Olympus E-PL2 test review recommandé

À la question le E-PL2 est-il un digne successeur du E-PL1 nous répondrons oui, et plus que cela.
Ne cachons pas notre enthousiasme, Olympus a fait de gros efforts pour ce dernier boitier Micro4/3.

L'écran est deux fois plus défini que son prédécesseur et se hisse enfin au niveau de la concurrence. Sans toutefois rivaliser avec une dalle Amoled il est plus précis, plus contrasté et plus agréable à utiliser.

L'autofocus est plus rapide et plus silencieux. La nouvelle otique 14-42 équipée de la motorisation MSC ainsi que le zoom ultra-grand angle 9-18 autorise un temps de latence entre la mise au point et le déclenchement de l'ordre de 0,2 à 0,3 s, ce qui place le E-PL2 face à des reflex d'entrée de gamme. Il n'y a désormais qu'avec des sujets rapides et en basse lumière que le dernier né des Micro4/3 marque clairement le pas. Néanmoins, et grâce a des optiques lumineuses facilement adaptables (celle du parc Mirco4/3), il est facile de faire une mise au point manuelle précise lorsque les conditions sont difficiles. Sans compter que l'adjonction du viseur aidera au maintien de l'appareil contre le corps.

Plus qu'un simple boitier de débutant, le EPL-2 s'adresse finalement à un large public. Ses menus simplifiés (en mode bridé) et ses aides contextuelles mettent les jeux de profondeurs de champs, de vitesse et d'effets créatifs à la portée du plus grand nombre. Cependant, Olympus a bien compris qu'une part non négligeable des utilisateurs Micro4/3 était aussi des photographes avertis. Soit parce qu'ils utilisent ces boitiers peu encombrants comme boitier principal et souhaitent évoluer avec, soit parce que certains les ont adoptés en tant que second boitier, sans vouloir sacrifier à la qualité d'image. Ainsi la marque bleue propose un grand choix de personnalisation des touches "raccourcis" et, via un menu plus que touffu, une large gamme de fonctionnalités. Une fois le E-PL2 débridé, celui-ci n'a pas à rougir face à un boitier expert. Cependant, et c'est là selon nous l'un des plus gros points négatifs de ce boitier, les menus sont franchement rébarbatifs voire incompréhensibles. Il faut absolument qu'Olympus mette en peu d'ordre  et de logique dans cela...sans pour autant supprimer de fonctions parmi toutes celles proposées ! 

Enfin, et c'est certainement l'essentiel, la qualité d'image est préservée voire en progrès. En effet, on note une amélioration de celle-ci en haute sensibilité. Les JPeg directs permettent de tirer des images propres jusqu'à 1600 ISO (à condition de bien exposer et de ne pas avoir trop de matière sombre). A 3200 ISO, les images sont exploitables si vous photographiez en raw et passez un peu de temps en post-traitement. En tous cas, le grain Olympus nous séduit et même si celui-ci éclate à partir de 3200 ISO, avec un léger traitement, nous sommes très proches d'un rendu argentique. La colorimétrie est juste et surtout les images sont assez pétillantes en mode standard.

Le E-PL2 offre la possibilité d'utiliser des filtres créatifs afin de créer quelques rendus "arty" sur les JPeg directs. Face au public qu'il cible, ceux-ci trouvent leur légitimité d'autant plus qu'il est possible de sauvegarder le raw + le JPeg traité. Trois ont notre faveur, le rendu noir et blanc, le filtre sténopé et le filtre ton drama. 

Pour finir, comme quasiment tous les µ4/3, le E-PL2 intègre la vidéo HD. Celle-ci n'est cependant "que" du 720p 30im/s en Motion JPeg (conteneur AVI). Ce codec est un peu moins performant que le désormais courant AVCHD et prend plus de place sur les cartes mémoires. Il est néanmoins plus malléable au montage. La qualité des vidéos est d'un très bon niveau. Sur des sujets se mouvant rapidement nous n'avons noté aucune saute ou saccade dues à un bitrate trop faible. A noter que les objectifs MSC permettent de filmer avec un Autofocus continu et semblent résoudre en grande partie les problèmes de pompages qu'avaient connu les précédentes générations de  Micro4/3 Olympus.

Face à cette montée en puissance du produit et ses qualités intrinsèques nous ne pouvions passer à côté d'un recommandé Focus. Ajoutons que durant notre périple au Vietnam, celui-ci s'est trouvé fiable en toutes circonstances et ne nous a jamais fait défaut...même dans les pires moments.

Points forts

Points faibles

Stabilisation mécanique intégrée dans le boîtier

Autonomie de la batterie limitée

Qualité de l'écran LCD 460 000 points

Toujours pas de logiciel pour Mac OS X ou Linux

Présence d'une roue codeuse à l'arrière du boîtier pour faciliter les réglages

Pas de prise micro et casque en standard (il faut acheter un modèle optionnel)

Obturateur jusqu'à 1/4000 s

Carte SD inacessible si le boîtier est monté sur trépied

Nouvelle optique 14-42 mm f/3,5-5,6 très compact et plus rapide pour la mise au point que l'ancienne version

LCD non rotatif

Présence d'un flash intégré. Gestion de flashes distants sans fil possible

Menus de réglages de l'appareil trop souvent difficiles à comprendre (différent des réglages photographiques)

Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 1600 voire 3200 ISO

La roue codeuse n'est pas aussi pratique qu'une molette de pouce

Interface simplifiée pour les réglages photographiques

Format brut .ORF propriétaire

Filtres artistiques intéressants

 

Viseur électronique (option) précis, mais cher et volumineux

 

Parc d'optiques de plus en plus développé

 

Face à la concurrence

Panasonic GF2

Panasonic GF2

Bénéficiant du même parc d'optiques, le Panasonic GF2 est sans doute le concurrent le plus direct du nouveau E-PL2. Il se démarque par la présence d'un écran tactile et d'une interface revue et simplifiée.
Le modèle Panasonic prend l'avantage concernant le mode vidéo. Le compact est capable de clips en HDTV 1080i (AVCHD, 17 Mbit/s à 50 i/s) alors que l'E-PL2 se contente d'un 720p en AVI (Motion JPeg). Le compact d'Olympus conserve l'avantage d'intégrer une stabilisation mécanique qui fonctionne avec toutes les optiques et possède des accessoires intéressants, notamment un caisson étanche. Au final, le E-PL2 prend une petite longueur d'avance avec une qualité d'image (JPeg) légèrement supérieure avec une gestion du bruit électronique plus fine.

Samsung NX100

Samsung NX100

Face au E-PL2, le compact NX100 de Samsung a bien du mal à se positionner. Certes l'écran Amoled est splendide et supérieur à celui du compact Olympus et le système i-Function très intéressant, mais globalement, le NX100 est en retrait par rapport à son concurrent : pas de flash intégré, pas de stabilisation intégrée (et optique de kit non stabilisé), un nombre d'accessoires limité, un parc optique plus petit et un autofocus moins performant. Au niveau de la qualité des images, le capteur plus grand du NX100 offre plus de potentiel que celui du E-PL2 avec notamment une définition supérieure. Au niveau du bruit électronique, les résultats sont assez proches.

Sony NEX-5
Sony NEX-5

Le Sony NEX-5 est le compact à objectifs interchangeables de l'année 2010. Petit, rapide, disposant d'un grand capteur APS-C de 16 Mpx, d'un écran LCD orientable 920 000 points, un mode panoramique intéressant, d'une rafale à 7 i/s et d'un mode vidéo 1080i. Le compact Sony semble donc distancer encore ses concurrents. On pourra toujours regretter que le parc optique soit toujours aussi limité par rapport au format Micro 4/3 et que le petit compact n'intègre pas de stabilisation.

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