Fujifilm X-Pro1 : les meilleures offres



Comme le X100, le nouveau compact expert (Fujifilm le nomme Pro) à objectifs interchangeables X-Pro1 est à la terriblement séduisant et très frustrant. 

Avec le nouveau filtre coloré, l'absence de filtre passe-bas et des optiques de qualité, le X-Pro délivre les plus belles images du moment pour boîtier APS-C. La gestion du bruit électronique est tout simplement extraordinaire et le couple capteur / optique offre une précision et un piqué rarement vus. Sur ce point, le pari de Fujifilm est réussi et le X-Pro1 établi une nouvelle référence en terme de qualité d'image. 
Le viseur hybride est un atout du boîtier. Il concilie, non sans défaut, les avantages de la visée optique (clarté, fluidité, consommation moindre d'énergie) et de la visée électronique (affichage d'information dans la visée optique, précision du cadrage en visée 100% électronique, meilleure visibilité en basse lumière...).  Notez que le viseur hybride pallie en partie les problèmes de parallaxe et de focale que l'on rencontre habituellement sur les appareils télémétriques à objectifs interchangeables. 

Le X-Pro1 est plutôt bien construit et le look «à l'ancienne» devrait séduire à la fois les nostalgiques de l'argentique et les photographes à la recherche d'un appareil photo qui revient aux fondamentaux : 1 bague pour l'ouverture sur l'objectif, une molette de réglage de la vitesse et un correcteur d'exposition.

Si l'appareil joue avec les codes de l'époque argentique, il n'en reste pas moins bien ancré dans l'ère numérique avec un bel écran 7,6 cm (1 230 000 points), un mode panoramique à main levée et des simulations de films que la marque connait bien et un mode vidéo 1080p à 24 vps.

Par ailleurs, le X-Pro1 a quelques défauts très irritants à commencer par un système de mise au point automatique plus lent que la concurrence voire inefficace en basse lumière. Sur ce point, la marge de progression est énorme lorsque l'on compare le boîtier aux meilleurs Micro4/3. En outre, en visée électronique, la mise au point gèle l'affichage ce qui est un peu déroutant. Certains penseront sans doute pouvoir se retrancher derrière la mise au point manuelle, las, la bague de réglage électrique manque de réactivité et de précision. En outre, si un mode loupe est bien disponible (sans stabilisation, le confort de visée est tout relatif), un mode peaking (pixels colorés sur la zone de netteté) aurait été un plus. Le travail en mode snapshot, en utilisant la profondeur de champ, est toutefois toujours possible. 

Nous pointerons également l'absence de flash intégré (ne serait-ce pour déboucher un contre-jour) ainsi que l'absence de stabilisation mécanique (les premières optiques stabilisées arrivent à la rentrée).  Le molette de correction d'exposition, quant à elle, bouge beaucoup trop facilement. Le mode vidéo à 24 vps est juste correcte et dans ce domaine, les autres COI sont aujourd'hui, beaucoup plus performants, notamment pour le suivi AF. 

Malgré ces problèmes d'autofocus, le X-Pro1 de Fujifilm reçoit un recommandé pour la qualité extraordinaire de ses images et son viseur  hybride qui ouvre de nouvelles perspectives.

Points forts

Points faibles

Excellente gestion du bruit électronique jusqu'à 12800 ISO. Facillement exploitable à 25600 ISO.

Autofocus beaucoup trop lent. Mise au point manuelle difficile à mettre en oeuvre avec finesse.

Bonne qualité de fabrication du boîtier. Look vintage réussi.

molette arrière cliquable sous exploitée

Viseur hybride étonnant et performant : les avantages de la visée optique et de la visée électronique

Pas de stabilisation du capteur et premières optiques dépourvues de stabilisation également

Griffe porte flash et prise synchro flash

Pas de flash intégré. Flash externe en option seulement.

Bonne qualité optique des 35 et 60 mm. Grand-angle 18 mm décent. Belle luminosité des optiques.

Autonomie limitée en visée électronique ou écran LCD.

Etonnante autonomie en visée optique uniquement (plus de 800 vues)

Correcteur d'exposition impossible à bloquer en position neutre et qui bouge trop facilement

Mode rafale à 6 vps. Mode panoramique intéressant (180°)

Bague de mise au point électrique peu précise sur les optiques (motorisation électrique)

Retout aux bases : bague de diaphragme, molette de vitesse et correcteur d'exposition

Ecran arrière non orientable et facilement rayable

Menu Q (Quick) pratique

Logement carte mémoire dans la semelle du boîtier inacessible sur un trépied

Ecran LCD d'assez bonne qualité

Visée électronique bloquée pendant la mise au point

Simulations de film réussies

Viseur peu agréable pour les porteaurs de lunettes.

Fichiers Raw permettant de récupérer beaucoup d'information dans les hautes et basses lumières

Pas de commande pour l'enregistrement vidéo. Pas de prise casque ou micro. Qualité des images à peine correcte.

Latence au déclenchement négligeable

Pas de réglages pendant l'enregistrement vidéo. Pas de photo pendant le filmage

 

Amélioration de la dynamique peu pertinent

 

Correction de l'exposition sur +/- 2 IL seulement. Bracketing sur 3 vues seulement


Face à la concurrence

Avec son viseur optique/électronique et son prix élevé (1600 euros pour le boîtier et environ 2200 euros pour le kit avec le 35 mm f/1,), le X-Pro1 se situe entre les COI classique et le télémétrique Leica M9. Il nous semble toutefois intéressant de le confronter à deux autres modèles.

Sony Nex-7 test review

Sony Nex-7. Si le X-Pro1 reprend les codes des télémétriques argentiques, Sony a décidé de prendre une toute autre voie avec un appareil beaucoup plus moderne : viseur électronique avec dalle Oled très précise (XGA 1024x768 pixels), un écran VGA inclinable et une interface configurable à souhait. Le Nex-7 dispose également d'un flash intégré, d'un capteur APS-C à 24 Mpx (le plus pixelisé du moment) doué de capacité vidéo (HDTV 1080 50p, 28 Mbps, prise micro stéréo) avec un autofocus continu. Il embarque de nombreuses fonctionnalités ludiques comme le panorama par balayage, des styles d'images (mode jouet, rétro, saturé, 3D, rafale à 10 vps...). 
Le X-Pro1 propose un capteur certes moins défini, mais beaucoup plus performant dans la gestion du bruit électronique et les optiques fixes lumineuses offrent, avec le capteur X-Trans, un piqué rarement atteint par un compact à objectifs interchangeables. L'interface du compact Fujifilm constraste également avec la sophistication du Nex-7, avec 3 molettes pour réglager l'ouverture, la vitesse et corriger d'exposition : les bases de la photographie. Le X-Pro1 reste en retrait par rapport à son concurrent en ce qui concerne l'autofocus qui est beaucoup plus lent. En outre, le Sony propose un mode peaking pour assister la mise au point qui est particulièrement réussi. Concernant la visée, le système hybride de Fujifilm est un peu plus intéressant que le modèle Sony qui pourtant offre une définition record.

Fujifiulm X-Pro1 test review

Olympus OM-D EM-5. Avec le meilleur capteur APS-C du moment avec sa matrice X-Trans, le compact à objectifs interchangeables de Fujifilm est un sérieux concurrent de l'E-M5. Le X-Pro1 bénéficie d'un autre atout : un viseur hybride capable de proposer une visée optique claire, directe et permanente (pas de temps aveugle pendant une rafale par exemple) ou une visée électronique précise et regorgeant d'informations. Le parc optique n'est pas encore très développé, mais les modèles actuels (18, 35 et 60 mm) sont d'excellente facture. Si elles sont lumineuses, aucune n'est stabilisée. Le X-Pro1 est toutefois pénalisé par un autofocus trop hésitant notamment en basse lumière, une finition parfois peu convaincante (touches à l'arrière) et une ergonomie qui laisse parfois perplexe. L'OM-D EM-5 dispose lui d'un large parc d'optiques et d'un système de stabilisation mécanique intégré. Il propose également un écran de meilleure qualité et inclinable. En outre, l'E-M5 s'avère plus compact et doté d'une finition tout temps intéressante.
Côté, vidéo, la cadence à 30 vps de l'Olympus est plus dynamique que les 24 vps du Fujifilm. Les deux modèles ne permettent pas de changer les paramètres de prise de vue pendant l'enregistrement. Tout comme Olympus, Fuji a fait l'impasse sur un flash embarqué : dommage.



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