visibles ce qui reste réellement impressionnant. À 3200 ISO, le DP3 Merrill atteint ses limites en JPeg. La dérive colorimétrique est sévère et les détails commencent à  fondre. 6400 ISO est simplement inexploitable en l'état actuel : le bruit génère des bandes disgracieuses, la dynamique s'effondre...bref difficile d'en faire quelque chose.

Notez que le DP3 Merrill dispose d'un mode monochrome qui permet de travailler directement sur des fichiers en nuances de gris comme nous l'avions déjà évoqué en début d'année. Une fonctionnalité qui permet au compact de travailler dans des sensibilités ISO plus élevées sans avoir à craindre de dérive colorée, mais qui ne sauve pas tout et notamment la dynamique.



Sigma DP3 Merrill : Réduction du bruit standard 100-800 ISO
Sigma DP3 Merrill : Réduction du bruit standard 1600-6400 ISO

Vous pouvez également télécharger les fichiers Raw (100-200-400-800-1600-3200 ISO)


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