1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Macro
Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 1DX équipé d'un capteur plein format de 18 millions de pixels.

Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.


> Le test du Canon EOS 1DX

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Canon monté sur le 1DX, équipé d’un capteur plein format 24 x 36 mm. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets.




 

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont très faibles. On les ressent principalement aux focales larges (24 mm et 28 mm). Elles sont moins visibles aux focales intermédiaires. Quoi qu'il en soit, ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.





 

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.
 
Le 24-70 mm de Canon (monté sur le 1DX) présente peu de vignetage. On peut donc supposer qu'il sera presque nul si l’objectif est monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C (type EOS 7D). Il est particulièrement visible en positions grand-angle et longue focale à f/2,8 et surtout dans les coins les plus externes des images.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.





> Téléchargez les RAW originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Cet objectif à ouverture constante est une référence pour tous les photographes qui souhaitent disposer de jolis flous d'arrière-plan : doux et diffus. C'est donc un outil incontournable pour les effets de profondeur de champ.

Le bokeh est très doux, les transitions du flou au net sont progressives, harmonieuses et agréables à l'oeil. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le zoom Canon), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.


Canon EF 24-70 mm f/2,8 L
Bokeh au 70 mm à f/2,8

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L
Bokeh au 24 mm à f/2,8



 

Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (38 cm pour le Canon). Pour photographier de minuscules sujets, c’est beaucoup trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1/4,7.

Au mieux, le Canon procurera des images 4,7x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro, mais il sera possible de faire des gros plans assez proches des sujets que vous rencontrerez. Quoi qu'il en soit, pour de la proxy photo, l'objectif est redoutable !
 
Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

 
Licence Creative Commons

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