1. Facteur de transmission
  2. Vignettage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué (Visuel et Acutance)
Canon EOS 5D Mark III
   


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Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.  Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark II et un Mark II.
 
Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPeg.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Tamron 90 mm f/2,8 Macro

Le Tamron n'est pas parfait. On observe un décalage pouvant monter jusqu'à plus de 1/2 IL entre l'ouverture annoncée et l'ouverture réelle. Les résultats sont les plus préoccupants aux plus faibles ouvertures : f/22, f/32. À f/2,8 le décalage est de 0,4 IL. Autrement dit, l'objectif est légèrement moins lumineux qu'il n'y paraît.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage à pleine ouverture, à f/2,8, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/5,6. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage

Le vignetage est uniquement présent à f/2,8, avec un décalage pouvant aller jusqu'à -1 Il sur les bords.
Au delà, le phénomène s'estompe.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).





echelle ABEC

Les aberrations chromatiques sont très minimes sur cet objectif, voir totalement négligeable.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Tamron 90 mm f/2,8 Macro

Pas de distorsions non plus au programme pour ce 90 mm.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 23 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le 5D Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif. L'EOS 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,08 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 ! Notons que le Tamron est capable de fermer jusqu'à f/32 !

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.

Les résultats du nouveau Tamron sont très bons dans l'ensemble.  L'optique est extrêmement piquée de f/4 à f/8. Pour les autres ouvertures, le piqué est plus faible, mais nous apprécions l'homogénéité sur toute la surface de l'image. Autrement dit, les sujets qu'ils soient positionnés en plein centre ou sur les bords du cadre bénéficient du même niveau de netteté. Le piqué commence à baisser à partir de f/11 et s'effondre à f/32 (diffraction oblige).




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échelle accutance

> Test complet du Tamron SP 90 mm f/2,8 Di Macro sur DxOMark

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