Le Nikon D7000 est équipé d'une nouvelle cellule pour l'exposition qui réalise une mesure sur 2016 points. Un nombre conséquent et largement plus important que les 420 photosites du D90, mais également 2 fois supérieur aux 1005 photosites du très professionnel Nikon D3.

Si ce capteur secondaire vient épauler également le système autofocus et la reconnaissance des scènes pour la balance des blancs, elle devrait améliorer sensiblement la mesure d'exposition en mode matricielle. Sur le terrain, le D7000 s'en sort plutôt bien avec une majorité de photos correctement exposées, même si l'on note une petite tendance à la surexposition. Une fois de plus, ces fins réglages peuvent parfois varier d'un modèle l'autre. En outre, vous retrouverez le D-Lighting actif qui permet de récupérer des détails dans les zones denses tout en préservant les hautes lumières par un simple décalage des valeurs sombres de l'histogramme à droite. Les fichiers Raw permettront donc de retrouver des détails dans les hautes lumières tandis que le D-Lighting actif assurera son travail pour les zones plus denses.

Le correcteur d'exposition permet de jouer sur +/- 5 IL ce qui est plutôt confortable, mais le bracketing d'exposition ne permet que 3 vues avec une latitude de +/- 2 IL. 

Nikon D7000 : D-Lighting actif off (gauche) et D-Lighting actif faible (droite).


Nikon D7000 : D-Lighting actif normal (gauche) et D-Lighting actif élevé (droite).


Nikon D7000 : D-Lighting actif très élevé.

Fichiers Raw

Le Nikon D7000 délivre des fichiers bruts NEF (propriétaire) qu'il est possible d'enregistrer sur 12 ou 14 bits. Après plusieurs essais, l'avantage du format 14 bits n'est pas évident à mettre en évidence. Comme sur d'autres modèles Nikon (D300s, D700...), vous devez impérativement activer le D-Lighting Actif à la prise de vue afin de pouvoir jouer avec les paramètres dans Capture NX2 (quitte à ne pas l'utiliser), dans le cas inverse, l'option apparaît tout simplement en grisée et devient donc inaccessible. De manière assez particulière, il semble qu'il soit parfois plus facile de récupérer des détails avec un NEF sans D-Lighting actif (Off au moment de la prise de vue) que si l'option est activée. Inversement, le D-Lighting actif permet de récupérer facilement de détails dans les zones sombres, alors qu'il faut jouer pas à pas avec l'histogramme et avec plus de difficultés si l'option n'est pas activée. 

Dans tous les cas, les fichiers NEF permettent de retrouver plus facilement des détails dans les zones de hautes et basses lumières qu'avec les JPeg. Les fichiers JPeg délivrés par défaut sont par ailleurs assez neutres et un peu mous. Pour une impression, il faudra sans doute renforcer l'accentuation des images pour un rendu plus flatteur. Bien sûr, l'optimisation des fichiers JPeg est possible en jouant avec les paramètres du Picture Control dans les menus de l'appareil.

Nikon D7000 test review raw exposition
Même image (Raw + JPeg) et même traitement sous Capture NX2 : 50% de récupération des hautes lumières et 30% de récupération des basses lumières. Dans le ciel, des informations sont définitivement perdues dans le fichier JPeg.

Nikon D7000 test review Raw et JPeg
Même image (Raw + JPeg) de notre scène de test. Le rendu JPeg par défaut (standard) à gauche est un peu plat, il conviendra de jouer avec la saturation et l'accentuation pour redonner un peu de tonus aux images, notamment en vue d'une impression.

La dynamique                                                                                                   

Sur la dynamique des fichiers bruts, les deux modèles équipés du capteur 16 Mpx (Nikon D7000 et Pentax K-5) prennent nettement l'avantage jusqu'à 800 ISO. Ensuite l'écart s'amenuise, le Nikon D7000 et  Canon 60D faisant pratiquement jeu égal jusqu'à 12800 ISO. Le Pentax domine ces adversaires sur toute la plage de sensibilité.

Nikon D7000 test review comparaison dynamique canon 60d et pentax k-5



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