Olympus XZ-1 test review recommandé

Coup d'essai ou coup de maître ? Il faut bien avouer que le compact expert d'Olympus XZ-1 est, sous bien des aspects, très séduisant; à commencer par l'optique, un beau zoom 4x offrant à la fois un grand-angle bien pratique et un télé suffisant pour la plupart des situations (28-112 mm). Bien sûr, c'est la luminosité record qui marquera les esprits concernés. Avec une plage d'ouverture de f/1,8 à f/2,5, le modèle d'Olympus se montre plus lumineux que tous les autres concurrents avec, à la clé, deux bénéfices : un flou arrière plus prononcé et un recours aux hautes sensibilités moins fréquent. Pour ne rien gâcher, les ingénieurs d'Olympus ont bien optimisé l'optique qui offre une belle qualité d'image dès la pleine ouverture. Le second argument mis en avant par la marque est moins évident : le capteur 1/1,63" à 10 Mpx. Pour les compacts experts, le capteur 10 Mpx semble être la norme alors que la tendance pousse les autres modèles vers des chiffres ahurissants (16 Mpx...). Avec des photodiodes un peu plus grandes que la moyenne, la gestion du bruit devrait logiquement s'en trouver simplifiée. Vrai en théorie, le gain n'est pas aussi spectaculaire qu'attendu et il sera sage de ne pas dépasser 800 ISO pour éviter un lissage trop important. Certes, c'est déjà un gain par rapport aux compacts moins "experts", mais le Canon G12 fait par exemple mieux dans ce domaine. Notez qu'en utilisant le format raw (malheureusement propriétaire), il sera possible de travailler plus finement les images et notamment le bruit électronique. Notez également que la généreuse ouverture de l'optique permet de limiter l'usage des hautes et capricieuses sensibilités ISO.

On pourra également déplorer l'absence de mode vidéo HDTV 1080 (pour les puristes) avec son stéréo (plus contraignant) par défaut. 

La qualité d'un appareil photo ne se limite (heureusement) pas à sa qualité d'image. L'autofocus, la réactivité, la visée, les réglages sont des arguments importants à prendre en compte. Pendant nos tests, l'XZ-1 s'est montré très agréable à utiliser. La mise sous tension est rapide et l'autofocus vaillant et réactif dans la plupart des situations. L'écran Oled propose des angles de vision larges et un excellent contraste, on pourra juste regretter un rendu des couleurs approximatif et un effet de smear (ligne lumineuse verticale) souvent visible. 

Côté ergonomie, le XZ-1 apparait finalement assez classique malgré la présence de deux molettes de réglage, dont une autour de l'objectif. Si les principaux réglages (ouverture, vitesse, sensibilité) sont facilement accessibles avec les différents modes à priorité, d'autres options font défaut et notamment la possibilité de changer rapidement la mesure d'exposition, la balance des blancs ou la mémorisation de l'exposition. En effet, sans ce bouton, impossible de contrôler réellement l'exposition d'une image. C'est donc la base de la créativité photographique qui échappe donc au photographe. Il manque en fait une touche personnalisable ou qui permettrait d'attribuer rapidement une autre fonction à la bague autour de l'objectif comme le proposent les Samsung NX avec les objectifs iFn.

Au final, le XZ-1 d'Olympus est un compact expert, ou plutôt un compact haut de gamme convaincant et qui, point important, tient dans une poche de pantalon. Vous n'hésiterez donc pas à prendre votre appareil pour la moindre occasion. Une discrétion qui fera oublier quelques défauts plus ou moins handicapants selon son profil photographique. Ainsi, on pointera l'absence de mode vidéo HDTV 1080 stéréo, l'obligation de passer par un viseur optionnel ou la batterie un peu légère.

Face à la concurrence

Panasonic LX5 test review comparaison
Panasonic LX5. Dans la gamme des compacts experts Panasonic a réussi à imposer son modèle LX depuis déjà quelques années. Le dernier modèle en date offre un zoom 24-90 mm polyvalent et lumineux (f/2-3,3) toutefois un peu en retrait par rapport au zoom du XZ-1 en terme d'ouverture. En terme de qualité de fabrication, les deux compacts sont similaires avec une finition de haut niveau. Côté écran, le XZ-1 propose un modèle Oled plus contrasté et plus facilement lisible que celui du Panasonic. Le LX5 dispose d'une poignée mieux dessinée pour une meilleure préhension, mais au final, le modèle Panasonic s'avère également plus volumineux. L'interface du LX5 est plus complète et dispose d'une touche AEL pour un usage expert complet. Les deux compacts disposent également de tous les automatismes actuels et peuvent être utilisés sans problème par un béotien.
En terme de qualité d'image, le LX5 se montre plus performant dans la gestion des hautes sensibilités (dès 800 ISO)  avec des fichiers JPeg, mais les deux compacts devraient jouer les coudes à coudes sur le développement des fichiers bruts. Sur les options vidéo, les deux modèles souffrent des mêmes lacunes : absence d'enregistrement stéréo et pas de HDTV 1080. Le LX5 domine d'une courte tête avec une compression plus performante (AVCHD).


Canon G12 test review
Canon PowerShot G12
. Plus volumineux, le G12 tient difficilement dans une poche de pantalon contrairement au XZ-1 d'Olympus. Le compact expert de Canon profite de cet embonpoint pour offrir une interface riche et fonctionnelle : deux molettes de réglages, profusion d'accès directs aux réglages (ISO, correcteur d'exposition, touche personnalisable, mémorisation de l'exposition...), viseur optique (de piètre qualité, mais présent) et un écran LCD 460 000 points monté sur rotule. Difficile de faire mieux.
Côté optique, le 28-140 mm (5x) du Canon semble plus polyvalent, mais l'ensemble est beaucoup moins lumineux que le 28-112 mm du XZ-1. Malgré la stabilisation optique du G12, il est sera moins aisé de photographier en basse lumière et surtout l'autofocus du compact Canon jettera l'éponge plus rapidement. Si l'optique du G12 est un peu moins précise que celle de l'Olympus, le Canon se rattrape avec une gestion plus fine du bruit électronique. Côté vidéo, le G12 n'offre qu'un mode 720p à 30 i/s sans zoom optique.

   
Nikon P7000 test review
Nikon Coolpix P7000
. Du même gabarit que le Canon G12, le Nikon P7000 ne rentrera guère plus que son concurrent dans une poche de pantalon. Un volume mis à profit pour proposer une interface dense et complète (deux molettes, pléthore de réglages directs, viseur optique...), un large écran 920 000 points, une griffe flash... Nikon a opté pour un zoom plus polyvalent (28-200 mm), mais moins lumineux (f/2,8-5,6) et un peu moins piqué. En basse lumière, le XZ-1 se montrera donc plus à l'aise et doté d'un autofocus plus réactif. Nikon maîtrise parfaitement la gestion du bruit électronique et le démontre une nouvelle fois avec le P7000 qui opère à 800 ISO sans trop de difficultés contrairement au XZ-1. Le mode vidéo est plutôt abouti avec un enregistrement HDTV 720p (24 i/s seulement) avec zoom optique et son stéréo (cerise sur le gâteau, une prise micro est également disponible). Dommage qu'il n'existe pas de touche dédiée à l'enregistrement vidéo.


Samsung EX1 test review
Samsung EX1
. Sans doute le plus proche en terme de luminosité, le Samsung EX1 reste un compact plus imposant et plus lourd que le XZ-1 d'Olympus. Le modèle Samsung intègre un zoom optique 3x 24-72 mm qui montrera sans doute rapidement ses limites en télé, mais doté d'une luminosité extrême (f/1,8-2,4). Toutefois, le XZ-1 détient le record avec une luminosité f/2,2 à 72 mm . Plus imposant, le EX-1 propose également une interface plus riche : écran Amoled monté sur rotule très contrasté, touches d'accès directs (AEL, vidéo, mesure d'exposition), deux barillets de sélection, deux molettes de réglage et une véritable petite poignée. Doté d'un capteur CCD 10 Mpx, le Samsung EX-1 est un peu un retrait par rapport aux autres modèles et notamment le XZ-1 d'Olympus. L'optique du XZ-1 s'avère également plus performante notamment à pleine ouverture. Enfin, le XZ-1 se montre beaucoup plus réactif (notamment à la mise sous tension et l'enregistrement des images). Dernier point la vidéo. Avec son format VGA, le EX1 ne tient pas la comparaison face aux autres compétiteurs.

Points forts

Points faibles

Zoom 4x (28-112 mm) lumineux (f/1,8-f/2,5), polyvalent et d'une excellente qualité

Lissage important des JPeg au-delà de 400 ISO (il est préférable de photographier en raw)

Qualité des JPeg de 100 à 400 sur toute la plage focale

Personnalisation limitée (impossible de changer l'affectation de la bague autour de l'objectif)

Autofocus réactif dans la plupart des situations

Rendu colorimétrique de l'écran LCD manquant de sérieux

Ecran OLED bien constrasté et disposant d'angles de vision larges

Aucune touche personnalisable (pour la sensibilité ISO, la mémorisation de l'exposition ou la balance des blancs)

Mode super macro à 1 cm

vidéo : pas de HDTV 1080, pas de son stéréo (en standard), compression Motion-JPeg vieillote, rolling shutter bien visible, pas de zoom lent...

Vidéo : zoom optique disponible, autofocus continu assez performant

Format Raw propriétaire

Gestion de flashes distants sans fil et griffe pour fixer un flash de reportage

Connexion USB propriétaire (et HDMI type D encore peu courant)

Connecteur permettant d'utiliser différents accessoires (viseur électronique de qualité, lampe macro, micro stéréo...)

Autonomie un peu limitée (largement moins de 200 vues)

Modes artistiques (sténopé, miniature...) réussis

Optique assez sensible au flare

Boîtier très compact (tient dans une poche de pantalon)

Problème de smear (bande colorée) à la visée et en vidéo

Finition de l'appareil d'un très bon niveau

Pas de rotation automatique des images

Viseur électronique de qualité en option (mais cher)

Capuchon d'objectif peu pratique

 

Pas de niveau électronique affichable


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