1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Macro
  6. Stabilisation
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre.


De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur plein format de 23 millions de pixels et d'un EOS 650D équipé d'un capteur APS-C de 18 millions de pixels.

Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.


> Le test du Canon EOS 5D Mark III
> Le test du Canon EOS 650D

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Un 90 mm macro est avant tout conçu pour faire des photos en macro. Quoi qu'il en soit, l'optique peut également être utilisée pour d'autres types de prises de vue. Monté sur un appareil équipé d'un capteur au format APS-C, ce objectif équivaut à un 144 mm (coefficient de X1,6 chez Canon).




 

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont très faibles. On les ressent à peine.
C'est tout à fait normal avec une focale de ce type.

Tamron 90 mm f/2,8

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.
 
Le vignetage se ressent jusqu'à f/4,5. Il est donc très présent aux grandes ouvertures et permettra de refermer les images sur leur sujet central. Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger.





> Téléchargez les RAW originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Avec un objectif macro, la distance de mise au point est courte et la profondeur de champ est très courte et donc le bokeh très présent, même à des ouvertures relativement fermées.

Le bokeh du Tamron est relativement doux, les transitions du flou au net sont franches, mais harmonieuses et agréables à l’œil. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le 90 mm), la distance de mise au point, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.





Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (30 cm pour le Tamron). Macro oblige, ce Tamron dispose d'un rapport de grandissement de 1 pour 1.

Autrement dit, le Tamron procurera des images de la même taille que le sujet. Il est donc facile "d'entrer" dans les sujets (nature, animaux, textures, etc.). le monde du petit s'ouvre !




Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale.

Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres petits mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe) et les compensent afin de les corriger.
Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Le système de stabilisation optique du Tamron fonctionne bien. Dans un premier cas, en utilisation dite "normale", il est possible de réaliser des photos nettes à 1/15 de seconde à main levée. En macro, les phénomènes de flous de bouger du photographe sont fortement amplifiés. Le Tamron permet de faire une image parfaitement nette au 1/60 de seconde à main levée.




Licence Creative CommonsTest Tamron 90 mm f/2,8 de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.

Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation