Le nouveau 70-200 Nikon est bien plus petit et plus léger que son grand frère ouvert à f/2,8, pour le plus grand bonheur du photographe nomade. Plus court de "seulement" 27 mm, le nouveau cru est surtout plus léger de 690 grammes, affichant un simple 850 grammes au lieu du 1,54 Kg de l'ancien modèle.

Ceux qui ont souffert avec le 70-200mm f/2.8G ED VR II apprécieront la légèreté du nouveau modèle. Mais il n'y a pas de mystère: le gain de poids se fait pour beaucoup grâce à un recours accru aux plastiques plutôt qu'au métal. Cela signifie-t-il que le 70-200mm F4 est moins solide que l'ancien ? Dur à dire à priori, mais on peut supposer que non. En tout cas on se rassurera en se disant que l'optique est pourvue d'un joint d'étanchéité rendant le 70-200 apte à être utilisé par tous temps. 

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains

Mais attention, si le nouveau 70-200 mm est plus petit et léger que l'ancien, il n'en reste pas moins assez imposant. Et surtout très long. Il sera délicat de loger l'optique vissée sur un boîtier dans bon nombre de sacs photo. 

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains

Sur le fût de l'optique on trouvera les quatre boutons habituels des gros zooms Nikon. Deux destinés au contrôle de l'autofocus: le sélecteur AF / MF (et comme toujours en mode AF on pourra prendre la main en manuel à tout instant), et le limiteur de focus qui passe la distance minimale de mise au point de 1 à 3 m, permettant d'accélérer un peu le processus lorsque l'on vise un sujet que l'on sait distant. 

Le second ensemble d'interrupteurs contrôle la stabilisation. Un premier bouton permet de l'activer ou de la désactiver. Le second la passe de "normal" à "active". On utilisera le premier dans la plupart des cas, et le second pour aider à compenser des vibrations rapides, comme par exemple quand on photographie depuis un véhicule ne mouvement. 

Ce qui nous amène à l'AF... qui se montre rapidement d'une fiabilité remarquable. Rapide, précis, silencieux, difficile de le prendre en défaut, à moins d'y mettre du sien.La photo ci-dessous est l'un de ces clichés purement opportunistes qu'il faut réussir en une fraction de seconde. Sans un AF rapide et précis, c'est fichu... et l'AF du 70-200 f/4 est remarquable. 

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains

La stabilisation enfin, est l'un des points volontiers mis en avant par Nikon. De troisième génération il est censé pouvoir compenser jusqu'à 5 stops, ce qui est énorme. Difficile de mesurer la chose in situ, mais après quelques dizaines de clichés on peut toutefois dire (de manière purement empirique) que le mécanisme fonctionne très bien.

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains collier

Nous avons pu réaliser des clichés à peu près nets en poussant le temps d'expo à 1 seconde. LE tout sans trépied, mais bien calé. Mais quoi qu'il en soit, arriver à aussi bien compenser les mouvements sur une expo aussi longue est plus qu'appréciable. Surtout sur un D800 qui a plutôt tendance à nécessiter des temps de pose très courts ! Dans la pratique on arrive facilement à des clichés corrects à main levée et avec des vitesses de l'ordre des 1/15s. 


(200 mm - ISO 100 - f/11 - 1s)

Un zoom à 100% sur la tour Cocon. Un léger flou trahit l'absence de trépied... mais le résultat n'est tout de même pas trop moche pour un temps d'exposition de 1s sans trépied :


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