1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur de 22 millions de pixels.

Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Le test du Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 85 mm monté sur le Canon EOS 5D Mark III, qui est équipé d’un capteur plein format. Il est vrai qu'un 85 mm est particulièrement bien adapté au portrait. Il permet de conserver une distance raisonnable avec le sujet et d'écraser un peu les perspectives. Cependant, en reportage un 85 mm peut être très utile pour aller chercher des détails d'architecture et faire de gros plans. En utilisant cet objectif sur un appareil équipé d'un capteur au format APS-C (EOS 7D par exemple), on obtient un équivalent 136 mm (avec un coefficient de conversion de 1,6x) encore meilleur pour le portrait.





Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions du 85 mm Zeiss sont invisibles.



Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le vignetage est bien visible aux grandes ouvertures : f/1,4 et f/2. Il est même assez "entrant" dans l'image. Il s'atténue à mesure que l'on ferme et devient presque imperceptible à partir de f/2,8.





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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses. Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et taille du diaphragme.

Un 85 mm monté sur un reflex plein format avec une ouverture de f/1,4 permet d'obtenir des effets de profondeur de champ saisissants. La zone de netteté peut être très étroite. Le rendu est moins "flatteur" qu'avec un 35 mm par exemple, car les perspectives sont nettement plus écrasées. Le bokeh du Zeiss est très agréable à l’œil. Dans certaines conditions, il est même tournant. Les transitions du flou au net et du net au flou sont franches, mais délicates.





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Test Carl Zeiss Planar T 85 mm f/1,4 ZE  de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.
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