Olympus Pen E-P2 test review verdict

Au premier abord, l'Olympus Pen E-P2 est un appareil très séduisant, son look rétro et sa belle construction feront certainement "craquer" quelques photographes qui souhaitent retrouver le contact d'un appareil d'antan. Olympus est un acteur de longue date dans la photo et le Pen E-P2 est le reflet du savoir-faire de la marque.

Avec le micro4/3 Panasonic et Olympus ont établi une nouvelle gamme d'appareils compacts à objectifs interchangeables (tout comme le Samsung NX10). Cette gamme ne vient pas concurrencer réellement les reflex numériques, mais vient plutôt s'intercaler entre les compacts haut de gamme et les reflex. Elle correspond aux personnes désirant accéder à une qualité d'image digne d'un reflex tout en n'ayant pas les inconvénients de l'encombrement et du poids. Les reflex conservant quelques avantages: parc d'optiques plus complet, réactivité plus importante de l'autofocus, visée optique...

L'une des caractéristiques essentielles du Pen E-P2 est bien sûr la taille de son capteur (17,3 x 13 mm) contre à peine 10x8 mm pour les compacts. Cette taille relativement importante du capteur couplé à une définition raisonnable (12 Mpix) permet une meilleure gestion du bruit électronique dans les hautes sensibilités et une meilleure dynamique des images. Les micro4/3 actuels restent toutefois inférieurs dans les 2 domaines que les reflex dotés d'un capteur APS-C encore plus grand. Autre point important, le plus grand capteur 4/3 permet de bénéficier d'une profondeur de champ plus courte et de jouer avec les flous arrière, ce qui est beaucoup plus délicat avec un compact.

La possibilité de changer les objectifs est également un élément important à considérer. Si la gamme micro4/3 est plutôt jeune, les deux marques présentes (Panasonic et Olympus donc) disposent désormais d' un parc optique garni à défaut d'être complet. En piochant chez les deux constructeurs (les objectifs sont compatibles), vous disposez d'objectifs grands-angles, de pancake lumineux, d'une focale fixe macro, de transstandards classiques et de différents petits télézooms. De quoi libérer votre créativité sans trop de peine. En outre, le Pen E-P2 dispose d'un système de stabilisation intégré qui fonctionne avec toutes les optiques.

Au final, le Pen E-P2 est un boîtier plein de contraste : il sait séduire par sa ligne rétro réussie, sa belle construction, son viseur électronique précis et fluide, son ergonomie efficace (2 molettes), la qualité de ses images jusqu'à 800 ISO et la possibilité de filmer en 720p avec un son stéréo (micros intégrés), mais il sait également irriter par son autofocus un peu trop lent, par son écran LCD de 7,6 cm qui n'affiche que 230 000 points (certains reflex affichent 920 000 points...) ou par l'absence notable de flash intégré.

La gamme Pen est encore jeune et quelques défauts devront être rapidement corrigés; mais qu'il est agréable de pouvoir transporter facilement et discrètement un appareil de qualité, et de pouvoir multiplier les occasions de réaliser des photos! C'est bien là le point essentiel.


Points forts

Points faibles

Viseur électronique d'excellente facture en pleine lumière

Autofocus toujours moins réactifs que le principal concurrent (Pansonic GF1)

Construction remarquable et design retro réussi

Toujours pas de flash intégré

Ecran LCD lisible en plein soleil

Menus assez complexes et parfois mal traduits

Stabilisation mécanique intégrée au boîtier

Ecran LCD peu défini

Les différents modes résultats (sténopé, miniature...)

Obturation mécanique toujours bruyante

Mode vidéo HDTV 720p, son stéréo et sortie mini HDMI

Viseur électronique trop encombrant

Niveau électronique sur l'écran LCD

Pas de lampe d'assistance AF

Ergonomie efficace

Compression vidéo en MJPeg

 

Autonomie perfectible

 

Enregistrement vidéo en Motion JPeg

 

Pas de photo pendant le filmage

Face à la concurrence

Olympus Pen E-P1
Certes le E-P2 n'est pas le successeur annoncé du E-P1, mais gageons que la vie du premier modèle micro 4/3 d'Olympus sera rapidement écourtée ou que son prix sera rapidement revu à la baisse, car la seule différence réside dans l'apparition sur le E-P2 d'une connexion pour brancher des accessoires et notamment un viseur électronique VF-2. Reste que pour les photographes qui ne souhaitent pas utiliser un viseur électronique, le Pen E-P1 est une alternative moins onéreuse comparé au E-P2 et dispose exactement des mêmes arguments techniques et des mêmes défauts : stabilisation intégrée, belle construction, bonne ergonomie, absence de flash intégré, écran LCD qui manque de définition...

Olympus Pen E-P1 + 17 mm


Panasonic GF1
Le Lumix GF1 est naturellement le concurrent direct du Pen E-P2. Doté du même capteur, de la même baïonnette micro 4/3, le GF1 dispose, en option (200 euros tout de même), d'un viseur électronique de moins bonne qualité (définition moindre). Toutefois, le GF1 aligne quelques atouts importants comme un autofocus plus réactif et plus performant en vidéo, un flash intégré, un écran LCD de 7,6 cm mieux défini (460 000 points), un mode d'enregistrement vidéo AVCHD stéréo et un mode iAuto plus précis.
Toutefois, le Pen E-P2 propose une stabilisation intégrée qui fonctionne avec toutes les optiques, alors que Panasonic déporte la stabilisation dans les optiques et certaines, comme le pancake ou le grand-angle 7-14 mm en sont dépourvus. Certains pourront également apprécier les deux molettes présentes sur le Pen alors que le GF1 ne propose d'une seule molette certes cliquable. Pour finir, il faut bien avouer que le GF1 présente un look assez quelconque, une sorte de "gros" Lumix alors que le Pen E-P2 possède un vrai style, ce qui parfois peut faire la différence.

Panasonic GF1 + 20 mm




Canon PowerShot G11
L'Olympus Pen E-P2 vient tout naturellement se confronter aux compacts experts et bien sûr au Canon PowerShot G11. Si celui-ci ne dispose ni d'un grand capteur, ni d'un système à objectifs interchangeables, il propose quelques arguments intéressants comme, un zoom optique 5x stabilisé qui rend le G11 plus polyvalent face à un Pen E-P2 équipé de prime abord que d'un simple 17 mm f/2,8. L'écran LCD est certes plus petit, mais celui-ci est monté sur rotule et permet des cadrages plus originaux et rend de fiers services notamment pour la photo macro. L'interface du boîtier joue également en faveur du boîtier Canon qui dispose de nombreuses molettes pour un accès direct à la sensibilité ISO ou la correction d'exposition. Vous apprécierez également les menus d'une limpidité exemplaire.
Toutefois, le Canon G11 perd l'avantage quand il s'agit de réaliser un clip. Limité au format VGA (640x480 pixels), le compact expert Canon est dominé par le E-P2 qui propose un format HDTV 720p en stéréo. Toujours au profit du modèle Olympus, vous apprécierez la meilleure gestion du bruit électronique, une meilleure gestion du flou arrière et la possibilité de "greffer" diverses optiques selon vos besoins.

Canon PowerShot G11


Sigma DP2
Véritable pionnier sur le segment des compacts équipés de "grands" capteurs, Sigma propose désormais 2 boîtiers pour le reportage : les DP1s et DP2. Les deux compacts disposent d'optiques fixes et le DP2 propose un 41 mm f/2,8 (eq. 24x36) que l'on pourra comparer au 17 mm (eq. 34 mm 24x36) f/2,8 Olympus. Si le DP2 dispose d'un grand capteur Foveon format APS-C pour une meilleure gestion de la profondeur de champ, les avantages du boîtier Sigma sont assez minces : l'écran LCD petit et peu fluide n'est pas à la hauteur des prétentions de Sigma, l'interface n'est pas très intuitive et l'autofocus véritablement trop lent.

Sigma DP2  


Leica X1 sur lesnumeriques.com et gestion du bruit électronique que Focus Numerique
Nouvel arrivant de renom sur le segment des compacts experts à "gros" capteurs, Leica propose le X1. Comme le E-P2 d'Olympus, le X1 joue la carte séduction avec un design, certes sobre, mais intemporel et tellement "photo". Vous retrouverez les molettes pour régler la vitesse et l'ouverture, mais les menus sont un peu fouillis et l'écran LCD vraiment décevant. Le capteur APS-C couplé à l'optique "Leica" (un 36 mm f/2,8 en eq. 24x36)  font des merveilles en JPeg, mais l'on regrette la lenteur de l'autofocus et l'impossibilité de régler manuellement (avec une vraie bague, pas une motorisation électrique) la mise au point.  L'absence de vidéo est également critiquable.
De son côté, le Pen E-P2 se veut plus polyvalent (vidéo, objectifs interchangeables...) et plus nerveux.
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