1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Stabilisation
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur plein format de 22 millions de pixels.

Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.


> Test du canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Tamron monté sur l'EOS 5D Mark III, équipé d’un capteur plein format 24 x 36 mm. La plage de focales est polyvalente et bien entendu particulièrement bien adaptée pour du portrait, de la photo animalière ou sportive.





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Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre généralement deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont très faibles. On les ressent principalement au "grand-angle" 70 mm. Au-delà, elles sont presque imperceptibles. Quoi qu'il en soit, ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.






Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.
 
Le 70-200 mm de Tamron (monté sur le 5D Mark III) montre des faiblesses en vignetage aux grandes ouvertures. Dès f/4, il se fait plus discret. Il est relativement "entrant" dans l'image, surtout au 70, 135 et 200 mm.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.






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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Cet objectif à ouverture constante est une référence pour tous les photographes qui souhaitent disposer de jolis flous d'arrière-plan : doux et diffus. C'est donc un outil incontournable pour les effets de profondeur de champ.


Au 200 mm à f/2,8, le bokeh est  très assez doux et englobant. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le zoom Tamron), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.



 
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Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale.

Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres petits mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe) et les compensent afin de les corriger.
Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Nous avons réussi a descendre jusqu'au 1/30 seconde à main levée à 200 mm. 


Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD

Stabilisation Tamron

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Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.

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