leaf aptus II-12 test review sur phase one 645D

La définition avant tout

Voici quelques images faites dans de bonnes conditions : éclairage au flash en studio, appareil sur pied.

Leaf Aptus II 12 test sur mire
Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour un aperçu en plein définition (Aptus II-12 80 Mpx)

Le résultat sur la mire est impressionnant. L'objectif Schneider Kreuznach 80 mm LS n'a aucun problème pour exploiter la définition du capteur.

Comparaison 80 Mpx contre 18 Mpx...

Voici, en référence, le résultat de la même prise de vues, effectuée par un reflex amateur de 18 Mpix.
comparaison Aptus II 12 canon 550d crop 100%comparaison Aptus II 12 canon 550d crop 100%
Voici la même partie de la gamme affichée à 100%. L'intérêt de l'ultra définition est évident (cliquez pour voir à 100%, Aptus II-12 à gauche, Canon 550D à droite)

Aptus II-12 test review gestion du bruit électronique

Comme d'habitude, avec un dos, mieux vaut amener sa lumière. La sensibilité est limitée à 800ISO où le bruit coloré est présent. Il semble que la taille relativement grande des pixels (supérieure à 5,2 µm) ne suffise pas à récupérer assez de lumière. Le rendement est inférieur à celui des reflex pro sortis en 2010.

leaf aptus II-12 test review sur phase one 645Dleaf aptus II-12 test review sur phase one 645D exemple
Voici le détail de la carte du restaurant cadrée dans la vue ci-dessous

Pour le plaisir, le détail et les couleurs, de reproductions.

leaf aptus II-12 test review sur phase one 645D exempleleaf aptus II-12 test review sur phase one 645D détail

Connecté ou autonome ?

Un peu lourd - 2460g avec carte et batteries - l'ensemble boîtier, dos, objectif 80mm f:2,8 LS Schneider Kreuznach peut tout même prendre l'air.

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En mode autonome

L'Aptus reste limité par la capacité des batteries - une centaine de shoots 100 - (batterie du dos, et autonomie du 645DF, 300 images). Ne soyez pas pressé, comptez 23 s pour la mise en route de l'Aptus. La batterie externe provoque une protubérance incompatible avec certains trépieds. Posé sur une table, le 645DF opte pour une étrange position inclinée. Un air penché commune à toute la famille Aptus. L'écran tactile de 6, 7cm est toujours aussi peu défini (Leaf ne communique pas sur la définition). Pour juger la pose, il ne faut pas se fier aux couleurs affichées – trop contrastées, trop saturées - mais, plutôt à l'histogramme.

Côté carte mémoire, il faut du lourd ! Maximum 33 poses pour une CF de 4 Go et encore grâce au .mos compressés sans perte !

A la mise en route, le ventilateur se fait entendre. Rien de grave, j' utilise des Leaf depuis six ans sans aucune panne de ce coté, aucune vibration ne vient affaiblir la netteté. Fixé sur le 645DF, le dos ne peut pas tourner. Une version R, proposée au même prix s'adapte au boîtier 6x6, 6x7 et chambre de toutes marques. Cette version R est bien conçue, la rotation du capteur permet de conserver le même centre optique. La solution est plus aisée que la rotation totale du moyen format sur rotule (même remarque sur un custom brackets Digit PRO-SV). La rotation du capteur permet de passer en un clin d'œil de l'horizontal au vertical sur pied ou sur statif. Le mécanisme très précis (vérifié sur AptusII-10 de 56 Mpix) est extrêmement robuste - pas de décalage sur le modèle utilisé depuis 26 mois. Une solution unique dans le petit monde des constructeurs de dos. A privilégier pour tous les moyens formats supérieurs ou égal au 6x6.

En mode connecté

Plus de problème d'autonomie, c'est l'ordinateur qui alimente l'Aptus via la connectique Firewire 800. Plus de problème de carte mémoire, le disque dur qui prend la relève. Dans ce cas, les couleurs et la pose sont plus faciles à juger sur le grand écran d'un ordinateur portable ou de bureau (calibrage obligatoire). L'inconvénient évident reste bien sûr le fil à la patte, mais quel confort de travail !

Mode Live view


Ce dos Aptus II-12, équipé d'un CCD un 80 Mpix mesure 53,7 x 40,3 mm.
La conception des CCD n'étant pas adaptée à la vidéo, on imagine bien que le mode Live View sera pourvu de défauts. Dans ce cas, la débauche de pixels n'est pas un atout. La définition doit être dramatiquement réduite pour être affichée dans une définition proche du 800x600 (en fonction de votre écran et de la largeur de votre fenêtre). L'affichage est très saccadé et inutilisable sur un sujet en mouvement.

Les dangers du grand capteur ultra défini

La profondeur de champ varie en fonction du grossissement et du diaph. A cadrage égal, plus le capteur est gros, plus la profondeur de champ sera réduite.



Sur ces quelques exemples de paysage on peut aussi juger du peu de profondeur de champ avec ce gros capteur. Le sujet situé à plus de 20 m ne se confond encore pas avec l'infini. On voit que les erreurs de mise au point sont alors implacables.



Le fond situé à plus de 50m est bien net, les premiers plans compris entre 10 et 20m manquent de piqué même à f/8. Il n'en serait rien avec un reflex plein capteur (24x36mm). Attention donc à la précision de la mise au point. En manuel, elle est, malheureusement très difficile à juger sur le dépoli du 645DF. De plus son AF est très complexe à maîtriser. Le bouton de blocage d'AF n'est pas facile à atteindre. Le Phase one 645DF est à réserver aux photographes patients, méticuleux et expérimentés.

Leaf Remote



Cette application originale permet d'afficher sur Iphone, Ipad et Ipod touch, les images .mos stockées sur le disque dur du PC ou du Mac qui pilote le dos. De meilleure définition que l'écran des Aptus, il affiche rapidement les grosses images, transmises via un réseau wi-fi. Il devient alors plus simple de juger netteté et couleurs. Il manque malheureusement à Leaf Remote Server, des fonctions de pilotage du boîtier, choix des diaphragmes, vitesses, modes d'expo et un bouton déclencheur.
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