Lancé au début de l'année 2011, le compact expert Fujifilm X100 avait fait son petit effet dans le monde de la photographie numérique avec un boîtier résolument «rétro» (forte inspiration du Fujifilm Fujica V2), un grand capteur APS-C et une optique fixe équivalente à un 35 mm f/2 en 24x36. 



Deux années plus tard, Fujifilm propose une évolution de son boîtier avec le X100S. Premier constat, les deux boîtiers sont pratiquement identiques et à part le logo S (pour Second version) et quelques changements cosmétiques, le X100S est le frère jumeau du premier modèle. On ne change pas une équipe qui gagne donc. Toutefois, nous regrettons que Fujifilm n'ait pas modifié certains aspects. Ainsi, nous aurions apprécié un revêtement un peu moins glissant et une poignée un peu plus creusée pour faciliter la préhension. Sur le dessus de l'appareil, point de changement concernant la disposition des différentes commandes et vous retrouverez un barillet pour la vitesse d'obturation, un déclencheur (dans lequel il est possible de visser un câble souple pour le déclenchement à distance), une touche Fn personnalisable (ISO, Raw, filtre ND, plage dynamique, filtres artistiques, mode vidéo...) et une molette pour la correction d'exposition. Cette dernière est un peu plus ferme que sur le précédent modèle, mais il arrive encore fréquemment que celle-ci tourne de manière inopinée lors de l'extraction d'un sac photo. Dans les autres «petites choses» qui énervent, on retrouve le bouchon certes soyeux, mais qui ne dispose toujours d'aucun dispositif pour en éviter la perte...Nous pointerons également l'absence de pare-soleil qu'il faudra acquérir en option à moins de 70 euros tout de même.

Fujifilm X100S test review vue de dessus

Dans les petits changements, la position A (automatique) du barillet des vitesses est également un peu plus décalée que sur le X100. Cela permet de trouver plus facilement le mode automatique lorsque l’œil est rivé dans le viseur. Notez que le levier en face avant est également redessiné pour, là aussi, une meilleure manipulation.

L'interface arrière évolue légèrement, mais étonnamment ne reprend pas les codes établis par le X-E1 ou le X-Pro1 et la répartition des touches est différente des deux modèles à objectifs interchangeables. Le principal changement réside dans la permutation de la commande AF / Drive du joypad à la touche sur le côté de l'écran. Personnellement, je conserve une préférence pour l'ancien emplacement. Toujours concernant le joypad, le bouton central de validation est légèrement plus saillant et donc plus facile à trouver. Un vrai plaisir quand on vient du X100...La roue codeuse est toujours, à mon goût, trop petite et un peu trop fluide.

Fujifilm X100S test review dos

Ce qu'il manque encore ? La possibilité de personnaliser le levier cliquable à l'arrière du boîtier, la seule touche Fn ne suffisant généralement pas à accéder rapidement à certaines fonctionnalités comme la vidéo, les filtres ND ou la sensibilité ISO. Par ailleurs, Fujifilm a changé l'ordre des modes AF sur le côté de l'appareil en plaçant aux deux extrémités du commutateur à 3 positions le mode manuel et simple.

Interface graphique héritée du X-Pro1

L'un des principaux changements du X100S est sans doute l'apparition de la commande «Q» qui permet d'accéder à un menu rapide pour régler les principales options de prise de vue (Quick Menu) comme les réglages personnalisés (3 enregistrements possibles), la sensibilité ISO, la dynamique, la balance des blancs, la taille des images, la simulation de film...Vous vous déplacez dans le menu à l'aide du joypad et vous pouvez changer les options à l'aide de la roue codeuse ou du levier cliquable.

Fujifilm uniformise donc l'interface de ses appareils dans la gamme Premium en reprenant une ergonomie déjà présente sur le X-Pro1 et le X-E1. Dans le même esprit de simplification, toutes les options des menus sont regroupées en onglets ce qui permet de balayer toutes possibilités offertes en 8 parties.

Fujifilm X100S test review

Niveau sonore

Le X100S est un appareil remarquablement discret. L'autofocus est peu bruyant et le déclenchement n'est qu'un simple cliquetis. Vous pouvez émettre différents sons (dont un bruit de miroir !!) lors du déclenchement, un comble pour un appareil naturellement silencieux. Ci-dessous, vous pouvez écouter le X100S en mode standard (par défaut) et en mode silencieux. En mise au point manuelle, seul le clic final est audible. Un atout indéniable pour la photographie de spectacle ou la discrétion est de mise.

Connectique

Peu d'évolution du côtés des connexions. Le X100S est équipé d'une sortie mini-HDMI et d'une prise USB malheureusement propriétaire. Le tout est dissimulé sous une trappe en plastique qui ne protège pas les prises de l'humidité. Une remarque que nous renouvellerons pour la trappe de batterie. Il est dommage que le compact expert de Fujifilm ne soit pas protéger contre les petites intempéries comme l'Olympus OMD EM-5 par exemple. Nous regrettons l'absence de prises mini-jack pour brancher facilement un micro et un casque pour faciliter la captation sonore et le contrôle de la qualité. Nous pourrions également demander à Fujifilm d'intégrer des connexions sans fil comme du Wi-Fi ou une puce GPS. Notez toutefois que le X100S est compatible avec les cartes Wi-Fi Eye-Fi.

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