Les meetings aériens sont aussi vieux que l’aviation elle-même. Le premier évènement de ce genre s’est même déroulé à Reims en 1909 et ce sont par centaines de milliers que les spectateurs sont venus voir ces incroyables fous volants et leurs drôles de machines. Depuis, ces manifestations restent parmi les spectacles populaires les plus courus, rassemblant des dizaines de milliers de spectateurs autour d’une piste, qu’elle soit militaire ou civile, en béton ou en herbe, mais pourvu que le soleil soit présent ! Et en toute logique, c’est un spectacle qui se prête merveilleusement bien à la photographie. D’ailleurs, cette pratique y est devenue pratiquement généralisée, relativement encouragée et parfaitement tolérée. Mais réussir le reportage n’est pourtant pas chose aisée, les spécificités des sujets et certaines autres contraintes techniques sont de sérieux obstacle qu’il faut savoir surmonter pour profiter pleinement des photos réalisées.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Ferté-Alais 2012. Un Sopwith Triplane pris en chasse par un Fokker Dr1

Pour la réalisation de ce dossier, nous avons fait appel à Frédéric Marsaly qui écume les meetings aériens depuis 1985 avec son appareil photo et toujours le même plaisir. Il est l’auteur de plusieurs livres sur l’aviation et son histoire. Toutes les images de cet article sont de lui.

Un meeting aérien comporte généralement deux parties. Une partie dite « statique » où sont exposés au plus proche du public les aéronefs qui ne voleront pas pendant la manifestation, ou qui sont garés en attendant leur moment de gloire, autour desquels tourne la foule. Ambiance kermesse garantie. Les amateurs de photographies de foules ou du portrait à la dérobée ne seront, là, pas en manque de situations insolites, de bonnes bouilles de gamins émerveillés, de passionnés hauts en couleur et au look parfois déroutant. Mais la spécificité du meeting aérien, ce sont les évolutions en vol.

comment photographier un meeting aérien : la foule et les avions au sol
La foule au Salon du Bourget en 2012

Les évolutions en vol comprennent également les à-côtés du vol, c'est-à-dire l’installation de l’équipage, la mise en route – certains démarrages de moteurs anciens sont en soi de véritables spectacles, visuels, sonores et olfactifs – le roulage, mais aussi le retour et ses procédures. En matière de meeting aérien, la clef du succès, en dehors du matériel, c’est le placement. Il faut être au bon endroit au bon moment ce qui demande une connaissance minimum des lieux ce qui n’est pas toujours possible, encore qu’un repérage sommaire préalable est toujours possible grâce aux cartes d’aérodromes publiées sur les sites officiels d’informations aéronautiques, ou à Google Earth. 

Obstacles et écueils,

Mais au statique comme au dynamique, des obstacles existent. Il peut s’agir des barrières qui enserrent souvent de très près les aéronefs. Là, point de salut et les focales les plus courtes permettent de passer outre, mais ce n’est parfois pas possible. Si le but est de se contenter d’immortaliser l’aéronef histoire de pavoiser devant les copains (c’est fou comme le passionné d’aviation a besoin de se soigner l’égo) en prouvant : « haaaa, mais moi, le Klagenfurt D9140Z à profil laminaire, je l’ai vu, tiens voilà la dia ! », ça peut convenir, si la recherche est un tant soit peu plus esthétique, les gros plans, et les vues de détails, en fonction de la lumière peuvent être des sujets à travailler, certains véritables artistes s’en sont fait une spécialité.

Mais l’essentiel du spectacle, ce sont les démonstrations en vol. Pour mieux les admirer et surtout pour avoir les photographier au roulage (également au décollage et à l’atterrissage) comme en vol, se trouver en première ligne le long de la barrière n’est pas inutile. Mais les places sont chères, surtout si vous avez envie de traîner du côté des stands ou partir acheter un sandwich et une barquette de frites. Là, le meeting aérien peut devenir un sport d’équipe, car pour tenir la place, il faut être plusieurs.

Mais une fois en place, un parasite est venu depuis quelques années gâcher le plaisir. Il s’agit de cette satanée rubalise (ruban en plastique ou tissu pour effectuer un marquage) que la DGAC impose désormais. En plus des barrières nécessaires pour cantonner le public, il est devenu obligatoire de créer un espace entre le public et la ligne de vol afin de permettre le passage des véhicules de secours en cas de besoin. En appliquant les textes à la lettre, on se retrouve donc souvent avec une jolie deuxième ligne d’obstacle à 10 mètres créant ainsi une touche originale sur les clichés des aéronefs au roulage. Là, il n’y a pas grand’chose à faire… Seuls les gens de la Ferté-Alais ont résolu le problème. Si cet espace est obligatoire, tout comme sa matérialisation, les textes n’indiquent pas la hauteur à laquelle doit se trouver cette fameuse bande réfléchissante. À la Ferté, la rubalise est donc posée sur l’herbe, visible des pilotes comme des conducteurs et laissant libre les photographes de s’amuser sans gêne visible, enfin… jusqu’à ce que quelqu’un décide d’installer les haut-parleurs de la sono devant la foule. Dommage de n’être pas allé au bout de la démarche.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Salon du Bourget 2011. Démonstration en vol de l’Airbus A380 tandis qu’un A320 Air France est en finale à Roissy. 400 mm, f/7,1, 1/800 s. Nikon D7000.

Sinon il reste possible d’adopter un escabeau pour obtenir une légère contre-plongée permettant de sortir certains écueils du cadre. Mais par pitié, si vous employez un tel matériel, ne vous collez pas à la barrière, vous allez gêner nombreux photographes alignés le long de la barrière, sans comptez les spectateurs derrière vous, photographes ou non. Rangez-vous quelques mètres en retrait, ça ne change rien pour vous, mais pour les autres si. (En fait, ce message devrait être rédigé en hollandais pour être utile, mais ça fait du bien de le dire quand même !!).

Se placer

Si on veut travailler sur les roulages pour des clichés d’ambiance, être collé aux barrières est indispensable. En fonction de son inspiration du moment, on peut par contre se placer en amont ou en aval de la piste, en fonction des sens des décollages ce qui permet de varier les points de vue.

Côté matériel

Il faut être clair, la photo en meeting aérien, c’est le règne des longues focales et des autofocus véloces comme des Formules 1. Si il y a longtemps, il était possible de ramener une vue d’un chasseur plein cadre au 200mm, avec les accidents de la fin des années 80 et la paranoïa des instances en charge des affaires aéronautiques de notre pays, aujourd’hui, la focale de base pour les évolutions aériennes, c’est le 400mm et dans cette catégorie, le 100-400 L Canon est sans doute le caillou le plus répandu chez les amateurs les plus chevronnés. Pour les Nikonistes, il existe le 80-400 VR, mais ne l’ayant pas eu entre les mains, il m’est difficile de me prononcer sur ses qualités et ses défauts.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
  Salon du Bourget 2011, voltige en Starduster. Nikon D7000, 400 mm, f/5,6, 1/800 s.

Pendant longtemps j’ai traîné mon D70 en lui greffant de temps à autre quelques objectifs d’exception. J’ai utilisé le Nikkor 70-200 F2.8 VR qui est vraiment la merveille que tout le monde décrit au cours d’un meeting à la Ferté-Alais, mais même pour un meeting comme celui de l’Essonne où les sujets restent relativement proches, le 200 mm est vraiment une focale courte.

Ensuite j’ai fait connaissance avec un objectif qui m’a agréablement surpris, le fameux Sigma 50-500 f/4,5-6,3. Je pense sincèrement que les gens de Sigma, en créant cet objectif, ont pensé aux meetings aériens tant l’amplitude de cet objectif semble être en parfait accord avec les impératifs de ce genre de manifestation. Certes, avec f/6,3 au maximum, on imagine bien que ce n’est pas le plus lumineux des objectifs, mais dans un meeting aérien, ce n’est généralement pas la lumière qui manque, surtout quand on vise vers le ciel. De même, la grande profondeur de champ produite à f/6,3 ne constitue pas non plus un véritable problème, le ciel bleu ou les nuages n’étant pas des arrières plans qu’il est impératif d’estomper. Mais le 50 ça sert vraiment ? Oui, sur certains aérodromes où les avions taxient devant le public avant ou après leur démo, ça peut être utile pour capter l’appareil dans son attitude globale… avant de tirer le portait du pilote la photo suivante ! De même lorsque les patrouilles acrobatiques sont en action, en particulier au moment des éclatements de figure, il n’est pas inutile de disposer d’un grand champ de focale pour pouvoir immortaliser l’amplitude des trajectoires souvent soulignées par les fumigènes.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Ferté-Alais 2009. La patrouille britannique Red Arrows. 1/1000 s, f/1,7 à 140 mm. Nikon D7000.

La version du 50-500 que j’ai utilisé, notamment au Tattoo 2010 n’était pas stabilisée. L’apparition d’une version disposant d’un tel système il y a quelque mois aurait pu me convaincre de craquer, mais je me suis rabattu sur le 120-400 qui se conformait mieux à mon budget vu que je remplaçais aussi mon D70 par un D7000.

Toutefois, 120 mm, ça reste long, et je me suis retrouvé parfois un peu handicapé, notamment lorsqu’il s’agit d’avions en patrouille, ou d’avions volumineux et long (Airbus A380 par exemple) au roulage du coup j’ai gardé mon D70 armé du 18-105 pour assurer les vues en grand angle. L’idéal serait un D700 pour profiter d’angles encore plus larges, mais mon banquier n’était pas d’accord.

Côté réglage de mise au point, j’ai commencé en mode AF-S et point central comme je l’avais pratiqué avec mon appareil photo précédent, mais pour le meeting aérien de la Ferté-Alais 2012, je me suis posé la question de la pertinence du mode autofocus continu AF-C que j’ai donc testé avec une zone dynamique centrale 9 points. Le couple boîtier-objectif semble assez réactif pour réussir à suivre en mise au point continue un chasseur déboulant à environ 500 km/h. Pour le Rafale dont les pointes de vitesse étaient bien plus élevées, les résultats ont été moins bons.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Saint-Dizier 2011. Passage en haut subsonique et en atmosphère humide du Rafale. Nikon D7000. 400 mm, f/5,6, 1/250 s.

Éviter le mode AF zone automatique. La rapidité des sujets fait qu’on maîtrisera toujours mieux un sujet centré et on ne laissera pas ainsi l’AF se décider à faire la MAP sur un nuage à l’arrière-plan. Bien sûr, le cadrage centré n’est pas forcément le plus esthétique, il sera toujours possible de recadrer.

La prise de vue

Les avions, c’est fins, racés, dynamiques, il faut pouvoir rendre ces attitudes. Pour ça, pas de secret, il faut un tant soit peu connaître leur domaine d’évolution et même pouvoir anticiper les angles sous lesquels ils sont les plus esthétiquement satisfaisants. Pour certains, c’est facile, un Spitfire c’est beau de partout… pour d’autres, il faut anticiper un peu plus, si tant est que le pilote aille voler en pensant à montrer son avion sous les meilleurs angles, ce qui n’est pas forcément le cas, par choix du pilote ou en raison des possibilités du moment ou de l’appareil. Quelques cas concrets.

Pour les avions à hélice quels qu’ils soient, l’objectif consiste à ne pas figer le mouvement de l’hélice tout en conservant une bonne netteté sur l’ensemble de l’appareil. J’ai fait le choix arbitraire de travailler en priorité vitesse en adoptant une obturation entre 1/250 s et 1/400 s de seconde pour ce type d’avion. Bien sûr, le 1/250e au 400 mm, c’est prendre le risque d’un flou de bougé, même avec un objectif stabilisé, mais l’obtention d’une belle image le justifie, le mode rafale étant là d’une aide importante. Il en est de même pour les hélicoptères pour lesquels il faut descendre encore plus en vitesse parfois. Les plus chevronnés, les plus experts, les plus doués ou les plus chanceux parviennent à obtenir parfois un cercle complet indiquant un temps de pose équivalent à une révolution complète de l’hélice. Je cherche encore à y parvenir !

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Ferté-Alais 2012. Formation serrée parfaite des « wingwalkers » de Breitling. Nikon D7000, 400 mm, f/7,1, 1/320 s.

Pour les jets, c’est plus simple, on peut monter bien plus haut en vitesse. Les avions de combat actuels ont des formes aérodynamiques si travaillées que l’écoulement de l’air à certains endroits est particulièrement rapide. Au moindre facteur de charge, les trainées de condensations et les vortex apparaissent et apportent la dynamique qu’une haute vitesse d’obturation ne permet pas d’atteindre. Si en plus ces évolutions se déroulent en atmosphère un tant soit peu humide, là, c’est du délire. Il faut voir les ailes d’un A380 en virage serré se couvrir d’un manteau nuageux pour le croire.

Du flou, il peut y en avoir naturellement en raison de la chaleur, pourquoi ne pas en profiter ? Une de mes photos favorites du Bourget 2011 est celle du Constellation Breitling en train de décoller en piste 21. Je me trouvais à l’autre bout de piste et à fond de 400 mm, j’ai déclenché en sachant qu’il y avait entre lui et moi 2000 mètres de béton surchauffé. Résultat, le brouillard de chaleur m’a permis d’immortaliser une scène floue, mais totalement représentative de l’ambiance de cette journée !

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Salon du Bourget 2011. Le Lockheed Constellation de Breitling au décollage en pleine chaleur. 400 mm, f/9, 1/500 s. D7000.

Un des défis des photographes en meetings aériens, c’est réussir à immortaliser les croisements lorsque deux appareils évoluent de concert. Il existe plusieurs méthodes plus ou moins satisfaisantes donc la plus simple est celle du coup de bol dont j’ai pu bénéficier à plusieurs reprises. Pour assurer le coup, faire la mise au point sur l’appareil qui vous semble le plus proche, le garder dans le viseur et le suivre tout en gardant l’autre œil ouvert pour profiter de la vision périphérique pour sentir le moment où les deux appareils vont être dans le champ de prise de vue et déclencher. Il est important d’être bien placé, si possible au plus proche du « point central » qui est un des points matérialisés au sol pour que les pilotes puissent avoir des repères précis. Pour la Patrouille de France, c’est l’endroit où se trouve leur cameraman attitré et leur directeur des vols, en général le pilote remplaçant. Mais être proche du point central peut-être pénalisant pour d’autres images.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Air Tattoo 2010. Démonstration combinée d’un Spitfire et d’un Typhoon de la Royal Air Force. Nikon D70. 195 mm, f/10, 1/320 s.

Lorsqu’on dispose d’un arrière plan peu sympathique (celui de l’aéroport du Bourget en étant un bon exemple avec les épaves des réserves du Musée de l’Air de l’autre côté des pistes sans parler des immeubles des villes alentours), il n’est pas inutile de tâcher d’estomper l’arrière-plan en accentuant l’impression de vitesse de l’appareil photographié grâce à un filé. Mode priorité ouverture, bloquer vers f/8, ou mode priorité vitesse vers 1/200 s sur une focale assez longue et déclencher en suivant le mouvement de l’appareil. Ne pas hésiter à faire une petite rafale pour assurer l’affaire. Sur les téléobjectifs Sigma, positionner le stabilisateur en mode 2, stabilisation horizontale uniquement. Le résultat est finalement assez facile à obtenir.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Ferté-Alais 2010. Passage du Spitfire piloté par Stephen Grey. Nikon D3, 500 mm, f/8, 1/500 s.

Quelques conseils spécifiques

Un meeting aérien, comme toute manifestation en extérieur est largement soumis aux aléas météo ; si vous hésitez entre le parapluie, le K-Way, les lunettes de soleil et la casquette, ne vous posez pas de questions, prenez tout ! Mieux vaut trimballer des trucs pas trop lourds qui ne servent à rien que de regretter de ne pas les avoir le moment venu. Lorsque le soleil tape (et si l’aérodrome est bétonné, la réflexion peut-être terrible) il faut se protéger efficacement : la casquette peut ne pas protéger le haut des oreilles et la nuque, préférer un bob ou un chapeau style brousse plutôt mou pour éviter de cogner l’appareil photo à chaque fois que vous allez le porter à hauteur de vos yeux.

Inutile aussi de préciser qu’une bonne paire de chaussures de marche peut être vitale ; un meeting aérien, c’est aussi une bonne séance de marche à pied. Éviter les tongs et les escarpins à talons, non seulement vous aurez l’air ridicule, mais vous pouvez le regretter amèrement en cas de boue comme par temps très ensoleillé (les coups de soleil sur les pieds, ça doit être terrible !)

Autant que possible, arrivez tôt pour profiter des belles lumières de la matinée et pour éviter les bouchons lorsque le gros du public arrive. De même, à la fin du spectacle, lorsque c’est rendu possible par l’organisateur, restez sur place pour profiter des premières lumières du soir lorsque le soleil décline. Même si les avions ne volent plus, moins entourés et mieux éclairés, ce sera tout bénéfice. Corolaire, vous laisserez le gros de la foule s’entasser dans d’immenses bouchons et lorsque le moment sera venu, vous pouvez partir bien plus tranquillement et vous n’aurez pas plus perdu de temps que ça.

Comment photographier un meeting aérien ? crédit photo : Frédéric Marsaly
Ferté-Alais 2012. Passage rapide du P-38 Red Bull. Nikon D7000, 250 mm, f/8, 1/500 s.

La photo d’avions, en meeting ou en dehors, est un art qui se rapproche de la photo animalière, à quelques subtiles différences. Si c’est là aussi le domaine des longues focales, les problèmes photographiques sont nombreux. De la faible lumière d’un meeting aérien sous météo couverte, à la lumière brûlante d’un midi du mois de juillet sur le béton surchauffé d’une base aérienne du sud de la France, les situations sont aussi variées que possible. Cependant, contrairement aux animaux, les trajectoires des aéronefs à proximité d’une piste sont relativement prévisibles et l’altitude des évolutions permettent souvent un suivi continu du sujet pour peu qu’on comprenne le style d’évolution des sujets. Surtout, il n’est pas nécessaire d’être discret lors de l’affût, les pilotes n’ayant pas peur de quelques braillards en bord de piste, c’est donc aussi souvent l’occasion d’un bon moment de convivialité entre amis. Vous pouvez aussi aller à un meeting aérien sans appareil photo, juste pour profiter des prouesses des aviateurs, du son des moteurs, de l’ambiance de la foule. L’important, dans un meeting aérien, c’est d’y être !

Quelques manifestations notables

France

Le temps des hélices, organisé sur l’aérodrome de Cerny-La Ferté Alais dans l’Essonne. C’est un rendez-vous pour les amateurs d’avions anciens. Le rendez-vous est fixé tous les ans, les samedi et dimanche du weekend de Pentecôte. Piste bien orientée avec un léger contre-jour en fin de journée. La ligne de vol est proche du public et les avions taxient devant la foule. Pour la qualité du plateau et des démonstrations, pour l’aspect « hors du temps » du terrain, c’est un moment et un meeting qu’il n’est pas possible de manquer. Prix d’entrée raisonnable (22 € en 2012)

Salon du Bourget. Toutes les années impaires, fin juin. Salon international dédié au business de l’aéronautique. Le public y est admis le dernier weekend. Show un peu court et avec un espace limité en raison de la proximité de Roissy. Piste à contre-jour dès le milieu de l’après-midi. Zone de vision du meeting par le public limitée par les chalets. Souvent l’occasion pour les constructeurs de faire évoluer leurs dernières merveilles. Prix d’entrée raisonnable en journée publique.

Les meetings de l’Air. Chaque année, trois bases de l’Armée de l’Air organisent une journée portes-ouvertes assortie d’un important meeting aérien. Organisation parfois chaotique, présence constante de barrières mal placées et de rubalises. Plateau de qualité variable. Prix d’entrée modique. Attention, en 2012 les meetings de l’air ont été annulés et remplacés par des journées portes-ouvertes de moindre ampleur.

Pour les passionnés d’hydravions, les rencontres internationales de l’hydraviation sont incontournables et sont organisées tous les deux ans à Biscarosse au mois de mai. Prochaine édition en 2014.

Angleterre

Air Tattoo. Organisé au profit des œuvres sociales de la RAF tous les ans mi-juillet sur la base de Fairford, c’est le plus beau plateau d’Europe avec des invités venus du monde entier et des démonstrations d’avions uniques. L’organisation y est juste parfaite. Corolaire, le prix du ticket d’entrée n’est pas donné, mais les différentes prestations possibles sont à la hauteur.

Flying Legend à Duxford. La fête aérienne totale pour les furieux d’avions de la 2e guerre mondiale organisée sur un terrain mythique au nord-est de Londres. Tous les ans, début juillet et en septembre.

USA

Oshkosh : le plus dingue de tous les rassemblements d’avions. 10 000 appareils présents ou de passage sur dix jours dans le nord de Chicago. Totalement démesuré. Ceux qui y sont allés un jour ne rêvent que d’y retourner, ceux qui ne connaissent pas encore savent qu’il faudra y aller un jour.

Les courses de Reno dans le Nevada. Endeuillées en 2011 par un accident mortel, mais reconduites en 2012 avec quelques améliorations sur la sécurité, les courses de Reno qui voient s’affronter des avions de la 2e guerre mondiale boostés lors de courses hallucinantes à plus de 750 km/h constituent le plus extraordinaire des sports mécaniques. Comme Oshkosh, c’est à voir au moins une fois dans sa vie de passionné d’aviation.

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