Canon 5D Mark III test review recommandé

Le 5D Mark III est-il le nouveau cru tant attendu ? En un mot : oui ! Avec cette nouvelle mouture, Canon pallie les principales lacunes du précédent modèle : vous trouverez enfin un vrai autofocus performant et complet (à la limite du complexe), un viseur 100% avec surimpression d'information, une rafale à 6 vps et un mode déclenchement silencieux qui pourrait à lui seul décider le photographe de spectacle.

N'oublions pas une fabrication de haute volée avec une tropicalisation renforcée, un tout nouveau système de mesure, un bracketing d'exposition digne de ce nom, deux emplacements pour des cartes mémoire, une entrée micro pour la vidéo et un écran remarquable. Avec un capteur 24x36 à 22 millions de pixels délivrant de superbes images jusqu'à 6400 voire 12800 ISO (il est possible de monter jusqu'à 102400 ISO...), le 5D Mark III est un des reflex les plus équilibrés du moment. Bien sûr, il n'est pas exempt de défauts (cf. la liste des points négatifs est encore assez longue), mais hormis l'absence de flash intégré, il s'agit le plus souvent de petits détails.

Le mode vidéo s'améliore également, mais les avancées sont plus modestes. Bien sûr nous apprécions le mode ALL-I (compression intra) avec un débit de données important, l'entrée micro ou les touches sensitives silencieuses, mais le mode vidéo souffre toujours de sérieuses lacunes comme un véritable AF rapide, souple et permanent, une sortie HDMI non compressée, une compression sur 10 bits pour faciliter le travail en post production, un mode 50/60 vps pour les ralentis,  une aide à la mise au point (peaking) ou à l'exposition (zebra, oscilloscope). En vidéo, nous aurions également apprécié un écran monté sur rotule pour faciliter le cadrage. Enfin, un mode 1 pixel pour 1 pixel aurait été un plus. Pour aller plus loin, pourquoi ne pas proposer l'enregistrer 2K cinéma ?

Au final, j'ai passé d'excellents moments avec le 5D Mark III qui s'avère être une belle évolution du boîtier 24x36 de Canon. Le Mk3 s'est montré facile à utiliser, réactif, polyvalent, confortable et délivrant une superbe qualité d'image. Que demander de plus ? Il reçoit sans hésiter un recommandé.

Face à la concurrence

Nikon D80 test review
Dans le segment reflex 24x36 semi-pro, la concurrence se résume à un modèle : le Nikon D800. Si les boîtiers sont assez proches l'un de l'autre sur certaines caractéristiques (viseur 100%, visée sur écran, capteur 24x36, double emplacement pour cartes mémoire, mode vidéo HDTV 1080...), les orientations choisies par les deux marques sont radicalement différentes. En effet, si le Mark III propose une définition «classique» d'environ 20 Mpx, le Nikon D800 tente de s’immiscer dans le domaine des moyens formats avec un capteur à 36 Mpx soit pratiquement 50% de pixels pour un prix moindre. Un argument de «taille» donc qui vient en complément de quelques avantages sur le modèle Canon avec par exemple une cellule de mesure plus perfectionnée qui vient épauler le système autofocus, la présence d'un flash intégré capable de piloter des flashes distants sans fil ou la possibilité de photographier dans un format DX (APS-C). En outre, le D800 propose une sortie HDMI non compressée pour la vidéo ainsi qu'une sortie USB 3 pour le téléchargement des images. 

De son côté, le 5D Mark III propose une interface graphique et des menus mieux pensés (le mode Q Menu est un régal), une rafale à 6 vps (il faut passer en mode DX 18 Mpx avec une poignée d'alimentation pour atteindre cette rafale avec un D800), un plus grand nombre de collimateurs pour le module AF et une plage de sensibilité ISO plus large. Côté vidéo, les choix divergent également avec la sortie HDMI non compressée chez Nikon et le mode ALL-I chez Canon. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, mais ces deux boîtiers sont avant tout destinés à la prise de vue d'images fixes et il manque encore beaucoup de fonctionnalités (assistance AF, exposition, écran orientable...) pour remplacer de véritables caméras.

Reste bien sûr l'épineuse question de la qualité des images. La meilleure définition du capteur du D800 est un atout réel et les images sont réellement détaillées et se rapprochent de ce que l'on obtient avec un capteur moyen format de 40 Mpx. Mais cette définition a quelques revers notamment un poids de fichier conséquent et un sensibilité plus importante aux petits défauts : il faut utiliser des optiques de qualité et le moindre bougé (autofocus, photographe). La gestion du bruit électronique est également différente, le D800 produisant des images plus détaillées, mais avec un grain plus visible. Dans les basses sensibilités, le D800 offre également un rendu plus «naturel». Le 5D Mark III offre une meilleure gestion du bruit dans les hautes sensibilités, mais en rapportant les images dans un format identique, la haute définition du D800 joue en sa faveur. Le traitement du bruit électronique est un peu plus prononcé chez Canon avec un lissage plus visible et un bruit dans les zones foncées plus prononcé. Au final et sur les JPeg, il est difficile de trancher définitivement entre les deux boîtiers, certains photographes privilégiant tel ou tel rendu.

Points forts

Points faibles

Déclenchement en mode silencieux vraiment...silencieux

Pas de flash pour un fill-in ou piloter des flashes distants sans fil (pas de transmetteur intégré non plus)

Superbe écran LCD : fluide, précis et fidèle

Commande de mise sous tension à gauche, nécessite de prendre l'appareil à deux mains

Zone AF large (61 points, 41 croisés) et confortable. Autofocus performant en basse lumière.

Pas d'autofocus à f/8. Les possibilités AF peuvent rebuter certains photographes

Excellente gestion du bruit électronique jusqu'à 6400 ISO. 12800 et 25600 ISO exploitable

Latence au déclenchement trop long

Rafale à 6 vps. Bonne autonomie de la batterie

Pas de GPS intégré. Pas de connexion USB 3, pas de module WiFi intégré et pas de connexion sécurisée pour le mode connecté

Excellent viseur 100%, lumineux avec quadrillage

Autofocus par détection de contraste (vidéo, visée su écran) toujours trop lent et ponctuel

Option de bracketing amélioré jsuqu'à 7 vues possibles

Pas d'écran monté sur rotule

Mode HDR auto (3 vues)

Pas de connexion HDMI non compressée

Fonction Q Menu bien pensée

Pas de module pour la vidéo : zébra, peaking, oscilloscope

Interface graphique plaisante et menus clairs

pas de mode 1 pixel :1 pixels en vidéo ou de crop format APS-C. Pas de mode 10 bits

Qualité des vidéos (ALL-I, moiré limité, bruit électronique bien contenu)

Pas d'intervalomètre

Entrée micro et sortie casque

Deux formats de cartes différents (SD et CF). Pas de support SD UHS-I

Réglages silencieux en vidéo (commande tactile)

Format Raw .CR2 propriétaire

Livré avec un suite complète de logiciels. Mode face à face en lecture

Pas de retournement automatique des mensu en portrait

Très bonne prise en mains, qualité de fabrication, tropicalisation

même batterie / nouveau grip non compatible avec Mark II

Deux emplacements pour les cartes mémoire

 



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