Vous avez déjà dû vous en rendre compte dans les précédents tests, je suis toujours sensible aux petits plus, qui ne jouent pas forcément sur la qualité d’un produit, mais qui font que l’on prend un plaisir plus important à les acheter et à les utiliser; c’est pourquoi j’accorde une attention toute particulière aux conditionnements et aux finitions.

Nous avons déjà eu l’occasion de nous en rendre compte, pour les gens soucieux du moindre petit détail comme moi, Nikon est "aux petits soins". Bien protégée entre un carton et du polystyrène qui la maintienne en place, l’optique est fournie avec une pochette de rangement et un pare soleil. La pochette servira plus à protéger de la poussière que des chocs, et le pare soleil, bien qu’en matière plastique, demeure assez solide. Attention tout de même en l’installant, un geste un peu trop brusque et insistant pourrait casser les ergots servant à le maintenir en place. Cette faiblesse n’est pas inhérente à la marque nippone, et seul Sony se démarque en fournissant, avec ses optiques haut de gamme, un pare soleil en métal bien plus solide.

Sur le Nikkor 18-200 mm f/3,5-5,6 G ED VR II, on retrouve les deux bagues de mise au point et de zoom. Comme c’était déjà le cas sur la première version, le passage à la gamme G signe la disparition de la bague de diaphragme, qui, de toute façon n’avait plus aucun intérêt. Au niveau de la prise en main, ces deux bagues sont tout à fait agréables. Les crans caoutchoutés accrochent bien à la main pour des mouvements rapides, quelles que soient les conditions (mains sèches, pluie…). On fera à Nikon un seul reproche : la trop petite taille de la bague de mise au point. Malgré l’ultra domination de la mise au point autofocus par rapport à la mise au point manuelle, il me semble encore important d'avoir un minimum de confort pour réaliser une mise au point manuelle, surtout dans le cas de scènes rapides, comme le sport, où l’autofocus des boîtiers peut encore avoir quelques difficultés à suivre l’action. Mis à part ce léger détail récurrent, la prise en main est tout à fait satisfaisante.

Le fût accueille deux boutons, l’un servant à jongler entre la mise au point manuelle et l’autofocus, l’autre permettant d’activer à la volée la stabilisation optique. Tous deux, dans la lignée de ce qui se fait habituellement chez Nikon, sont d’une très bonne préhension. L’optique est assez lourde pour inspirer un minimum de confiance et une certaine stabilité lors des poses longues.

À noter également, un bouton permettant le blocage de l’optique en position «fermée» (18mm), afin d’éviter tout glissement de focale lors du transport.

Ce nouveau Nikkor 18-200 mm f/3,5-5,6 G ED VR II est donc d’une conception presque exemplaire, la qualité des images restant à vérifier. C’est ce que nous allons maintenant voir avec les tests réalisés sur notre mire et dans la vraie vie.
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