Fujifilm X-E1 test review recommandé

Après quelques jours passés avec le Fujifilm X-E1, il est temps de conclure, mais comme pour le X-Pro1 ou le X100, il est difficile d'avoir un avis tranché tant le boîtier apporte autant de plaisir que de déconvenues. 

En effet, d'un côté, le compact à objectifs interchangeables délivre sans doute la plus belle qualité d'image pour un capteur APS-C en ce début d'année 2013. La gestion du bruit électronique est pour l'instant sans rival et les optiques X (18-55 mm f/2,8-4 OIS, 35 mm f/1,4, 18 mm f/2, 60 mm f/2,4 Macro et 14 mm f/2,8) sont de belle facture avec des ouvertures qui font rêver. Le boîtier, au look rétro réussi, dispose de nombreux raccourcis que le photographe expert saura apprécier. Les 7 configurations personnalisables, le menu rapide «Q», le correcteur d'exposition, la touche Fn, la molette cliquable arrière sont autant de preuve de l'attachement des ingénieurs de Fujifilm à combler les désirs des amateurs exigeants. Le X-E1 est également, mais cela est subjectif, un boîtier racé et plutôt bien construit.

Si le viseur hybride (optique / électronique) du X-Pro1 disparait, il est parfaitement remplacé par un modèle uniquement électronique à la fois large et précis. En outre, par rapport à son grand frère, le X-E1 dispose d'un flash intégré toujours pratique pour déboucher un contre-jour. 

Pour autant, tout n'est pas rose du côté du X-E1 et les principaux reproches faits au X-Pro1 sont malheureusement toujours d'actualité. Ainsi, le correcteur d'exposition a toujours une fâcheuse tendance à se décaler (il n'y a pas de système de blocage), l'autofocus est toujours plus lent que les principaux concurrents et nous attendons avec impatience les premiers essais du X100S qui dispose d'un tout nouveau système. Nous pointerons également au tableau des reproches un affichage peu fluide en basse lumière et un mode vidéo trop basique.

Si la polyvalence est le principal critère pour l'achat de votre boîtier expert, il est alors préférable d'attendre ou d'étudier posément la concurrence . Au final, si vous recherchez avant tout la meilleure qualité d'image, le X-E1 est fait pour vous et vous pardonnerez facilement les quelques faiblesses du boîtier. En cela, le X-E1 de Fujifilm reçoit un recommandé.

Points forts

Points faibles

Excellente gestion du bruit électronique jsuqu'à 6400 ISO

Manque de fluidité de la visée en basse lumière

Bon zoom 18-55 mm f/2,8 4 OIS livré en kit

Petit gel au moment de la mise au point

Bonne qualité de l'écran malgré une définition de seulement 460 000 points

pas de retouche du point manuelle en mode autofocus. Pas de système de peaking en mode manuel

Bonne précision du viseur électronique

Autofocus peu performant en basse lumière

Entrée micro stéréo pour un son de meilleur qualité en vidéo

Déclenchement un peu trop bruyant (plus bruyant que le X100)

Flash intégré pour déboucher un contre-jour

Pas de construction tout temps

Les simulations de films (Provia, Astia, Velvia) et différents filtres artistique

Mode vidéo en retrait par rapport à la concurrence. Pas de commande directe pour enclencher l'enregistrement

Mode panoramique à main levée efficace

Ecran non orientable et non tactile

Potentiel important des fichiers Raw (compatible avec Lightroom ou Capture One Pro 7)

Pas de connection moderne : USB 3, Wi-Fi, GPS. Pas de sortie casque pour le mode vidéo.

Menu rapide Q bien pensé avec la molette arrière cliquable

Affichage du viseur et de l'écran pas assez fluide en basse lumière

Design rétro réussi

Pas de système pour bloquer le correcteur d'exposition qui bouge tout seul

Parc d'optiques Fujinon X remarquables : focales fixes lumineuses

Parc d'optiques X encore limité

 

Balance des blancs automarique perfectible sous un éclairage tungstène


Face à la concurrence

Sony Nex-6 test review
Sony Nex-6
. Si le Nex-7 vient directement se frotter au Fujifilm X-Pro1, c'est bien au Nex-6 que revient la lourde tâche de contrecarrer les ambitions du X-E1. Le compact à objectifs interchangeables de Sony a quelques arguments convaincants comme un bel écran LCD de 921 000 points orientable (mais pas tactile !), une connexion Wi-Fi pour télécharger de nouveaux programmes pour décupler les possibilités de traitement des images, un mode vidéo complet (HDTV 1080 à 50 vps, son stéréo), un mode rafale à 10 vps (sans suivi autofocus) et un autofocus relativement véloce. Les deux concurrents disposent d'un bon viseur Oled XGA, d'un flash intégré et d'une griffe porte accessoire. De son côté, le X-E1 dispose du meilleur capteur/traitement des images du moment et il devance, d'une courte tête, le CMOS APS-C 16 Mpx Sony. La gamme d'optiques Fujinon X est, malgré le faible nombre de références, de meilleure qualité que le parc optique Sony E, avec des focales fixes lumineuses aguichantes. La prise en mains s'avère également plus plaisante chez Fujifilm avec un menu «Q» efficace.

Olympus OM-D EM-5 test review
Olympus OM-D EM-5
. La confrontation du X-E1 avec le vaisseau amiral d'Olympus est également intéressantes, car l'OM-E EM-5 a de sérieux atouts pour convaincre le photographe à la recherche d'un boîtier expert. Nous commencerons par le design rétro - petit reflex - réussi du EM-5 et la finition tout temps (le 12-50 mm f/3,5-6,3 Macro est également traité contre les intempéries). Le compact Olympus dispose d'un écran Oled inclinable et tactile qui facilite la mise au point. Le système autofocus est sans doute l'un des plus rapides du moment et fonctionne aussi bien en mode photo qu'en mode vidéo. S'il n'est pas aussi complet que le Sony Nex-6, le mode vidéo de l'EM-5 grimpe à 30 vps en HDTV 1080 avec un son stéréo (il faut équiper le boîtier d'un accessoire pour connecter un micro externe). En outre, le parc optique Micro4/3 est le plus riche et le plus intéressant dans le petit monde des compacts à objectifs interchangeables. De son côté, le Fujifilm X-E1 propose une qualité d'image indéniablement supérieure au modèle Olympus avec à la fois une excellente gestion du bruit électronique et la possibilité de jouer plus facilement avec la profondeur de champ. Nous préférons également l'ergonomie du X-E1 (interface physique autant de que graphique) aux choix parfois étonnants du modèle Olympus.





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