Le Nikon V1 existe en deux finitions : blanc laqué et noir mat. Pour notre test, nous avons eu la version blanche. Les premiers contacts avec le V1 sont plutôt rassurants et la construction du compact est de haute volée. Les matériaux utilisés semblent solides et l'ensemble inspire confiance. 

Nikon joue le chic sobre avec un V1 blanc lisse et épuré.

Le dessus de l'appareil est également sobre avec simplement 3 touches pour commander la mise sous tension, le déclenchement et l'enregistrement vidéo.

Si à l'arrière, un petit revêtement caoutchouté pour bien caler le pouce, la surface laquée s'avère assez glissante et le compact ne dispose pas de poignée pour assurer une bonne préhension La finition noire mate se montre un peu moins glissante, mais l'absence de poignée est pénalisante pour un boîtier finalement assez lourd (482 tout équipé : batterie, carte, 10-30 mm f/3,5-5,6). Dans les autres manques, nous noterons le flash intégré. Comme Olympus avec le premier Pen, Nikon n'a pas jugé utile d'intégrer un flash pourtant toujours utile dans une soirée ou pour déboucher un contre-jour. Dommage. il vous faudra donc dépenser 159 euros pour acquérir un flash SB-N5 d'un nombre guide assez restreint (NG 8,5 à 100 ISO). Certes celui-ci est orientable à l'image des grands frères cobra et dispose d'une lampe Led pour assister l'appareil dans sa recherche du point. Notez qu'étonnamment, la torche n'est pas utilisable en vidéo, le flash étant alimenté par le connecteur (et donc la batterie du V1). En outre, le flash SB-5N n'est pas compatible avec le système CLS (Creative Lightning System) de Nikon qui permet de piloter des flashes distants sans fil. Pour cela, il faudra certainement atteindre la prochaine génération d'accessoire, comme nous le précisait Hirotake Nozaki lors d'une entrevue.

Nikon V1 test review connexion griffe porte accessoire
Le nouveau connecteur qui permet d'alimenter électriquement certains accessoires (flash, écran...).

Question encombrement, le V1 est un également un peu décevant. Avec un capteur plus petit que le 4/3 d'Olympus et de Panasonic, nous étions en mesure d'espérer des boîtiers plus petits et légers. Malheureusement, le V1 a un certain embonpoint (il intègre une batterie EN-EL15 du reflex D7000) et le boîtier est plus large qu'un Olympus E-PL3 qui dispose d'un écran inclinable. Certes, le Nikon V1 propose dans ce volume un viseur électronique de qualité, ce qui n'est pas le cas du E-PL3 et à configuration équivalente, le Micro 4/3 d'Olympus devient plus imposant (le viseur VF2 est inclinable, mais très volumineux). Même le Samsung NX10, qui intègre pourtant un viseur, un flash, une vraie poignée et un capteur APS-C autrement plus grand, n'apparaît pas comme gigantesque boîtier. Seules les optiques du système Nikon 1 sont moins larges. Mais sur ce point, Panasonic a également fait des progrès notamment avec son optique motorisée 14-42 mm f/3,5-5,6 X : le diamètre de l'optique est certes plus grand, mais en position voyage, le zoom se paie le luxe d'être plus petit que le 10-30 mm proposé par Nikon !

Nikon V1 10-30 mm et Olympus E-PL3 14-42 mm en position voyageNikon V1 10-30 mm et Samsung NX10 18-55 mm

Comparaison de boîtiers équipés : Nikon V1 + 10-30 mm f/3,5-5,6 en blanc, Olympus E-PL3 + 14-42 mm f/3,5-5,6 en gris et Samsung NX10 + 18-55 mm f/3,5-5,6 en noir.

Le modèle J1 est par contre plus fin et dispose d'un flash intégré. il faudra toutefois oublier le viseur électronique et l'écran LCD 921 000 points (7,5 cm 460 000 points).

Connexions

Le V1 dispose des connecteurs suivants :
- interface USB / Audio/vidéo (propriétaire)
- HDMI (de type C)
- une entrée micro stéréo au format mini jack

Nikon V1 test review prise en mains, connexions

À côté de cette connectique somme toute classique (hormis le micro), le V1 propose un nouveau système pour brancher des accessoires. En effet, la griffe permet d'alimenter et de communiquer avec différents accessoires. Pour l'instant, seuls un flash et un GPS sont disponibles, mais Nikon a déjà montré de nombreux projets comme un viseur externe ou un vidéo projecteur.

Nikon V1 projeceur (projet)
Projet de kit de communication (projecteur...) pour le Nikon V1 (crédit ephotozine.com)

Interface

Les deux premiers modèles de la gamme Nikon 1 sont clairement destinés au grand public comme en témoigne leur interface dépouillée. Nikon privilégie clairement le déclenchement aux réglages. 
Sur le dessus du boîtier, vous trouverez une touche de mise sous tension, un déclencheur photo et une commande d'enregistrement vidéo. Au dos, vous trouverez une commande F dont la finalité change selon le mode sélectionné (choix de l'obturateur en mode photo, enregistrement accélérer ou normal en mode vidéo...) un levier qui permet de naviguer dans les options (ouverture en mode A par exemple, mise au point manuelle...). Dommage que celui-ci ne puisse pas contrôler le zoom motorisé des prochaines optiques et notamment celui du 10-100 mm déjà présent au catalogue.



Classiquement, vous trouverez une roue codeuse associée à un trèfle de sélection (motorisation, AE-L / AF-L, correcteur d'exposition et mode autofocus) et quatre touches : disp, menu, lecture et poubelle.
Le Nikon V1 ne dispose donc d'aucune commande personnalisable. Pour toutes les autres options, il faudra donc passer par les menus, notamment pour activer les modes P,S,A et M. Dommage que Nikon n'est pas implanté une touche auto qui permettrait, à l'instar de la touche iA sur les Micro 4/3 Panasonic, de basculer rapidement dans un mode totalement assisté.

Nouveaux modes

Parmi les nouveautés introduites par le V1 (et le J1), vous trouverez des modes particuliers de prise de vue. Le premier est Instant animé. Lorsque la molette du compact est positionnée sur ce mode, le V1 enregistre une courte séquence vidéo au ralenti (2 secondes) d'où une image est extraite (un peu avant la fin de la séquence). Sur le V1, la séquence animée est jouée avec une petite musique (vous pouvez changer la musique) et se termine par l'affichage de l'image (au format 16/9e). Sur la carte, vous trouverez la séquence vidéo et le fichier JPeg séparés et sans musique. Impossible donc de relire la vidéo comme sur le V1. 

Nikon V1 test review avis : image extraite de l'instant animé
Image finale d'un instant animé.


Le plus difficile dans cet exercice reste sans doute de bien caler le déclenchement pour enregistrer le moment souhaité. Après plusieurs tentatives, il apparaît que cette synchronisation n'est franchement pas évidente.

Le second mode est le sélecteur de photo optimisé. Dans cette configuration, l'appareil prend 20 clichés avant et après le déclenchement (la majorité se situe avant) pour n'en retenir que 5 selon différents critères (exposition, sourire et yeux ouverts du sujet, netteté...). Le V1 n'affiche au final que la meilleure, les autres clichés étant conservés sur la carte mémoire. Si l'idée est plutôt intéressante, il est encore difficile d'imaginer laisser l'appareil choisir la meilleure photo à sa place. Nous avons tous des images floues ou techniquement ratées que nous conservons pour l'aspect émotionnel. Le V1 risque tout simplement de ne plus laisser place à cette émotion... Au passage, ce mode devrait considérablement accélérer le remplissage de votre carte mémoire.

En mode vidéo, le V1 propose des ralentis plutôt intéressants avec des cadences à 400 ou 1200 i/s. Malheureusement, la définition des séquences diminue de manière drastique avec respectivement un affichage en 640x240 pixels et 320x120 pixels. Les résultats sont plutôt agréables, même si vous remarquerez une augmentation importante et logique du bruit électronique, l'appareil augmentant la sensibilité ISO pour conserver une bonne exposition.

Exemple de vidéo à 400 i/s et en 640x240 pixels.

Discrétion

L'une des particularités intéressantes du Nikon V1 est la présence d'un obturateur mécanique couplé à un obturateur électronique. Le passage d'un mode à l'autre s’effectue à l'aide de la commande F. Contrairement à tous les autres compacts à objectifs interchangeables (Pentax Q excepté), le V1 peut être totalement silencieux à l'instar d'un compact classique. Ainsi, dès son premier essai, Nikon fait mieux qu'Olympus, Panasonic ou Sony (rappelons que le NEX-5N propose un premier rideau électronique et un second rideau mécanique) sur le plan de la discrétion. Vous pourrez donc déclencher pendant un concert ou dans un musée sans risque de se faire repérer par le son de l'obturateur. Cette absence de bruit est d'ailleurs assez perturbante et vous aurez peut-être l'impression que l'appareil ne déclenche pas.
En outre, l'obturateur électronique permet d'atteindre des cadences rafale très élevées (60 i/s) sans le moindre problème. Notez que le Nikon 1 J1 ne propose pas d'obturateur mécanique ce qui permet de gagner un peu de place et de proposer un filtre physique (comme sur le Sigma SD) contre la poussière.

Alors, pourquoi continuer à proposer un obturateur mécanique plus bruyant et moins rapide ? Pour continuer à avoir un repère sonore, limiter les effets d'éblouissement du capteur et de rolling shutter sur des sujets en déplacement très rapide.


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