Canon EF 200-400 mm f/4 IS USM 1,4x : les meilleures offres

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test.

Canon EOS 5D Mark III
Ici, nous avons opté pour le Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur 24 x 36 mm de 22 millions de pixels. Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Test Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 200-400 mm monté sur le Mark III, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. En activant le convertisseur 1,4x, on obtient un équivalent 560 mm f/5,6 (son utilisation fait perdre un diaphragme). Monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C et avec le coefficient de conversion de 1,5x, on obtient un équivalent 300-600 mm (840 mm avec le convertisseur). Cet objectif est idéal pour les photos d'action et animalières. Les très longues focales permettent de garder une grande distance avec les scènes ou les sujets que l'on souhaite photographier.





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Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Aucune distorsion visible sur ce zoom, aussi bien au 200 qu'au 560 mm !





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Vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Comme toujours ou presque, avec le Canon, le vignetage est visible aux plus grandes ouvertures. Il reste modéré et pourra se corriger très facilement en post-production.





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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Bien entendu, un objectif de ce type n'est pas forcement conçu pour du portrait, mais ses focales extrêmes, couplées à une distance de mise au point assez proche (2 mètres au minimum) et à une ouverture de f/4 permettent d'obtenir de très beaux flous d'arrière-plan et des zones de mise au point très courtes. Nous avons commencé par jouer avec un sujet à 10 mètres et à la plus grande ouverture avec la focale. Dès le 300 mm, nous arrivons à détacher entièrement le sujet de son arrière-plan, qui est noyé dans un très beau et très doux flou.

Dans un deuxième temps, nous avons joué sur l'ouverture à 400 mm avec un sujet à 2 mètres. La zone de netteté est très courte à f/4 et la mise au point doit être très précise.





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Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe), et les compensent afin de les corriger.
Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Dans notre cas, nous avons testé la stabilisation à main levée au 560 mm sur un sujet fixe situé à environ 2 mètres de distance. Nous avons réussi à descendre au 1/15 de seconde et obtenir une image satisfaisante en netteté. Cela nous donne un gain d'environ 5 IL, 4 IL pour être quasi sûr d'être net.

stab

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