Stabilisation
Commençons par l’intérêt principal de cette optique, à savoir la stabilisation optique. Notre référence en la matière reste pour l’instant la stabilisation intégrée aux optiques Canon, qui permet un réel gain de quatre diaphragmes. Ce sera donc notre maitre étalon.

Ici, disons-le tout de suite, Nikon ne parvient pas à la hauteur de son concurrent nippon. Comme vous pouvez le voir sur nos exemples, au 135mm au 1/60ème de sec, sans stabilisation l’image est bien évidemment floue. L’activation de la stabilisation permet indubitablement de récupérer de la netteté, mais sans toutefois retrouver la qualité maximale que l’on a pu voir sur nos tests de mire. La stabilisation fonctionne donc bien, mais la différence avec le premier modèle (VR) n'est pas franchement évidente.

Nikkor 18-200 mm VR II test review Nikkor 18-200 mm VR II test review
Version non stabilisée avec le VR II enclenché

Vignettage
C’est avec la gestion du vignettage que cette optique se démarque, même si à 18 mm cela commence très mal avec un vignettage visible aux trois plus grandes ouvertures. Toutefois , celui-ci n’est pas très marqué et seulement perceptible aux grandes ouvertures. Imaginez donc une optique où le vignettage se fait extrêmement discret voir invisible, à toutes les focales à toutes les ouvertures à l’exception de la plus grande. C’est ici un grand bonheur. Ci-dessous vous trouverez des exemples à 18 mm. Attention, nous avons renforcé le contraste pour mettre en évidence le vignettage.

nikkor 18-200 mmm VR II test review nikkor 18-200 mmm VR II test review nikkor 18-200 mmm VR II test review
vignettage 18 mm f/3,5 vignettage 18 mm f/4 vignettage 18 mm f/5,6

Distorsion
C’est à se demander si les opticiens de chez Nikon n’ont pas oublié de se pencher sur les problèmes de la distorsion. Il a été quasiment impossible de trouver une focale exempte de distorsion. Au 18 mm bien évidemment, les déformations en coussinet sont très présentes et gênantes. Mais après, ça ne s’arrange pas. Dès le 35 mm on voit apparaitre des distorsions en barillet, certes légères mais quand même présentes. Tout cela s’accentue aux plus grandes focales, même si le phénomène est stabilisé entre le 70 mm et le 200 mm. Ces phénomènes sont visibles sur les mires, mais aussi, et c’est plus gênant, sur les photos courantes où vos bâtiments prennent tout à coup des formes et arrondis bizarres. Toutefois, gardons à l'esprit que les déformations géométriques sont assez faciles à corriger avec un logiciel (NX2 permet de corriger celles-ci automatiquement, mais il faut dépenser 200 euros de plus...).

Autofocus
L’autofocus est assez efficace compte tenu du fort range auquel nous avons affaire. Malgré un temps de mise au point qui peut parfois sembler une éternité, surtout à la plus grande focale et dans des situations un peu «sportive» où l’autofocus a besoin d’être réactif, celui-ci sait se faire discret grâce à la motorisation silencieuse SWM.

Même si l'on observe de très beaux flous d’arrière-plan, surtout vous vous en doutez à pleine ouverture, on est tout de même un peu frustré de ne pas retrouver les flous «circulaires» caractéristiques des optiques à diaphragmes circulaires comme c’est ici le cas. 
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