Canon 24-70 mm f/2,8 L USM II

Canon a attendu plus de 10 ans avant de revoir son célèbre 24-70 mm f/2,8, l'optique incontournable pour tous les photographes passionnés et professionnels. Au programme de cette mouture, une nouvelle formule optique basée sur 18 lentilles réparties en 13 groupes (contre 16 lentilles sur le modèle précédent) et une perte de poids de près de 150 grammes. À l'époque, en 2002 donc, c'est l'EOS 1Ds et son capteur plein format de 11 millions de pixels qui fait office de référence dans le monde des reflex professionnels Canon. Aujourd'hui, avec plus de 10 millions de pixels de plus (EOS 5D Mark III), Canon doit être en mesure de proposer des objectifs à la hauteur des hautes définitions de ses appareils. La firme japonaise a déjà renouvelé son 70-200 mm f/2,8 en 2010.

Le 24-70 mm f/2,8 est la pièce maîtresse du trio incontournable pour un photographe professionnel : 16-35 mm, 24-70 mm et 70-200 mm. Avec ces trois optiques, tout photographe est armé pour répondre à près de 90% des demandes de ses clients. L'ouverture constante de f/2,8 garantit la possibilité de disposer des mêmes possibilités de prise de vue du 16 au 200 mm, permet de jouer facilement avec la profondeur de champ et d'être paré aux faibles conditions lumineuses à main levée.

La conception de ce 24-70 mm n'est pas une révolution. On note assez peu de différence avec l'ancien modèle si ce n'est une finition noir mat granulé et l'apparition d'un interrupteur pour bloquer de déploiement de l'objectif pendant le transport. La conception est proche de la perfection et l'objectif est particulièrement agréable et confortable à utiliser (souplesse et précision des bagues de mise au point et de zoom, rapidité et discrétion de l'AF). Le rapport poids / encombrement est parfait pour une utilisation avec un boîtier du calibre de l'EOS 5D Mark III. La qualité de construction est au rendez-vous, les finitions sont presque irréprochables.

Sur le terrain le 24-70 mm s'adapte à de nombreuses situations de prise de vue : le portrait, la nature morte, le reportage et le paysage principalement. Grâce à son ouverture constante de f /2,8, il est possible d'obtenir de très beaux flous d'arrière-plan pour mettre en avant les sujets principaux des images. Il est même relativement utile pour des photos rapprochées en proxy photographie. Cependant, dans les faits, il est vrai que l'absence de stabilisation optique se fait remarquer, surtout à 70 mm et montée sur un reflex équipé d'un capteur APS-C (EOS 7D par exemple). Cet oubli de Canon est incompréhensible et handicape les photographes dans certaines situations.

Pour ce qui est de la qualité optique, ce 24-70 mm est surprenant. Il est possible d'obtenir des images d'une qualité comparable à celle obtenue avec des focales fixes ! Les images sont définies et restituent de manière impressionnante les plus fins détails. Bien entendu, aux grandes ouvertures, le piqué n'est pas parfaitement homogène, mais dès que l'on ferme un peu le diaphragme, les résultats sont bluffants pour un zoom !

Cependant, d'autres légers défauts sont bien présents, même s’ils peuvent être corrigés de manière numérique par le l'appareil et les profils de correction optique ou bien en post production. Le vignetage se fait ressentir aux grandes ouvertures, les distorsions également aux focales extrêmes ainsi que les aberrations chromatiques.

Au final, Canon signe bien une optique d'exception même si, annoncée à près de 2700 euros, on ne peut lui pardonner l'absence de stabilisation optique.

Face à la concurrence

Tamron 24-70 SP Di VC USD
Tamron SP 24-70 mm f/2,8 Di VC USD.
La firme nipponne a fait très fort en mettant à jour son 24-70 mm f/2,8 et en lui intégrant en plus une stabilisation optique. Lancée aux alentours des 1000 euros, on a du mal a essayer d'expliquer un écart de prix aussi important entre les deux objectifs. Reste à voir si la qualité optique du Tamron rivalise avec celle du Canon et si la qualité de construction est équivalente.

SIgma 24-70 f/2,8 EX DG HSM

Sigma 24-70 mm f/2,8 EX DG HSM.
Avec un prix sous la barre des 900 euros, le Sigma est un sérieux concurrent aux récentes versions Tamron et Canon. Il ne dispose pas de stabilisation optique, mais reste une référence incontournable pour les photographes aux moyens limités qui souhaitent travailler à f/2,8.




Points forts

Points faibles

Qualité de construction, finitions

Pas de stabilisation optique

Piqué comparable à des focales fixes

Prix très élitiste

Ouverture constante à f/2,8

Défauts optiques mineurs (distiorsions, aberrations chromatiques, vignetage)

Polyvalence

 

Beauté du bokeh

 


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