1. Facteur de transmission
  2. Vignettage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué (Visuel et Acutance)
5DmarkII
   






 


> Test Canon EOS 5D Mark II
 
> Test complet du Canon EF 24 mm f/2,8 IS USM sur DxO Mark
> Test complet du Canon EF 28 mm f/2,8 IS USM sur DxO Mark

Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.  Ici encore les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark II.
 
Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.
 
FT 24 mm
Facteur de transmission du 24 mm
FT 28 mm
Facteur de transmission du 28 mm

On peut noter que les deux objectifs sont proches de la perfection au niveau du facteur de transmission. La moyenne sur l'ensemble des ouvertures donne un Delta EV de - 0,05 pour le 24 mm et 0,05 pour le 28 mm. Autant dire que les écarts sont totalement négligeables.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage à pleine ouverture, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/8. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage

L'analyse labo des optiques confirme nos impressions sur le terrain. Le vignetage est bien présent et assez important à pleine ouverture. On se retrouve avec un écart allant jusqu'à -1,5 EV entre le centre et les bords périphériques de l'image avec le 24 mm, un peu moins pour le 28 mm. À f/8, les optiques donnent un -0,33 EV ce qui reste acceptable. Quoi qu'il en soit le 28 mm vignette globalement moins que le 24 mm.






échelle vignetage
 

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

Nous avons observé les aberrations chromatiques à pleine ouverture, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/8.






echelle ABEC





echelle ABEC

Notons que les aberrations chromatiques restent négligeables en dessous de 5 micromètres. Les deux optiques procurent assez peu d'aberrations chromatiques. Elles seront légèrement "visibles" sur les bords extrêmes aux ouvertures les plus grandes.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinet et les distorsions en barillet.
 
Disto 24 mm

Distorsions du 24 mm

Disto 28 MM

Distorsions du 28 mm

L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Elles sont bien visibles, surtout pour le 24 mm. Elles sont beaucoup plus subtiles sur le 28 mm. Comme pour le vignetage et les aberrations chromatiques, les distorsions se corrigent très facilement en post-production.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark II de 21 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 pour le 5D Mark II). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le 5D Mark II dispose d'une définition de 5616 x 3744 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,4 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/20 !

Après une première analyse visuelle, le piqué de ces deux objectifs est très bon. On note toute de même une meilleure homogénéité sur l'ensemble de l'image et un piqué légèrement supérieur avec le 28 mm. À f/11, le piqué est réellement saisissant et ravira les amateurs de fins détails ! Au-delà, les effets de la diffraction commencent à se faire ressentir. À f/2,8 les images sont précises au centre, mais elles deviennent plus "molles" sur les bords.

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.








échelle accutance
 



 




échelle accutance
 

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