Précision

Le Fujifilm X100S est équipé, comme le X100, de l'optique fixe 23 mm f/2 équivalente à un 35 mm en 24x36. Fujifilm n'a rien changé à l'optique (qui n'est toujours pas stabilisée), mais a optimisé le traitement de certains défauts (diffraction notamment) de manière logicielle avec le «Lens Modulation Optimizer».

La diffraction est mesurée pour toutes les ouvertures et est corrigée à la volée lors de la création du JPeg. Malheureusement, le logiciel de développement des fichiers bruts, ne dispose pas de ces informations pour améliorer la qualité des images.



N'oublions pas non plus que le capteur n'est plus recouvert par un filtre passe-bas. Nous avons donc tous les ingrédients pour une précision optimale du couple optique / capteur.

Nous avons effectué quelques mesures de MTF à l'aide du logiciel DxO Analyzer. Au centre, l'optique ne limite pas la résolution optique du capteur. Les JPeg produits sont très légèrement accentués et cela participe à l'excellente impression que laisse le X100S à l'examen des images.

Fujifilm X100S MTF à f/4

Dès f/2, le X100S est déjà plaisant. Certes l'image un peu douce et la périphérie un peu floue (la profondeur de champ est également très faible), mais l'image fourmille de détail au centre. Il faudra juste accentuer avec un logiciel. Dès f/2,8, l'image est plus plus piquée et elle gagne en homogénéité. Il faut toutefois pousser à f/4 pour avoir le maximum de qualité. Ci-dessous, vous trouverez un détail de notre scène test en bordure d'image aux différentes ouvertures. Notez que le phénomène de diffraction est à peine perceptible à f/16. La correction logicielle est vraiment efficace.

Fujifilm X100S test review homogeneite optique
Évolution du piqué en fonction de l'ouverture en bordure d'image.

Les JPeg sont d'une qualité impressionnante. Nous pensions pouvoir aller encore plus loin en travaillant avec les fichiers bruts (RAF). Pour cela, nous avons utilisé le logiciel livré avec le X100S. Peine perdue. Le fichier brut exporté par défaut est nettement moins bon que son homologue traité par le boîtier : piqué, moirage, contraste...tout est moins bon.

Fujifilm X100S test review comparaison raw / jpeg
Le JPeg sorti de boîtier à droite et le Raf ouvert avec Silkypix à droite...

Le X100S est sans doute le premier appareil dont les fichiers bruts n'apportent pas un bénéfice immédiat par rapport au Raw (sauf pour la dynamique) avec le logiciel livré en standard. Impressionnant.

Pas d'inquiétude toutefois, le fichier Raw passé dans les moulinettes de Lightroom ou Capture One Pro est parfaitement exploitable et ces deux logiciels permettent de tirer partie du potentiel des fichiers bruts comme le montre les images ci-dessous. L'image est encore plus précise et il est possible de jouer avec les 14 bits de dynamique. Notez que le profil de correction des optiques de Lightroom fonctionne déjà, le X100S disposant de la même optique que le X100.

Fujifilm X100S comparaison JPeg / Lightroom
JPeg X100S à gauche et JPeg après traitement dans Lightroom à droite.

Distorsion

DxO Analyser met une évidence une déformation géométrique un peu particulière dite en moustache. Une déformation que l'on retrouve habituellement sur les optiques 24 mm. La déformation reste toutefois peu sensible sur notre pire et finalement peu visible sur les photos de la vraie vie.

Fujifilm X100S test review distorsion

Vignetage

Le vignetage est peu visible sur le X100S et bien traité en ce qui concerne les fichiers JPeg. Ce n'est donc pas un souci dans la majorité des cas. Au maximum, celui-ci de -0,3 IL.

Balances des blancs

En mode balance des blancs automatique (rendu des couleurs standard), le X100S de Fujfilm propose un rendu colorimétrique assez fidèle quoiqu’un peu froid sous notre éclairage calibré à 5400 K. Avec un Delta E, pour la balance des blancs, d'environ 3,2 ce qui est assez bon.


Avec un éclairage halogène beaucoup plus chaud, (3000 K), le X100S délivre des images assez neutres en mode balance des blancs automatique. Vous noterez une très légère dominante chaude qui permet de conserver une bonne ambiance colorimétrique de ce type d'éclairage.



Le passage en mode préréglé lumière tungstène rétablit une certaine neutralité avec une légère dominante froide.


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