Parmi toutes les pratiques de la photographie, il en est une qui ne nécessite ni studio ni mise en scène et reste à portée de tous : la photo de rue. On peut l’envisager au cours de ses voyages autour du monde, mais il suffit de franchir le pas de sa porte pour s’y aventurer. Elle a d’ailleurs offert leurs heures de gloire à beaucoup de photographes, même parmi les pionniers. Aujourd’hui, en partie à cause de l’épineuse question du droit à l’image, elle s’appréhende totalement différemment du siècle dernier.

Une thématique fondatrice

Dès la fin du XIXe siècle, Eugène Atget (1857-1927) — parmi tant d’autres que la postérité a oubliés — consacre son temps à photographier Paris, ses rues, ses artisans, ses monuments. Il appelait ça "documenter la ville", à une époque où la photo était le premier médium capable de reproduire fidèlement la réalité. D’autres suivront, avec le célèbre courant humaniste entre 1930 et 1960 qui a révélé Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Édouard Boubat ou encore Willy Ronis, pour n’en citer que quatre.

Photo Eugène Atget
Eugène Atget, Clochard, Boulevard de Port-Royal, 1899.

Qu’est-ce qui a poussé tant de photographes, fameux ou illustres inconnus, à capturer inlassablement les rues et ceux qui l’animent, si ce n’est la fascination qu’exerce sur nous autrui ? Et n’est-ce pas ce qui en fait également toute la difficulté : l’autre, l’étranger ? Savoir l’appréhender, le saisir à son insu ou le rencontrer... L’essayiste Susan Sontag, auteure du passionnant ouvrage Sur la photographie, résume très bien l’enjeu qu’il y a à vouloir faire une image d’autrui : "Photographier quelqu’un c’est lui faire violence, le voir comme il ne se voit jamais lui-même, le connaître comme il ne se connaîtra jamais : c’est faire de lui un objet que l’on peut symboliquement posséder." La méfiance est d’autant plus grande dans la photo de rue où intervient la notion d’inconnu.

Aujourd’hui, le rapport au photographe est très différent du siècle dernier. Derrière tout quidam équipé d’un appareil photo ou d'un simple smartphone se cache un photographe potentiel. En outre, le rapport à l’image a totalement changé : on ne sait plus qui craint le plus l’autre, du photographe ou du photographié. Les notions de droit à l’image restent floues, mais bien présentes à l’esprit de celui qui déclenche. En réalité, l’éthique du preneur de vue et celle du droit à l’image sont intrinsèquement liées.

Quelques notions de droit à l’image

La première règle de mise pour photographier une scène de rue consiste à ne pas déclencher lorsque l’on ne souhaiterait pas être à la place du sujet. C’est un bon indicateur du respect que l’on se doit de marquer à l’autre.

En France

La législation sur le droit à l’image diffère sensiblement selon les pays. La loi française insiste quant à elle sur la notion de dignité. Toute image qui nuit à la dignité humaine est par définition condamnable. L’essentiel des réglementations s’articule autour de deux lois qui s’affrontent en permanence.

La première est l’article 9 du Code Civil (promulgué en 1803) sur le droit au respect de sa vie privée. Cette loi a été adoptée dans une version similaire par les états européens signataires de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En contrepoint, on trouve la seconde, le droit à l’information (Loi du 1er juillet 1881), qui est à la base des lois sur la liberté de la presse.

Atget
Eugène Atget, Coiffeur, Boulevard de Strasbourg, 1912.

Mais quatre autres grands principes régissent le droit à l’image.
  • Avant tout, le droit à l’image n'intervient qu'en cas de publication d’une photo. Nous parlons ici de photographie, mais la loi est identique pour la vidéo. Tant que vous ne rendez pas publique une image, personne ne peut vous intenter de procès. Mais attention, le simple fait de poster un cliché sur les réseaux sociaux suffit pour parler de publication.
  • Le cas des personnalités publiques est un peu à part. Nous y reviendrons dans un article entièrement consacré aux droits d’image. Si l’article 9 du Code civil stipule que "chacun a droit au respect de sa vie privée", les seules photos autorisées d’une personne célèbre doivent se faire dans le cadre de l’exercice de sa vie publique.
  • En cas de publication, la première question à se poser est de savoir si la personne photographiée est d’une part identifiable, et d’autre part le sujet principal de l’image. Il n’y a aucun risque encouru lorsqu’on ne peut pas reconnaître un visage, parce que la personne est au loin, de dos, floue ou en contre-jour total. De même si la photo inclut un groupe de personnes, et qu’aucun visage ne se distingue des autres dans un phénomène de foule. Si le personnage est identifiable, reste à se demander s’il constitue un détail de la composition ou s’il en est l’élément principal. Et c’est là qu’interviennent les premiers jugements, subjectifs, qui nourrissent les cas de jurisprudence des tribunaux. Dans bien des situations, tout dépend de la lecture que l’on a de la photo.
  • Enfin, le dernier point concerne la nature de la photographie : est-elle à but artistique, journalistique ou commercial ? Aucune exploitation commerciale n’est possible sans un consentement contractuel de la personne figurant sur une photo. Par contre, ce qui relève d’une pratique artistique ou journalistique peut être autorisé sous certaines conditions, en vertu de la liberté d’expression ou de la liberté de la presse.

Prenons un exemple courant : les photos lors des manifestations. En raison du droit à l’information, l’image d’une personne photographiée dans le cadre d’un défilé public peut être publiée sans son consentement. Ce qui explique comment les journaux et magazines peuvent faire leurs unes avec des portraits de manifestants.

> Télécharger un exemple de formulaire d'autorisation de droit à l’image (en PDF)

Aux USA

Aux États-Unis, la loi est différente. On parle de "right to privacy" (droit au respect de la vie privée) davantage que de droit à l’image. Il est par exemple stipulé qu’il est interdit de photographier quelqu’un dans sa propriété privée. Comme souvent dans ce pays, la notion de droit est rattachée à celle de l’espace privé. À côté de cela, il est considéré comme illégal de publier une image qui révèlerait un aspect privé de la vie d’une personne ou serait diffamatoire. À ce titre, les légendes qui accompagnent les photos sont facilement attaquables si elles donnent une information erronée sur la vérité du sujet.

Dans tous les cas, la façon la plus sûre pour un photographe de pouvoir publier en toute légalité des photos faisant figurer un personnage, hors d’un contexte journalistique, consiste à faire signer une décharge lors de la prise de vue. C’est une simple déclaration écrite de la personne photographiée, qui stipule son nom et ses coordonnées, ainsi que l’usage qu’elle autorise à faire de son image. Cette démarche n’est certes pas toujours évidente lorsque l’on réalise des portraits à la sauvette. Pour autant, la simple attitude que vous adopterez en prenant vos clichés peut simplifier bien des démarches.


La pratique du photographe Mark Cohen.

Les précurseurs

Il y a deux approches fondamentalement distinctes dans la manière de photographier la rue. La première consiste à se faire le plus discret possible pour ne pas se faire repérer par son sujet et surtout n’intervenir en rien dans la scène que l’on souhaite immortaliser. La seconde au contraire s’attèle à interpeller l’autre, provoquer un échange de regards pour peut-être engager la discussion.

À titre d'exemple, on pourrait citer deux photographes humanistes qui ont abordé la question du rapport au sujet de façon radicalement différente, tout du moins en apparence : Robert Doisneau et Henri Cartier-Bresson. Le premier était capable de demander à des passants de "rejouer" une scène à laquelle il avait assisté pour obtenir le cliché recherché. L’anecdote la plus connue reste celle de la célèbre photo Le Baiser de l’Hôtel de Ville réalisée pour le magazine Life en 1950. Pour contourner le problème du droit à l’image, qui montait en puissance à l'époque, il a "engagé" un comédien et sa petite amie et leur a demandé de poser. On retiendra cette histoire au point d’oublier que bien souvent Doisneau, devenu photojournaliste pour l’agence Rapho, se contentait de capturer ce qui passait près de son objectif.


Henri-Cartier Bresson au travail.

Son grand ami Henri Cartier-Bresson incarne quant à lui le mythique "instant décisif" qu'il cherchait à capturer et expliquait ainsi : "Photographier, c’est dans un même instant et une fraction de seconde reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse des formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait. Il y a ceux qui font des photographies arrangées au préalable et ceux qui vont à la découverte de l’image et la saisissent."

Au milieu du XXe siècle, les photographes humanistes ont donné son heure de gloire à la photo de rue. Pour comprendre comment ils opéraient et ce qui a changé de nos jours, il est important de préciser quelques détails. Devenus photojournalistes de leur état avec l’avènement des grandes agences photo telles que Rapho, Capa ou Magnum, ils légitimaient leur pratique par une nécessité de documenter une Europe d’après-guerre meurtrie et qui se voulait plus que jamais optimiste. La photographe Sabine Weiss témoigne ainsi : "Les photographes humanistes, « correspondants de paix » selon la belle définition que Jacques Prévert a donnée d’Édouard Boubat, font tous preuve d’empathie pour leurs semblables. Ils refusent le voyeurisme ou le sensationnel et sont respectueux de leur sujet. Ils ont construit des archétypes humains qui témoignent de leur vision optimiste de l’homme."

Leur travail était donc d’une part protégé par le principe de liberté de la presse, et d’autre part bien accueilli par une société en recherche de cette image positive qu’ils proposaient. Henri Cartier-Bresson dont la longévité lui a permis de voir les mutations procédurières de notre société des années 2000, s’est battu jusqu’au dernier moment contre les excès du droit à l’image. Willy Ronis, quant à lui, rapportait que très souvent, les gens qu’il avait photographiés dans la rue venaient lui témoigner leur sympathie bien des années après lorsqu’ils se reconnaissaient sur les clichés devenus célèbres. Il est clair que le vent d’ultralibéralisme qui agite nos sociétés modernes verrait là plutôt une opportunité de réclamer quelque contrepartie financière...

C’est peut-être le rapport différent qu’entretiennent les États-Unis à l’image qui explique une photographie de rue sensiblement distincte de celle faite en France. Mais là encore, les portraits les plus forts réalisés dans la rue répondaient finalement à une demande de visibilité de certaines classes sociales.

Walker Evans, célèbre photographe qui documenta la pauvreté engendrée par la crise des années 1930, est justement connu pour ses portraits très frontaux. Les personnes se savent photographiées et ne fuient pas l’appareil. À l’inverse, il réalisa entre 1938 et 1941 toute une galerie de portraits des passagers du métro new-yorkais, cette fois à leur insu, grâce à un déclencheur souple caché dans sa manche. Il cherchait alors à capturer les inconnus pris dans leurs pensées, d’où sa discrétion. Il témoigne de "l’écrasante absence de joie" de ces voyageurs souterrains.


Les portraits de Walker Evans.

Bruce Davidson eut le même projet dans les années 1980, mais en couleurs et parfois avec l’usage d’un flash. Il explique qu’il se savait dans une posture risquée. Le métro new-yorkais de cette époque n’était pas un lieu sûr, "surtout si vous vous baladiez avec un appareil photo cher autour du cou", se rappelle-t-il. Mais il n’hésitait pas à parler aux gens qu’il prenait en photo, notamment lorsqu’il se sentait intrusif.


Bruce Davidson à propos de sa série Subways.

Quelle posture adopter ?

Et c’est là peut-être un enjeu essentiel : savoir s’impliquer et communiquer.

Une fois de plus, notons que ces photographes se sont attelés à prendre en photo les classes populaires. Souvent en manque de représentation de leur réalité, ces gens, conscients du regard du photographe, sentaient probablement dans sa démarche une posture qui les mettait en confiance et, au-delà de ça, leur donnait envie de dire quelque chose à l’image, d’interpeller ceux qui regarderaient ces portraits venus de la rue.

Toutefois, même si de nos jours le rapport au photographe a clairement évolué, il existe des petits gestes simples qui peuvent vous prémunir d’un refus agressif d’un passant. Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, par-delà de la barrière des langues, il est toujours mieux d’assumer votre regard face à la personne que vous avez photographiée. Photographier la rue, c’est avant tout ancrer sa pratique dans un contexte qu’il faut savoir définir. Il est important d’identifier ses motivations pour être capable d’expliciter sa démarche à quelqu’un dont on veut capturer l’image.

Bien sûr, il est toujours possible de photographier la rue de façon très spontanée. Et si une scène insolite se déroule sous vos yeux, il serait dommage de résister à la tentation du déclenchement. Mais il serait aussi faux de penser qu’on peut voler des images sans devoir donner quelque chose en contrepartie, à un moment ou à un autre.

Cédric Riveau
Cédric Riveau, photographe de rue à Tokyo. © Cédric Riveau

Robert Doisneau disait : "L’appareil photo, c’est comme le casque pour le pompier, ça protège". Il est amusant d’apprendre par ses filles Annette et Francine comment avait débuté sa carrière : "Il disait qu’il avait commencé par photographier un tas de pavés, parce qu’il n’aurait jamais osé affronter le regard de quelqu’un. Ensuite, il a photographié des enfants parce que c’était moins intimidant que des adultes."

Se retrancher derrière son objectif et éviter le regard de celui a surpris votre geste, c’est avant tout passer à côté de la formidable possibilité d’un échange. Sourire à la personne qui se sait dans le viseur est déjà un premier pas. Une des plus grandes motivations de la photo de rue, c’est de poser le regard sur l’autre. Communiquer avec cet autre, c’est savoir transcender un besoin scopophile pour basculer dans l’échange.

Rencontre avec Cédric Riveau, photographe de rue à Tokyo

Chaque photographe trouve sa méthode pour pratiquer la rue. Cédric Riveau, quant à lui, a eu l'idée d’un projet un peu fou : "366". Réaliser dans la rue le portrait d’un ou une inconnu(e), chaque jour de l’année, pendant 366 jours.

Cédric a découvert la photo de rue avec les photographies "à la sauvette" d'Henri Cartier-Bresson, dans les rues de New York. Vers 20 ans, il commence à imiter le maître. Photographe indépendant français installé au Japon depuis 2001, il nous parle de sa passion.

Cédric Riveau
Hiroto, 43 ans, vendeur ambulant. © Cédric Riveau
"En continuant la discussion avec Hiroto, je me suis rendu compte que je parlais avec un rescapé du tsunami du 11 mars..."

Cédric Riveau – « Le monde des villes, le monde qui nous entoure est fascinant. Pouvoir le photographier et en saisir des rencontres m'a toujours intéressé. Souvent, il m'arrive de souhaiter porter un appareil photo dans les yeux pour prendre ces instantanés qui passent devant moi. »

Sa démarche pour "366" a été différente :

Cédric Riveau – « Il s'agissait pour moi de rencontrer mon quotidien, chose qu'on ne fait jamais, tous prisonniers de notre emploi du temps. Il s'agissait de "voler" cinq minutes à des inconnus pour découvrir les gens qui nous entourent que ce soit un grand-père sur le même trottoir, une voisine dans un restaurant...

Photo Cédric Riveau
Les portraits à la sauvette. © Cédric Riveau

Au début de mai 2011, peu de temps après le séisme de Tohoku, l’idée m’est venue en prenant en photo le chef d’un restaurant que je ne connaissais pas, mais dont j’aime bien l’endroit et les plats. Une fois la photo prise, j’ai discuté avec lui et il m’a raconté son histoire, comment il en était arrivé jusque là, comment il avait ouvert son restaurant, etc. L’idée de faire cela au quotidien est venue très rapidement après.

Il m’a fallu environ quatre mois pour trouver ma manière de procéder : cadrage, choix des modèles, questions à poser. Pour le cadrage, le plan américain m’a semblé rapidement le mieux adapté pour mettre le modèle dans l’environnement où je l’avais trouvé et pour ne pas trop m’éloigner de lui. Pour les modèles, j’ai volontairement choisi de ne prendre en photo que des Japonais. Pour la discussion, j’ai défini un minimum de quatre questions que j’essaie toujours de poser : le nom, le prénom et l’âge, la profession, l’origine et la raison pour laquelle la personne se trouve à cet endroit-là. »

Cédric rédige ces récits qui peuvent être parfois assez fournis. Nous n’avons extrait ici qu’une phrase pour chaque portrait.

Photo Cédric Riveau
Tanaka San, 57 ans, entraîneur de boxe. © Cédric Riveau
"Tanaka san a eu une carrière très courte. Il a commencé à 16 ans et s'est arrêté à 20 en raison d'un accident de voiture..."

Ainsi équipé de son hybride Fujifilm X-Pro1 et d’un 35 mm f/1,4, Cédric aborde des milliers de personnes en un an et demi, toujours de la même manière.

Cédric Riveau – « Je dis que je suis photographe et que je prends des gens en photographie dans la rue. Les réactions sont multiples. Quand je discerne un doute, une demande de confirmation non formulée, je montre l'ensemble des portraits sur mon iPad et je leur donne ma carte de visite, attribut indispensable ici. J'estime à 30 % le taux de refus. Au 31 décembre, je cumulais un total de 1 516 portraits et plus de 400 histoires rédigées au total. »

Là-bas, la question du droit à l’image est semblable à la loi française. Cédric Riveau a donc toujours avec lui des formulaires en japonais et fait signer une décharge à toutes les personnes qu’il photographie. Il envoie par courriel le portrait uniquement lorsqu’on lui demande. Mais le plus souvent, le véritable échange se fait dans la discussion.

Cédric Riveau – « Mon record fut d'une durée d'une heure avec visite de maison ou d'atelier des gens croisés... »

Photo Cédric Riveau
Le métro de Tokyo. © Cédric Riveau

Au moment du choix de ses photos, Cédric soulève une question intéressante : où commence et où finit la photographie de rue ?

Cédric Riveau – « Pour moi, "street photography" désigne plus les lieux publics que la rue en elle-même et de manière absolue. Mon projet est un projet de rencontres, vous l'aurez compris. J'ai rencontré la plupart des personnes dans la rue et certaines - les rencontres les plus fortes - m'ont emmené dans "leur" endroit. Ainsi, Tanaka san m'a fait visiter le club de boxe et Kawakami san l'université où elle se rendait. Je mets les gens en situation, dans leur milieu. C'est l'histoire de la rencontre qui donne vie à la photo. L'endroit est donc très important pour moi. »

Photo Cédric Riveau
Kawakami San, 45 ans, professeur d'arabe. © Cédric Riveau
"Kawakami san m'a raconté son histoire qui n'a rien de commun et pourrait faire l'objet d'un livre..."

Ainsi son projet inclut des portraits pris dans des lieux privés. Par ailleurs, Cédric continue parfois la photographie "à la sauvette" et surtout dans le métro de Tokyo avec son smartphone, appareil photo des temps modernes. Pour les photographes qui ont exploré ce sujet, le métro reste une extension de la rue. Il est vrai que ce concentré d’individus anonymes est paradoxalement très révélateur d’identités fortes.

Depuis son projet "366", Cédric a finalement trop goûté au plaisir de ces rencontres fortuites pour revenir totalement vers une pratique plus distante de la photo de rue.

Cédric Riveau – « J'ai pris l'habitude d'aborder les gens pour discuter avec eux, pour les rencontrer. Certains sont devenus des amis. »

> Le site de Cédric Riveau 
> Son projet 366 qui cherche toujours un éditeur

Voir aussi :
> Droit à l'image et photo de rue (partie 1)
> Droit à l'image et photo de rue (partie 2)
> Courrier lecteur – Peut-on photographier des enfants à une fête foraine ?

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