Pour cadrer, le Nikon V1 propose à la fois un viseur électronique et un écran LCD malheureusement non orientable. 

Écran

L'écran du V1 est capable d'afficher 921 000 sur une diagonale de 7,5 cm (rapport 3:2). L'affichage est fluide, que vous soyez en pleine lumière ou dans la pénombre. Dans ce dernier cas, l'affichage n'est pas perturbé par du bruit électronique, mais reste très sombre. Dans une pièce faiblement éclairée, il sera difficile de percevoir des détails. En plein soleil, l'écran se révèle très brillant. Dans ces conditions, il sera difficile d'estimer un cadrage sans être pile en face de l'écran. L'absence de rotule fait alors cruellement défaut. Le rendu colorimétrique par contre excellent. 

Nikon V1 test review mesures écrans LCD

De gauche à droite : mesure du gamma de l'écran en fonction de la luminance, température de couleur en fonction de la luminance et DeltaE 94.

Avec notre spectrophotomètre nous obtenons les résultats suivants :
- un gamma assez constant avec une moyenne à 2.3 : les noirs sont très profonds et les hautes lumières préservées.
- une température des couleurs qui atteint en moyenne 7000 K : le rendu des couleurs est froid. Les teintes seront un peu plus "brillantes".
- un rendu des couleurs Delta E94 moyen de 2,4 : c'est très bon. En dessous de 3, le rendu colorimétrique est considéré comme fidèle.

Viseur

Heureusement, le V1 dispose également d'un viseur électronique pour viser en plein soleil. Il est capable d'afficher 1 440 000 points (soit une définition de 800x600 pixels) avec une remarquable fluidité (sauf sous un éclairage de type fluo). Le rendu est très proche du viseur VF-2 d'Olympus et il s'agit probablement du modèle développé par Epson. Le grossissement est appréciable et le dégagement oculaire assez confortable. 

Nikon V1 test review mesures viseur électronique
De gauche à droite : mesure du gamma de l'écran en fonction de la luminance, température de couleur en fonction de la luminance et DeltaE 94.

Le viseur électronique est un peu moins bon pour le rendu des couleurs avec une température des couleurs très élevée avec une moyenne à 7595 K. L'affichage est donc très froid et clinquant. Le rendu des couleurs est également moins bon avec un DeltaE 94 moyen à 3,5, ce qui reste tout à fait correct et largement supérieur à la plupart des écrans LCD de compacts classiques. Vous noterez une dérive importante dans les rouges et les verts. Le gamma se situe en moyenne à 2,1 ce qui reste très bon.

Autofocus et réactivité

En arrivant avec presque 3 années de retard sur la concurrence (par rapport à l'annonce du format Micro 4/3), Nikon ne doit pas décevoir au niveau du système autofocus, véritable talon d'Achille des compacts à objectifs interchangeables. Avec les Nikon 1, la marque affirme disposer de l'autofocus le plus rapide du moment. Le plus intéressant de l'annonce réside dans la présence d'un autofocus hybride dans les V1 et J1. En effet, le capteur CMOS 1" intègre un système à corrélation de phase dans sa conception. Cette nouveauté n'en est pas vraiment une, puisque Fujifilm dispose déjà de cette technologie dans ses compacts F300 et Z800EXR. En outre, le V1 est capable d'utiliser un autofocus à détection de contraste lorsque les conditions lumineuses sont délicates.

Nous étions donc impatients de tester ce nouvel autofocus hybride. 

Nous avons testé le Nikon V1 avec le zoom transstandard livré en kit, le 10-30 mm f/3,5-5,6 doté de la motorisation STM (Silent Stepping Motor) qui autorise une mise au point très silencieuse, indispensable pour le mode vidéo.

En pleine lumière, le V1 se montre véloce avec le système autofocus par corrélation de phase avec un temps de mise au point qui se situe aux environs de 0,3 s. Pas mal, mais certains concurrents, comme le Pen E-P3 d'Olympus sont plus rapides. En basse lumière (3 Lux) et en studio, nous avons mesuré une latence de l'ordre de 0,5 seconde. Là aussi c'est convenable, mais certains modèles sont plus rapides. La latence au déclenchement est de 0,07 s, ce qui est plutôt bon, mais dans ce domaine, le compact expert de Fujifilm, le X100, est plus réactif (0,01 s). Enfin, entre deux photos (JPeg), le temps de latence est d'environ 1,7 s ce qui reste important. Nous sommes assez loin des performances d'un reflex avec lequel il est possible de descendre en dessous de 0,5 s.

Nous tenons également à préciser que l'autofocus par détection de contraste "pompe" beaucoup lorsqu'il est activé (manque de lumière). Dans ce cas, il est beaucoup moins rapide que le système homologue chez Panasonic. En basse lumière, le Nikon V1 se montre donc parfois très hésitant selon les conditions de prise de vue.
action temps
cadence commentaires
Mise sous tension
(temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point)
1,5 s / moyen
Latence au déclenchement  0,07 s / bien
Autofocus lumière 0,35 s s bien
Autofocus pénombre (3 lux)
avec lampe d'assistance
0,5 s s bien
Latence entre 2 photos
(JPeg)
1,7 s s moyen
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