1. Facteur de transmission
  2. Vignettage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué (Visuel et Acutance)
Canon EOS 5D MArk III
   


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Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.  Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark II et un EOS 5D Mark II.
 
Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.





Le Tokina est loin d'être parfait. L'écart entre la valeur annoncée et la valeur d'ouverture réelle à f/2,8 et de -0,2 IL à 16 et 20 mm. À 24 mm il est de -0,3 IL et de -0,5 IL à 28 mm. Autrement dit, l'objectif est moins lumineux qu'il n'y parait. Au maximum, on peut monter jusqu'à -0,7 IL au 16 mm à f/22.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage à toutes les ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage

Le vignetage est très présent  à f/2,8, quelque soit les focales, mais surtout en position 16 mm à laquelle il peut dépasser les 1,5 IL sur les bords les plus extrêmes. Le phénomène s'estompe rapidement dès f/5,6 à mesure que l'on ferme le diaphragme, mais reste compris entre  0 IL et - 0,3IL sur l'ensemble des couples possibles.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).





echelle ABEC

Les aberrations chromatiques sont très discrètes, voir totalement absentes sur cet objectif. Elles seront éventuellement visibles uniquement à pleine ouverture.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

 



L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Le Tokina procure assez peu de distorsion pour un 16 mm. C'est d'ailleurs uniquement à cette focale extrême que ce phénomène pourra s'observer. Dès 20 mm, les distorsions s'estompent pour devenir négligeables.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'EOS 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,08 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.

Les résultats du Tokina sont sans réelle surprise pour ce type d'objectif. Objectivement, les amateurs de netteté piquée devront se résoudre à utiliser l'optique entre f/5,6 et f/11. Au-delà de f/11, le piqué commence à chuter de manière impressionnante. C'est assez étonnant, car la diffraction aurait dû faire son apparition aux alentours de f/16. En dessous de f/5,6 le piqué n'est absolument pas homogène. À f/2,8 et à 16 et 20 mm, il est à peine présent au centre de l'image et baisse de manière très importante en s'approchant des bords. À f/4 l'objectif s'en sort bien à 16 mm et 28 mm, mais les résultats sont très décevants à 20 et 24 mm.




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échelle accutance

> Test complet du Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX sur DxOMark

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