Accessoire :  sac à dos photo
Distributeur : Kerpix
contenance : 1 reflex + grip + zoom transstandard + 4 optiques. Ordinateur 17".
coloris : noir

Longtemps, les sacs à dos devaient avant tout être solides et confortables. Mais ils doivent maintenant être aussi pratiques, permettant d'accéder rapidement au matériel nécessaire sans poser le sac au sol, phénomène marqué par les accès latéraux apparus chez tous les constructeurs et par l'arrivée des sacs à dos "sling" — une seule bretelle, en diagonale, qui permet de faire tourner rapidement le sac pour le mettre sur les genoux.

Le Kata 3N1 a été l'un des premiers sacs à les réunir tous, avec accès latéraux et possibilité de porter au choix sur une bretelle diagonale ou sur deux bretelles droites ; Tamrac lui emboîte le pas avec l'Evolution, qui reprend sensiblement le même principe. Nous avons testé l'Evolution 9, plus grand modèle de la gamme, qui reprend le généreux volume du plus classique Adventure 9.

Aménagements : très bien, mais pas parfait

Le premier coup d'œil surprend un peu : l'Evolution est massif, carré et impressionne à l'œil. L'explication est simple : il tente de concilier la praticité d'un sac mixte (avec poche généraliste) et la capacité d'un sac dédié à la photo.



La capacité du compartiment photo était un point fort de l'Adventure 9. On retrouve celle-ci sur l'Evolution 9 : dans notre exemple, nous avons fait tenir un D7000 équipé de sa poignée optionnelle et monté sur un Sigma 120-400 mm, plus un D70 monté avec un Nikkor 18-105 mm, et il reste facilement de la place pour un objectif supplémentaire ou un flash cobra. En fait, l'ensemble D7000+120-400 mm est trop long pour passer par l'ouverture principale, mais se glisse facilement par la poche latérale : on gagne donc encore en latitude d'aménagement par rapport à l'Adventure 9.

Détail appréciable : dans cette configuration, les deux appareils sont directement accessibles, chacun par une ouverture latérale. Autre bonus : le fond du compartiment et les cloisons transversales sont entièrement recouverts de scratch, permettant de re-compartimenter le sac librement en fonction des besoins (ci-dessus, la séparation transversale supérieure et deux petites cloisons ont été ôtées pour laisser la place au télézoom). On peut même supprimer totalement la cloison du compartiment photo, pour obtenir un sac à dos classique, d'un seul bloc sur toute sa hauteur.

Petit regret : l'ensemble est noir, rendant l'intérieur du sac peu lisible. Kata, Vanguard et quelques autres proposent des intérieurs clairs, dans lesquels il est plus facile de retrouver son matériel à la lueur d'une lampe frontale...


À gauche, les filets des poches supérieures ; celui du rabat dispose d'une fermeture Éclair. À droite, les poches du compartiment photo sont fermées par un mini-scratch : les cartes mémoire ont la place de passer de part et d'autre...

Pour les petits accessoires, en revanche, Tamrac n'a inexplicablement pas repris la multitude de mini-poches fermées de l'Adventure. On trouve une grande poche sur le rabat principal et trois plus petites sur chaque ouverture latérale, mais celles-ci restent larges et retenues par un simple point de scratch : on n'y mettra donc pas des cartes mémoires, au risque de les perdre. Les filets des deux petites poches supérieures (dont un contient la housse anti-pluie) sont des recours possibles, mais on aurait préféré les garder pour les clefs, le portefeuille ou d'autres petits éléments à avoir sous la main.

Le compartiment généraliste, enfin, est nettement plus accessible que sur l'Adventure et comporte un large filet. Une poche fermée recouvre également son ouverture, rendant l'ensemble assez pratique pour mettre son bazar.

Rien à dire sur la généreuse poche ordinateur 17", située immédiatement dans le dos, sinon que la poignée du sac a tendance à se rabattre dessus et à compliquer son ouverture.

Enfin, petit détail de construction un peu décevant : si l'ensemble du sac offre une rigidité rassurante quant à la protection du matériel, on note l'absence de protection plastique sur la face inférieure. Or, on n'a pas toujours la possibilité de mettre en place la housse anti-pluie avant de poser le sac par terre...

Deux bretelles, un sac, trois possibilités

La principale originalité de l'Evolution, c'est donc son harnais. Le bas des bretelles est fixé par des mousquetons, décrochables donc à volonté, et le dos du sac comporte une poche matelassée dans laquelle on peut ranger une bretelle inutilisée.

La bretelle unique diagonale est la position la plus pratique pour accéder rapidement au matériel : il suffit de la faire glisser autour du cou. La symétrie du sac offre cette possibilité aussi bien aux gauchers qu'aux droitiers. En revanche, sac au dos, le poids tire ainsi sur une seule épaule : on ne conseille pas cette configuration pour les longues marches.

Les deux bretelles parallèles, comme sur un sac à dos classique, permettent une meilleure répartition des masses. On peut encore accéder aux ouvertures latérales en détachant une épaule, mais il faudra alors un peu d'attention pour éviter que l'unique bretelle restante glisse et se décroche : à réserver aux épaules larges et avec prudence.

Enfin, les deux bretelles croisées forment un harnais assez contraignant (il faut défaire une bretelle, passer l'autre comme dans le premier cas, puis re-mousquetonner la première), mais très serré : le sac est parfaitement accroché et suit les moindres mouvements du dos, ce qui peut être appréciable en escalade ou en deux-roues par exemple.

Le principe en lui-même est intéressant, c'est indéniable ; mais plusieurs freins nous font douter de son opportunité. Tout d'abord, l'Evolution 9 est grand : on peut y faire rentrer à l'aise deux boîtiers experts, leurs objectifs, un ordinateur portable 17" et quelques petits accessoires, et il comporte un support de trépied. Connaissant les photographes, s'ils achètent un sac de ce volume, c'est pour le remplir : il va vite peser sa quinzaine de kilos. Dès lors, le port en bandoulière paraît peu convaincant : une seule épaule pour porter une telle masse, ça devient très vite très fatigant, voire douloureux. Proposer le choix sac classique / "sling pack" sur un petit modèle, sans ordinateur et pour un boîtier et deux-trois objectifs, nous paraîtrait donc plus opportun que sur un modèle de cette taille.


Surtout que le portage n'est pas le point fort de l'Evolution. Bien entendu, le mode de fixation interdit d'avoir une vraie ceinture lombaire qui envelopperait les hanches (par ailleurs, certains n'aiment pas de telles ceintures enveloppantes, aussi bénéfiques soient-elles pour le bas du dos), mais est-ce une raison pour avoir un dos plat, sans aération ni moulures de maintien ?

Et les bretelles, alors ? Elles sont étroites (la protection inférieure ne couvre cependant pas toute la largeur), peu rembourrées, et surtout quasiment droites. Rappelons que des sangles courbes, en contournant le cou et en revenant naturellement vers les clavicules, répartissent mieux la charge et imposent moins d'efforts aux trapèzes et aux pectoraux. Ici, à moins d'attacher la sangle de poitrine — mais alors, l'accès aux poches latérales est freiné par l'obligation de la détacher —, il faut marcher les épaules hautes pour éviter que les bretelles ne glissent vers le bras... C'est d'autant plus dommage que les gammes Adventure et Aero du même constructeur disposent, elles, de bretelles élégamment courbées et bien plus confortables.

Notre avis

Du point de vue du matériel photographique, le Tamrac Evolution 9 est idéal : grand, spacieux, modulaire, il ne lui manque qu'une poignée de mini-poches adaptées aux batteries ou aux cartes mémoires et un revêtement un peu plus clair pour faire un carton plein.

Du point de vue de l'ostéopathe, en revanche, c'est une fausse bonne idée. La modularité du harnais serait géniale sur un sac léger, mais en pratique seule la position à deux bretelles est utilisable une fois ce gros volume chargé ; croiser les bretelles apporte bien un surcroît de stabilité, mais c'est tellement contraignant à l'usage qu'on ne le conseillera que très ponctuellement, pour des activités nécessitant un sac très bien fixé — et la position classique, avec ceinture et sangle de poitrine, tiendra aussi bien. Et comme les bretelles sont étroites, droites et finalement loin du confort d'un Adventure 9 ou d'un Up-rise 48 (sans parler du dos rigide et aéré d'un Bumblebee, qui joue carrément dans une autre catégorie), on arrive à la conclusion que le harnais modulaire de l'Evolution 9, censé être son point fort, est plus son principal inconvénient. C'est surtout un vrai problème face à la gamme Kata 3N1, qui propose le même type de modularité des bretelles et les mêmes accès latéraux, mais avec un vrai harnais

Points forts

Points faibles

Volume généreux du compartiment photo

Dos plat, sans aération ni maintien latéral

Modularité des cloisons (toutes amovibles et repositionnables)

Pas de protection des lombaires

Bonne capacité du compartiment pique-nique

Manque de confort des bretelles (étroites et peu enveloppantes)

Poche pour ordinateur jusqu'à 17 pouces

Utilité d'un harnais modulaire sur un sac de ce poids ?

Poches latérales pour petits accessories (clefs, porte-feuilles...)

Encombrement important

Accès latéraux symétriques (gauchers, utilisateurs de deux appareils...)

Pas de protection sous le sac (ne pas poser sur sol humide)

Support trépied intégré

Pas de rangement fermé pour cartes mémoires, batteries...

Housse anti-pluie fournie

Prix surprenant (100 € de plus que l'Evolution 8 !)

Harnais modulaire

 


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  • Dimension :

    50x33x28 cm (extérieur)
  • Poids :

    2,3 kg
  • Photo :

    1 reflex + grip + zoom transstandard + 4 optiques.
  • Ordinateur :

    1 notebook (17" max)
  • Coloris :

    Noir
  • Site Internet :

  • Garantie :

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Tamrac Evolution 9 test review 

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