Piqué

Commençons par la position grand angle, ici le 18 mm. Au centre de l’image, dès la pleine ouverture, la qualité est au rendez-vous. De f/3,5 à f/8, les différences sont imperceptibles et l'on se trouve face à une image au piqué tout à fait honorable pour une focale extrême sur une optique à l’étendue si importante.
À f/11, on peut percevoir une légère perte de qualité, mais si insignifiante qu’elle en est presque imperceptible. C’est aux plus petites ouvertures que la qualité baisse. En cause, la diffraction qui se fait nettement sentir avec notre D90 et son capteur APS-C à 12 Mpix.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/3,5 à f/8 en centre de l'image à 18 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/11 à f/22 en centre de l'image à 18 mm.


Sur les bords de l’image, en revanche, c’est une autre paire de manches. Dès la pleine ouverture, on observe une nette perte de qualité de l’image. C’est moins précis, moins contrasté et les aberrations chromatiques viennent jouer les trouble-fête. De f/3,5 à f/5,6, ce n’est pas terrible, mais les images sont homogènes et dès f/11 la diffraction vient réduire encore un peu la précision.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/3,5 à f/8 en bordure d'image à 18 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/11 à f/22 en bordure d'image à 18 mm.


À 35 mm, c’est toujours aussi bon au centre, malgré une perte légère de piqué. À la plus grande ouverture, qui passe ici à f/4,2, le piqué est présent et le contraste permet une bonne perception des détails. Le rendu reste assez constant jusqu’à f/16. Ensuite, la diminution de contraste est assez marquée avec le phénomène de la diffraction. En diaphragmant encore un peu jusqu'à f/27, l'image perd encore en détail, mais globalement reste acceptable au centre.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/3,5 à f/8 en centre de l'image à 35 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/11 à f/22 en centre de l'image à 35 mm.

Sur les bords arrivent les bonnes surprises. Même si vous vous en doutez, les deux premières ouvertures ne sont pas exemptes de défauts (quoique à f/5,6 on sent une amélioration par rapport à la pleine ouverture), c’est à f/8, f/11 et f/16 qu’on voit apparaitre une belle qualité d’image, avec une mention spéciale pour f/11 où la qualité est presque semblable à celle au centre. Au-delà la diffraction dégrade la qualité des rendus.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/3,5 à f/8 en bordure d'image à 35 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/11 à f/22 en bordure d'image à 35 mm.

À 70 mm, les détails au centre sont assez similaires à ceux obtenus à 35 mm, mais l'ouverture maximale passe désormais à f/5. Les images conservent beaucoup de détails jusqu'à f/16, ce qui est une assez bonne performance. Toutefois, la qualité des images baissent brutalement à f/22 et f/32.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/5 à f/11 en centre de l'image à 70 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/16 à f/32 en centre de l'image à 70 mm.

Sur les bords, la qualité est également au rendez-vous avec un bon piqué de la pleine ouverture à f/16 voir f/22 si vous n’êtes pas trop tatillon, mais il faudra éviter à tout prix f/32, ce qui ne devrait pas être trop compliqué. C’est vraiment très agréable de voir une constance dans la qualité à quasiment toutes les ouvertures.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/5 à f/11 en bordure d'image à 70 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/16 à f/32 en bordure d'image à 70 mm.

À 170 mm, le piqué reste encore de bon aloi, même si le rendu n'est pas aussi performant qu'à 18 mm. De f/5,6 à f/16, les détails sont encore discernables et les images conservent un peu de nervosité. À f/22, pas de miracle : la diffraction commence à venir brouiller le rendu et les dégâts sont de plus en plus visibles jusqu'à f/38.

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/5,6 à f/16 en centre de l'image à 170 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/16 à f/32 en centre de l'image à 170 mm.

Sur les bords, pas de miracle, même si on aurait pu s’attendre à pire. On ne peut être satisfait de la qualité qu’à deux ouvertures, f/11 et f/16, les autres ouvertures .

Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/5,6 à f/16 en bordure d'image à 170 mm.
Nikkor AF-S DX 18-200 mm f/3,5-5,6 - évolution du piqué en fonction de l'ouverture de f/16 à f/32 en bordure d'image à 170 mm.








Les mires ont été impitoyables et ont données leur jugement impartial. Mais une optique est avant tout conçue pour une utilisation extérieure. Voyons maintenant ce qu’il en est dans une situation plus courante.
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