1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Macro
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur plein format de 22 millions de pixels.

Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

> Le test du Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Tokina monté sur le 5D Mark III, équipé d’un capteur plein format 24 x 36 mm. Un 16 mm c'est assez magique ! La focale est particulièrement agréable à utiliser. Dans certains cas nous trouvons même cette optique frustrante, car en réalité, on utilise que très peu les autres focales.




 
Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Pour un objectif super grand-angle, les distorsions sont relativement faibles. Elles sont bien entendu présentes au 16 mm mais ne déforment pas trop l'image. Au-delà elles deviennent presque négligeables.






Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.
 
Avec un réel 16mm, difficile de trouver un spot dégagé pour cadrer uniquement le ciel, surtout à Paris. Pas de doute cet objectif présente beaucoup de vignetage, surtout à l'ouverture maximale.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.





> Téléchargez les RAW originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Cet objectif à ouverture constante est une référence pour tous les photographes qui souhaitent disposer de jolis flous d'arrière-plan : doux et diffus. C'est donc un outil incontournable pour les effets de profondeur de champ.

Bien entendu un 16-28 mm n'est pas réellement conçu pour faire des effets de profondeur de champ marqué. Ceci dit, le bokeh de cet objectif est particulièrement agréable, surtout à 16 mm. On dispose d'une sensation de zooming qui n'est pas désagréable à l'oeil.
Quoi qu'il en soit, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le zoom Tokina), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.

 



Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (28 cm pour le Tokina). Pour photographier de minuscules sujets, c’est beaucoup trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1/5,3.

Au mieux, le Tokina procurera des images 5,3x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro.




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