Petit frère du X-Pro1, le X-E1 a plus qu'un simple air de famille : la ressemblance est frappante. Le châssis du compact à objectifs interchangeables est réalisé en alliage de magnésium à la fois léger et résistant. Comme le X-Pro1 le revêtement du X-E1 fait, à mon goût, un peu trop plastique, mais reste tout à fait confortable. Le boîtier est équipé d'un petit renflement sur la partie droite pour faciliter la prise en mains. Une poignée (environ 150 euros) HG-XE1 est également disponible et vient se fixer sur la semelle du boîtier. La préhension est améliorée, mais celle-ci bloque l'accès au compartiment carte/batterie. Pour cette nouvelle mouture, nous aurions aimé que Fujifilm propose une finition à l'épreuve des intempéries, comme l'Olympus OM-D EM-5.

Fujifilm X-E1 test review prise en mains, boitier vue capteur
Le capteur APS-C X-Trans 16 Mpx du X-E1.

Sur le dessus de l'appareil, vous trouverez un flash pop-up, une griffe porte accessoire (compatible flash TTL). Elle permet d'utiliser le flash EF-20 (NG 20 à 100 ISO, 2 piles AA, environ 75 euros) ou EF-42 (NG 42 à 100 ISO, couverture 24-105 mm, 4 piles AA, environ 200 euros). Un flash griffé X (EF-X20) est également disponible (NG 20 à 100 ISO, 200 euros environ). une grosse molette pour le réglage de la vitesse d'obturation, une touche personnalisable Fn et un correcteur d'exposition. Pour ce nouveau modèle, Fujifilm n'a malheureusement pas prévu de système de blocage pour la molette de correction d'exposition. Celle-ci, comme sur les X-Pro1 et X100, se décale trop facilement lors de la sortie d'un sac et à la longue, cela devient très énervant. Sur le X-Pro1, seul le barillet pour la vitesse disposait d'un bouton poussoir pour bloquer le mouvement. Celui-ci disparait que le X-E1, mais la molette offre suffisamment de résistance pour ne pas bouger toute seule.
Fujifilm X-E1 test review vue dessus L'arrière du X-E1 est un véritable tableau de bord avec une multitude de commandes et de raccourcis. Cela pour refroidir un peu le béotien, mais le photographe expert sera probablement séduit, même s'il faut une bonne période d'adaptation, la logique des ingénieurs Fujifilm n'étant pas forcément évidente de prime abord. Ainsi, la fonction vidéo est cachée dans le menu de motorisation (Drive) alors qu'une touche rouge, comme chez les autres fabricants, aurait été une solution beaucoup plus simple. Il est possible d'associer la touche Fn à l'enregistrement vidéo, mais il faut ensuite appuyer sur le déclencheur pour démarrer la captation.

Le compact propose pas moins de 7 jeux de réglages personnalisés facilement accessibles via la touche Q : de quoi satisfaire le plus exigeant des photographes. Fujifilm X-E1 test review vue de dos menus

L'interface graphique est, malheureusement, assez classique et mériterait un petit coup de jeune pour faciliter les réglages. Le menu rapide (Q) est par contre réussi avec l'utilisation de la molette cliquable pour modifier rapidement les options de prise de vue. 

Le déclenchement du X-E1 est assez bruyant. En effet et contrairement au X100 qui dispose d'un obturateur central assez discret, le COI utilise ici un obturateur plan focal mécanique assez sonore. Dommage que Fujifilm n'est pas réussi à intégrer un obturateur électronique pour rendre le X-E1 totalement silencieux.

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