

Canon EF 50mm f/1,2L USML’objectif le plus onéreux de tous ceux cités ici, mais pas le plus efficace d’après les mesures. Sur le capteur plein format à très haute résolution du 1Ds MkIII, le f/1,2L rend une grosse dizaine de lp/mm à un bien moins onéreux Canon 50 mm f/1,4. Le MTF nous renseigne bien sur l’homogénéité toute relative de ce 50 mm qui ne parvient pas à équilibrer la définition sur l’ensemble du champ et propose toujours des bords très en retrait. De plus, le vignetage est assez prononcé sur capteurs 24x36 cm il faudra fermer à f/2,8 et au-delà pour ne plus souffrir d’une perte de luminosité très marquée dans les coins. Le tout est agrémenté de très fortes aberrations chromatiques. Difficile de justifier un prix aussi élevé.Résumé : Loin d’être le meilleur performeur sur APS-C, APS-H ou Full Frame cet onéreux 50 mm de série L est dépassé par la plupart des autres optiques Canon pourtant bien moins chères, notamment l’excellent f/1.4 USM. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,2, f/2,8 et f/5,6.
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Canon EF 50 mm f/1,4 USM - recommandé par Focus Numérique -C’est le meilleur choix pour monture Canon. Ne tergiversons pas. Cet objectif offre la meilleure définition de tout le dossier. Monté sur un 1Ds MkIII il offre 63 lp/mm… personne ne fait mieux pour l’heure, toutes montures confondues. Cet excellent piqué, le 50 mm f/1,4 USM le garantit sur toutes les tailles de capteur Canon, APS-C et APS-H inclus. Pour ne rien gâcher, son MTF est excellent. Très homogène, il vignette pas mal à pleine ouverture, mais en perd presque toute trace dès f/2,8. Son seul point faible, comme tous les 50 mm Canon analysés ici, c’est la présence d’aberrations chromatiques plus marquées que sur les autres marques.En résumé : C’est le 50 mm à avoir pour équiper n’importe quel boîtier Canon. Excellent piqué quel que soit le capteur accompagné d’un excellent MTF et d’une belle homogénéité sur tout le champ, il ne souffre d’aucun défaut majeur. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,4, f/2,8 et f/5,6.
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Canon EF 50mm f/1,8 IIComme chez Nikon, les 50 mm d’entrée de gamme en ont sous le pied. S’il est dépassé en piqué "pur" par les autres concurrents, ce 50 mm est un redoutable compétiteur par mauvaise luminosité, renvoyant de très bons DXOMark scores obtenus à f/2,8. Mais sur 24x36 il souffre principalement d’une trop grande différence de piqué entre le centre et les bords. Un centre bien piqué et des bords facilement 10 lp/mm moins bons. C’est un peu le même problème que sur le f/1,2L… le prix mis à part. Par contre les aberrations chromatiques sont ici plutôt bien maîtrisées. Sur capteur APS-C les choses changent et le f/1,8 II offre une des meilleures définitions chez Canon. De même, sur ces capteurs plus petits, son homogénéité est bien meilleure et si les bords sont encore dégradés à f/2,8, fermer à f/4 suffit à harmoniser l’ensemble –seuls les coins étant encore nettement moins bons.En résumé : Le 50 mm f/1,8 II est doté d’une belle résolution centrale, mais ses bords sont très en retrait par rapport à ce joli centre. Sur plein formatdonc, le f/1,4 est un bien meilleur choix. Passé sur APS-C par contre le f/1,8 II maîtrise bien mieux son sujet, offrant un bon piqué et une homogénéité mieux contrôlée dès f/4. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,8, f/2,8 et f/5,6.
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Sigma 50 mm f/1,4 EX DG HSM pour CanonComme son équivalent en monture Nikon le 50 mm Sigma pour Canon est un redoutable client au centre du champ. Excellent piqué et meilleure définition trouvée dès f/2,8. C’est pas mal. De plus son DXOMark Score est trouvé dès la pleine ouverture ; là encore c’est très bon pour un objectif lumineux. Mais comme en monture Nikon les bords sont bien moins bons que le centre. L’homogénéité est meilleure sur un f/1,4 USM Canon et le piqué un poil meilleur quand la luminosité s’améliore. Le vignetage quant à lui est très bien maîtrisé sur tous les types de capteur. Contrairement aux aberrations chromatiques assez marquées.En résumé : Très bon client sur tous les types de capteur Canon, ce 50 mm Sigma est un micro poil en dessous de l’excellent 50 mm f/1,4 USM de Canon plus homogène et doté d’un meilleur piqué. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,8, f/2,8 et f/5,6.
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Nikkor AF 50 mm f/1,8D - Recommandé -C’est la bonne surprise de ce dossier. Vendu une bouchée de pain, ce petit objectif bon marché affiche d’excellentes performances. C’est entre autres lui qui atteint la meilleure définition pure sur monture Nikon. Pas mal pour un « jouet » à peine vendu 100 euros. Relativisions toutefois. La chose est vraie sur tous les types de capteurs plein format Nikon, du D3X au D700 en passant par le D3s. Toutefois sur APS-C, pour la résolution pure, on lui préfèrera un Sigma 50 mm f/1,4 EX DG HSM bien plus précis.Si la résolution centrale est bonne dès f/2,8, il faudra fermer à f/5,6 pour trouver une certaine homogénéité sur le champ En deçà la différence de résolution entre bords et centre est marquée. Rien à dire concernant la distorsion, le vignettage et la distorsion chromatique sur 24x36 : les défauts mesurés sont anecdotiques. En résumé : Sur un 24x36 c’est un excellent choix. Très bon marché, excellent piqué central, peu de distorsion, d’aberrations et de vignettage. Sur APS-C on lui préférera un Sigma. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,8, f/2,8 et f/5,6.
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Nikkor AF 50 mm f/1,4DOuvrant 2/3 de stop de plus que le 1.8, cet objectif est doté d’une excellente transmittance lui permettant de trouver ses meilleurs scores DXO Mark dès f/1,4 sur 24x36. Appréciable pour un objectif lumineux. Toutefois, il souffre de la comparaison avec les autres modèles Nikon sur plein format. Ces derniers offrent en effet une meilleure définition quel que soit le capteur. De même face au f/1,8D, ce f/1,4D souffre d’une distorsion, d’un vignettage et d’aberrations chromatiques plus marquées. Comme pour le f/1,8D on trouvera la meilleure plage de piqué à partir de f/2,8. Par contre, même en fermant à f/5,6 les bords restent bien moins piqués que le centre. Le f1.8D est plus facilement gérable de ce point de vue.Moyen sur 24x36 ce f/1,4D retrouve toute sa consistance sur APS-C. Il y obtient le meilleur DXO Mark score -18 points à f/2,8- et assure une bonne résolution, repassant devant les f/1,8D et f/1,4G. Seul le Sigma fait mieux sur ce type de capteurs. Mais le f/1,4D souffre, quel que soit le capteur, d’un vignettage bien plus prononcé que les autres, surtout sur plein format. En résumé : Objectif moyen sur un plein format, il retrouve une santé sur APS-C. Mais il souffre d’un vignettage très (trop) prononcé et d’une concurrence plus performante. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,4, f/2,8 et f/5,6.
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Nikkor AF 50 mm f/1,4G SWMLe plus récent des 50 mm Nikon obtient le meilleur score en basse luminosité de ce dossier avec un DXOMark Score de 28 sur un D3s. Le capteur de ce dernier y est pour beaucoup certes, mais aucun des quatre objectifs compatibles avec cette monture ne fait mieux. Toutefois le f/1,4G conserve les défauts du f/1,4D concernant le vignettage. Offrant une excellente définition centrale, il faudra fermer à f/5,6 pour aller la chercher la définition maximale, ce qui est un peu dommage pour un objectif ouvrant à f/1,4 et vendu plus cher que la concurrence. De plus à f/5,6 l’homogénéité n’est pas encore parfaite et les bords sont encore bien moins piqués que le centre. La meilleure homogénéité n’est trouvée qu’à f/8. Sur APS-C le f/1,4G est correct, mais il pique moins que le Sigma ou que le Nikkor f/1,4D.En résumé : excellent sur un D3s en basse luminosité, c’est un bon objectif pour plein format, mais qui doit fermer un peu pour trouver son potentiel de résolution. Les modèles plus anciens atteignent ce piqué un peu plus tôt. Sur APS-C le Sigma reste encore un choix plus opportun. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,4, f/2,8 et f/5,6.
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Sigma 50 mm f/1,4 EX DG HSMCe Sigma est un excellent performeur. Sur boîtier APS-C il offre nettement le meilleur piqué des quatre objectifs essayés. Sur ce type de capteur, il a une distorsion bien maîtrisée et un vignetage très réduit.Sur un 24x36, il offre un excellent piqué dès f/2,8, mais avec des bords nettement en deçà dès les 2/3. L’analyse du MTF de cet objectif confirme d’ailleurs cette faiblesse des bords par rapport à un centre très vif. Là encore distorsion et vignettage sont correctement maîtrisés…et au-delà de f/2,8 le vignettage n’est plus un problème. Le seul gros péché que se permet ce 50 mm Sigma, ce sont des aberrations chromatiques bien plus marquées que sur les concurrents Nikkor. En résumé : Sigma propose un excellent 50 mm pour Nikon, malgré des bords en retraits par rapport à un centre très défini. Associé à un capteur APS-C il prend l’avantage avec une définition bien meilleure que la concurrence. Sur 24x36 il est également très bon malgré des aberrations chromatiques nettement plus marquées que chez Nikon. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,4, f/2,8 et f/5,6.
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Sony AF 50 mm f/1,4 - RecommandéLe Sony (ex Konika Minolta) AF 50 mm f/1,4 offre une excellente tenue sur un plein format Sony. La résolution au centre est très bonne sur full frame, et se trouve facilement en fermant à f/2,8 et au-delà. Mais il faut fermer à f/8 pour trouver une bonne homogénéité sur le champ. Le vignetage est marqué à pleine ouverture, mais disparaît quasiment dès f/2,8 et vraiment à f/5.6. Très bon sur 24x36, cet objectif est également très correct sur APS-C et y offre là encore une très belle définition.En résumé : Bon sur plein format 24x36, bon sur APS-C, le Sony f/1,4 est un candidat sérieux sur monture Alpha. Ses seuls défauts : des bords un peu trop doux, et une distorsion un peu plus marquée que la concurrence. Mais rien de vraiment méchant. |
Sony 50 mm f/2,8 MacroCe 50 mm Sony est l’un des rares Macro de ce dossier. Outre sa distance de mise au point réduite il trouve son intérêt dans une bonne définition associée à une distorsion quasi inexistante, y compris sur un 24x36. Comme le modèle f/1,4, le macro est un bon objectif sur un plein format, mais un peu en retrait lorsqu’il est monté sur APS-C. Sur Full Frame la définition est bonne au centre dès la pleine ouverture, mais très dégradée sur les bords. En fermant à f/8 le champ devient très homogène. Moins lumineux que le f/1,4, il offre moins de piqué que ce dernier sur petit capteur. Le vignetage est correctement maîtrisé dès que l’on ferme un peu et à f/5,6, il a quasiment disparu.En résumé : un objectif qui brille par la géométrie préservée et une belle définition sur un 24x36, mais un peu en retrait sur APS-C.
De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/2,8 et f/5,6.
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Sony DT 50 mm f/1,8 SAMCompatible uniquement avec les boîtiers à capteur APS-C ce 50 mm y offre d’excellentes performances avec un DXO Mark score de 14 trouvé à f/2,8, ce qui le place au même niveau que le modèle f/1,4. Et il se paye même le luxe de le dépasser d’un cheveu en terme de piqué pur sur capteur APS-C. Pour ne rien gâcher, les aberrations chromatiques et la distorsion sont parfaitement maîtrisées. Un joli rapport performances-prix. Dommage qu’il ne puisse être monté sur un plein format et de vous accompagner si un jour vous décidez de changer de boîtier.En résumé : si vous ne comptez pas investir dans un boîtier full frame ce 50 mm vous ravira : bon piqué, bonnes performances en basses luminosité, homogénéité similaire à celle d’objectifs plus chers. Il est toutefois dommage de devoir se séparer d’un bon objectif si on change de taille de capteur…
De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/1,8, f/2,8 et f/5,6.
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Pentax smc PENTAX D FA 50 mm f/2,8 MacroLe 50 mm f/2,8 de Pentax est un très bon candidat. Offrant une excellente définition sur ce type de capteur, il s’y distingue surtout par une belle homogénéité avec des bords bien préservés. Mais attention, si l’ensemble est homogène à pleine ouverture, ça manque clairement de piqué. Il faut fermer entre f/5,6 et f/8 pour atteindre la meilleure plage de piqué que peut fournir cet objectif. Le reste des métriques est de belle facture : la distorsion est inexistante, le vignettage bien maîtrisé et les aberrations chromatiques parmi les plus basses mesurées.En résumé : Le Pentax 50 mm f/2,8 Macro est un solide choix doté offrant définition et homogénéité ; nous attendrons toutefois d’avoir les mesures d’autres 50 mm Pentax avant d’en recommander l’un ou l’autre. À suivre donc. De gauche à droite : évolution de la résolution optique à f/2,8 et f/5,6.
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