Sony HXR-MC50 test review


Prise en main

Nous avons testé le MC50 lors d'un reportage au salon du Mariage organisé à Paris début septembre. L'objectif était de réaliser le clip d'un défilé de robes de mariées. Nous étions assis dans la tribune juste en face de la scène dans une salle de 300 personnes à l'intérieur d'un hall. Une musique accompagnait le défilé.

Le MC50 s'est montré apte au service. Petit, discret et léger, il se fond dans la masse avec sa couleur noire et n'attire pas l'attention des visages. Un plus pour le naturel de l'image. Sa légèreté (400g) associée à la performance du stabilisateur d'image "active" nous a dispensé d'un trépied. Nous avons pu filmer quasiment non-stop durant tout le défilé qui durait tout de même 30 minutes sans nous fatiguer le poignet. Un confort que n'offrent pas tous les caméscopes de poing, loin s'en faut. Au final, vous noterez que la vidéo est très stable bien que les sujets soient sans cesse en mouvement.

Un point négatif tout de même. Par souci de discrétion, nous avons préféré filmer au viseur plutôt qu'à l'écran qui est très large et visible par toutes les personnes autour. Or le viseur possède un orifice très étroit qui rend pénible la prise de vues. Dommage que Sony ne l'ait pas amélioré sur cette version pro. L'écran est toutefois d'une qualité remarquable. D'une taille de 3,5 pouces (8,9 cm) pour une résolution de 921 600 pixels, il bénéficie d’un affichage de très bonne facture (contraste et luminosité).

Fonctions avancées

L'autofocus est très réactif grâce à un algorithme de mise au point optimisé (Quick AF) qui réagit au quart de tour. Même en faible éclairage, il ne pompe pas ce qui fait du MC50 un caméscope idéal pour le tournage à vif. Nous avons filmé sans cesse en automatique et malgré les variations permanentes de focale, l'image restait toujours nette. Idem pour la balance des blancs qui  trouve rapidement ses marques en mode iAuto dans un environnement où l'éclairage est pourtant variable. Le caméscope sélectionne automatiquement le mode d'exposition adapté à la scène filmée (portrait, détection des sourires, contre-jour,
paysage, nuit, haute sensibilité, Baby Mode, Macro, trépied et basse lumière).

En zone sombre, le MC50 s'en sort d'ailleurs très bien. Le capteur CMOS à technologie Exmor est désormais éprouvé dans des conditions de faible éclairage et parvient à produire une image quasiment exempte de bruit.

Un mot sur la fonction « Smooth Slow Record ». Elle permet au caméscope de filmer des séquences au ralenti sur une cadence de 50 à 200 images par seconde. Cette fonction est destinée à la captation d'un mouvement rapide (swing au golf, cheval au galop). Mais cette fonction pose de sérieuses limitations : la durée est limitée à 3 secondes, le son est coupé et la définition de l'image est sérieusement diminuée pour des raisons de bande passante (l'AVCHD ne peut encaisser 200 images/sec en FullHD).

Dans le même registre, la fonction « Golf Shot » permet de capturer quelques secondes de mouvement
en une séquence de 22 images fixes. Elles peuvent ensuite être consultées/imprimées individuellement
ou en tant qu’image composite. Cette fonction déjà présente dans le Sony CX550 a un certain succès auprès des professeurs de sport et entraîneurs qui peuvent illustrer leur aux élèves image à l'appui.

Le mode Golf Shot Sony HXR-MC50 test review

Qualité d'image

Le MC50 filme en 1920x1080 pixels en balayage entrelacé 50i. Il ne dispose pas de mode progressif. En tout état de cause, l'image est de très bonne facture en extérieur comme en intérieur. La vidéo est encodée en format compressé AVCHD/H.264 sur un débit de 24 Mbps soit le maximum possible. On peut bien sûr abaisser ce débit à 17 ou 9 Mbps pour rentabiliser le mémoire flash de 64 Go mais au prix d'une déclinaison de la qualité d'image.


Le MC50 a repris les automatismes grand public du CX550. L'équilibre des blancs, le focus et l'exposition sont gérés instantanément.
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Le parvis de La Défense filmé au grand-angle 29,8 mm à gauche, puis en longue focale (zoom 10x) à droite.
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Ci-dessous, la mire filmée en studio avec le HXR-MC50. Basé sur un mono-capteur CMOS d'1/2,8 pouce, le piqué équivaut à celui d'un caméscope grand public. Certains caméscopes comme le Panasonic TM700 (1000 euros) font d'ailleurs mieux.
Sony HXR-MC50 test review
En faible lumière, le MC50 (objectif à f/1,8 - 3,4) affiche un excellent résultat. Ici notre "Barbie" de studio filmée sous un éclairement de 3 lux est exempt de bruit et son visage reste perceptible.
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Qualité audio

C'est le point décevant du MC50. Pour la première fois, la division professionnelle de Sony commercialise un modèle dépourvu de connexions audio XLR. Incompréhensible ! Si l'objectif était d'alléger le boîtier (et la facture), c'est raté. Un professionnel préfère de loin aligner quelques centaines d'euros supplémentaires pour brancher ses micros cravates et main en XLR que se contenter d'une seule prise mini-jack 3.5 mm disponible sur n'importe quel caméscope grand public. Certes, la prise XLR n'apporte pas un meilleur son que la prise mini-jack mais une sécurité (verrouillage) et une robustesse (3 fiches) indispensables.

Sony a voulu compenser ce défaut par la présence d'un micro externe ECM-CG1 déjà disponible en option. Il s'agit d'un micro stéréo à directivité canon doté d'un câble mini-jack et qui se fixe dans la pince. Celle-ci dispose d'un pied avec une membrane isolante qui s'installe dans la griffe porte-accessoires. Le micro est ainsi alimenté par le caméscope lui-même.

Enfin, le MC50 intègre un micro commutable soit en Stéréo soit en Surround 5.1. Dans ce dernier le micro capte le son à l'aide de 4 canaux qui est ensuite converti en son 5.1 et enregistré au format Dolby Digital AC3 en 48 kHz. Cette technologie Dolby préinstallée permet d'enregistrer directement sur la mémoire un son Surround 5.1. Ce n'est pas nouveau chez Sony mais toujours bon à signaler pour ceux qui possèdent une installation adéquate chez eux.

Sony HXR-MC50 test review

Le HXR-MC50 dispose du câblage standard "grand public" :
- un câble de sortie A/V Composite à fiche RCA
- un câble de sortie Composante
- un câble USB
- Un bloc d'alimentation secteur

Il y a bien une sortie mini-HDMI mais pas de câble.

Post-production

La récupération des clips s'effectue en branchant le caméscope par câble USB sur PC ou Mac. Le MC50 est alors reconnu comme un simple disque dur externe où vos rushes sont stockés dans une cascade de dossiers (BPMD/STREAM).

Les fichiers AVCHD portent l'extension .MTS que vous importez directement en les copiant sur votre ordinateur.

Pour le montage, l'AVCHD n'est pas le format le plus simple à manipuler. Son codec MPEG-4 nécessite une puissance importante qui ralentit votre ordinateur au montage. La simple lecture d'un clip fait "ramer" le processeur et occasionne des saccades sur certaines configurations. Du coup, la plupart des monteurs préfèrent convertir les fichiers dans un format plus souple comme du HDV (Mpeg-2). Les monteurs sur Final Cut sont même obligés de le faire via un plug-in puisque le logiciel d'Apple ne gère pas l'AVCHD en natif.

Voici un clip tourné avec le Sony MC50, monté sur Vegas Pro 9, puis exporté en 720p sur vimeo.com. Elle illustre l'ensemble de notre test.

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