Après une bonne semaine passée avec le
Nikon D7000, le bilan est globalement très positif. Le boîtier est une belle évolution du D90 et trouve tout naturellement sa place entre la gamme vraiment amateur (D5000 / D3100) et les boîtiers professionnels comme le D300s.
La prise en mains n'étonnera pas les Nikonistes qui trouveront dans le
D7000 un boîtier expert très agréable à utiliser avec un beau et large viseur couvrant un champ de 100%, de nombreux raccourcis et commandes personnalisables et une construction à la hauteur des prétentions "expertes" du boîtier. Malgré une ossature en alliage de magnésium, le
D7000 reste léger et doté de quelques joints d'étanchéité (trappes batteries et cartes) appréciables. Le D7000 dispose de petites options bien agréables comme les deux emplacements pour cartes SD/SDHC/SDXC et une gestion des flashes distants sans fil assez complète. Le système autofocus est également convaincant avec un mode suivi 3D toujours aussi performant et une bonne détection dans la plupart des situations.
En visée directe, l'autofocus par détection de contraste se montre également plus performant que sur l'ancienne génération, mais globalement, la réactivité reste encore trop lente pour assurer une utilisation classique en photo et en vidéo. Le mode vidéo est également revu à la hausse avec un mode HDTV 1080, mais à seulement 24 i/s et avec quelques lacunes au niveau des réglages.
La qualité des images est également au rendez-vous. Les JPeg manquent un peu de "punch", mais le potentiel est bien là et il est facile de modifier le rendu des images via le Picture Control. La gestion du bruit électronique est remarquable et sans doute ce qui se fait de mieux sur un capteur APS-C actuellement. Nous sommes vraiment impatients de voir les résultats de la nouvelle génération de capteurs 24x36 sur le territoire des hautes sensibilités.
Au final, le
Nikon D7000 reçoit facilement un recommandé.
Face à la concurrence
Nikon D90
Les possesseurs de Nikon D40x ou D60 trouveront avec le D7000 une évolution logique à leur boîtier chez Nikon. Les heureux propriétaires d'un D90 y réfléchiront peut-être à deux fois avant de craquer. Les innovations sont certes là, mais sont-elles suffisantes pour déclencher un achat ?
Le D90 avait déjà placé la barre assez haute avec une qualité d'image remarquable, une définition appréciable et un autofocus réactif. Certes, son boîtier tout plastique dénote un peu, la rafale 4,5 i/s pourra paraître lymphatique à certains, mais le D90 reste toutefois un boitier de référence.
Les aficionados du viseur 100% ou de la vidéo HDTV 1080 craqueront néanmoins pour le nouveau boitier Nikon D7000 ayant de nombreux arguments pour lui.
Canon 60D
Le premier concurrent du Nikon D7000 se trouve chez Canon avec le
60D. Présenté quelques semaines avant, le reflex expert Canon propose un écran LCD monté sur rotule latérale pour faciliter la visée et surtout le mode vidéo. La vidéo est par ailleurs assez évoluée avec de nombreux modes (HDTV 1080, 720, 25 i/s, 50 i/s, réglages manuels...), mais un autofocus toujours trop lent. Le 60D est certainement plus simple à appréhender que le D7000. Toutefois et en y consacrant un peu de temps, les options de personnalisation du D7000 permettent de configurer un boîtier "aux petits oignons". Sur la qualité d'image, le D7000 prend l'avantage avec une meilleure gestion du bruit électronique, le 60D restant très bon malgré la présence de 18 millions de photodiodes. La différence de définition, significative sur le papier, n'est finalement pas si importante et permettra, de manière assez ironique, de supprimer plus de pixels lors des recadrages. Sur le plan des spécificités techniques, le 60D se fait distancer par le D7000 sur le viseur (100 % chez Nikon, 96% chez Canon), la cadence rafale (6 i/s chez Nikon, 5,3 chez Canon), la complexité de l'autofocus (39 collimateurs chez Nikon, 9 chez Canon), la mesure d'exposition (2016 points chez Nikon et 63 zones chez Canon) ou la sensibilité ISO (25600 ISO chez Nikon, 12800 chez Canon). À vous de définir vos critères de prédilection.
Pentax K-5
Le concurrent le plus sérieux du Nikon D7000 est certainement le Pentax K-5 qui affiche lui aussi une fiche technique impressionnante : viseur 100%, une cadence rafale à désormais à 7 i/s, une compacité et une finition tout-temps très intéressantes, le pilotage de flashes distants sans fil, bel écran de 7,6 cm / 920 000 points, nombreuses commandes personnalisables, stabilisation mécanique intégrée... Sur la qualité des images, les deux boîtiers sont assez proches, le D7000 prenant un léger avantage sur la gestion du bruit électronique (pour sa part, le K-5 enregistre directement en DNG, ce qui s'avère parfois très pratique). Le reflex Nikon prend toutefois l'avantage avec un autofocus plus sophistiqué et plus efficace que celui du K-5, une gamme d'optiques à motorisation ultrasonique plus complète. Le mode vidéo est également clairement en faveur du D7000 avec la présence d'un véritable autofocus et un mode manuel presque complet.