1. Facteur de transmission
  2. Vignetage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué (Visuel et Acutance)
Canon EOS 5D Mark III
   

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Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.  Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark II et un EOS 5D Mark III.
 
Nos analyses sont basées sur des images réalisées en Raw et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Carl Zeiss Distagon 35 mm f/1,4 ZE

Le 35 mm f/1,4 Zeiss est assez bon. En moyenne on observe un écart de -0,3 IL entre l'ouverture annoncée et l'ouverture réelle. Les écarts les plus importants s'observent à f/1,4 et f/16 avec - 0,3 IL.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou  la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage

Le vignetage est trèsvisible à la plus grande ouverture. Il peut y avoir un décalage de plus de plus 1,6 IL entre le centre de l'image et les bords. En fermant un peu, à f/2,8, le phénomène diminue avec un écart maximum de - 0,3IL entre le centre et les bords. Au-delà, le phénomène s'estompe et devient négligeable.

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).





echelle ABEC

Les aberrations chromatiques sont totalement absentes sur ce 35 mm.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Carl Zeiss Distagon 35 mm f/1,4 ZE


L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Les distorsions sont invisibles !

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels) et la taille de son capteur (24 x 36 pour le 5D Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'EOS 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,08 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !
Bon point, le 50 mm Zeiss ne ferme pas au-delà de f/16 : la diffraction ne devrait donc pas faire son apparition.

Aux plus grandes ouvertures, ce 35 mm est décevant. En effet, à f/1,4 et f/2, le pique est présent uniquement au centre et baisse de manière significative en se rapprochant des bords. Par contre dès f/2,8, les choses s'améliorent grandement : le piqué est bien présent et homogène sur l'ensemble de l'image. L'optique procure le meilleur piqué à f/8. Dès f/11, le piqué, qui reste homogène, commence à baisser, mais reste correct.




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L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l’œil ou FTM de l’œil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder.

DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.






échelle accutance

Comparons les résultats obtenus avec le 35 mm Zeiss à f/11 (en haut) avec ceux obtenus sur le Canon EF 35 mm f/2 (au milieu) et le Sigma 35 mm f/1,4 DG (en bas).

Zeiss f/11
Canon f/11
Sigma f/11
Et enfin, comparons les résultats à f/1,4 entre le Sigma (en haut) et le Zeiss (en bas).

Sigma f/1,4
Zeiss f/1,4
> Test complet du Carl Zeiss Distagon T 35 mm f/1,4 ZE sur DxO Mark
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