1. Facteur de transmission
  2. Vignettage
  3. Aberrations chromatiques
  4. Distorsions
  5. Piqué
Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures.
Ici encore les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons utilisé un Nikon D300S.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.




> L'analyse complète DxO Mark du Sigma 17-70 mm f/2,8-4 pour Nikon
> L'analyse complète DxO Mark du Sigma 17-70 mm f/2,8-4 pour Canon


Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

On peut noter que le Sigma17-70 mm est un peu généreux sur ces ouvertures maximales annoncées. En moyenne il est moins lumineux, à pleine ouverture, de 1/3 d' IL à toutes les focales.

Vignettage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.
Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignettage à pleine ouverture et à une ouverture moyenne : f/8. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.





échelle vignetage
À pleine ouverture, le vignettage est visible en position grand angle au 17 mm. Dans les coins, il varie de -1/3 d'IL jusqu'à -1 IL aux bords extrêmes. À 35 mm, il devient négligeable et il réapparaît (- 1/3 IL) au 70 mm à f/4.





échelle vignetage
 
À une ouverture moyenne de f/8, le vignetage devient négligeable à toutes les focales et sera presque imperceptible à l'oeil. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas oublier que les défauts (si on peut les voir ainsi) de vignettage se corrigent très facilement en post-production.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

Nous avons observé les aberrations chromatiques à pleine ouverture et à une ouverture moyenne : f/8.














Le 17-70 mm Sigma n'est pas dépourvu d'aberrations chromatiques. Ci-dessus, elles sont exprimées en micromètres (sur ma base d'une projection sur une surface 24x26 mm). Le Nikon D300S dispose d'un pas de pixel mesurant 5,42 micro mètre. On peut donc estimer que les aberrations chromatiques peuvent êtres visibles au delà de 5 micromètre d'épaisseur. Plus on s'éloigne du centre de l'image, plus les aberration chromatiques sont visibles. À pleine ouverture elle sont relativement faibles et restent sous la barre des 5 micromètres quelque soit la focale. À une ouverture moyenne et 17 mm, les choses se corsent, les aberrations chromatiques deviennent visibles des les 3/4 de l'image. Aux autres focales elles restent négligeables.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinet et les distorsions en barillet.





Les distorsions sont visibles en position grand angle et très subtiles en position 70 mm. Elle disparaissent totalement des la focale de 35 mm. Comme pour le vignetage et les aberrations chromatiques, les distorsions se corrigent très facilement en post-production.
 
Piqué

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et / ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Nikon D300 de 12 millions de pixels) et la taille du capteur (le D300 est équipé d'un capteur au format APS-C).
À plein ouverture, le piqué est assez décevant. L'objectif résout en moyenne  35 paire de lignes par millimètre (projection sur une surface 24x36 mm). Bonne chose par contre le piqué est constant du centre jusqu'aux bords de l'image. À f/8 les résultats on meilleurs. L'objectif est capable de résoudre en moyenne 45 paires de lignes par millimètre. Par contre on perd légèrement de piqué en s'approchant des bords.

Au final le piqué de l'objectif est moyen. Il fournira ses meilleurs résultats aux ouvertures moyennes de f/5,6 à f/11.

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