Sony NEX-5 recommandé

Après 15 jours passés en compagnie du Sony NEX-5, difficile de ne pas être séduit par ce petit compact à objectifs interchangeables. Si le zoom transstandard 18-55 mm s'avère un peu encombrant, équipé du 16 mm f/2,8, le NEX-5 vous suivra dans vos moindres déplacements et c'est bien là le principal avantage de ces boîtiers légers et compacts. Alors que l'on hésite souvent à sortir la "grosse artillerie" pour une simple balade ou une soirée, il est possible d'avoir une excellente qualité d'image avec un boîtier beaucoup plus facile à transporter et à manipuler. 

Avant tout destiné au grand public, le NEX-5 mise avant tout sur les automatismes (certes performants) pour faciliter la prise de vue. Un choix stratégique qui peut surprendre, car le grand public n'est pas habitué au changement d'objectifs et sera sans doute surpris de la petitesse du zoom 3x du 18-55 mm livré en kit ou de la focale fixe 16 mm. Pas de macro, pas de zoom 10x...Le grand public risque de ne pas vraiment comprendre toutes ces notions. A contrario, le photographe amateur sera sans doute un peu "frustré" par le manque de personnalisation du boîtier. Bien sûr, vous n'êtes pas obligé de rester en mode iAuto et le NEX-5 propose tous les modes : P (non décalable), A, S et M, ces modes sont mémorisés et la roue codeuse s'avère remarquable d'efficacité. Toutefois, modifier une balance des blancs ou la sensibilité requiert une exploration des menus vite pénalisante.

Toutefois, le NEX-5 comble ces petites lacunes avec d'excellents atouts et notamment une qualité d'image remarquable et une très bonne gestion du bruit électronique. Sur ce point, les progrès réalisés par Sony sont sensibles et le NEX-5 joue dans la cour des grands et malgré son orientation grand public, le format Raw est toujours là pour rassurer les plus pointilleux. L'autofocus par détection de contraste est réactif et les optiques parfaitement silencieuses et adaptées à la prise de vidéos. L'écran LCD de 7,6 cm affichant 920 000 points et orientable est également une pièce maîtresse du NEX-5 et fait presque oublier l'absence de viseur électronique.

On pourra toujours reprocher au NEX-5 d'être trop bruyant (obturateur mécanique) alors qu'il est l'appareil discret par excellence et que le temps à l'allumage est un peu long, mais pour un premier essai, ce compact est une vraie réussite. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'utiliser et cet aspect là est également primordial. Le Sony NEX-5 reçoit très facilement un recommandé. Cerise sur le gâteau, un prochain firmware devrait apporter un sympathique mode panorama 3D. Rendez-vous pour un prochain test.

Points forts

Points faibles

Excellente gestion du bruit électronique

Pas de stabilisation mécanique intégrée au boîtier

Autofocus rapide et silencieux

Obturateur mécanique bruyant

Mode vidéo 1920x1080 pixels avec autofocus et son stéréo

Stabilisation optique du 18-55 mm décevante d'efficacité

Superbe écran 7,6 cm, 920 000 points basculable

Temps de mise sous tension un peu long. Mode lecture lent également

Focale fixe 16 mm (24 mm eq. 24x36) f/2,8 disponible

Autonomie de la batterie d'environ 300 clichés

Accepte les cartes SD,SDHC, SDXC et Memory Stick

Lacunes au niveau de la personnalisation des commandes et menus parfois longs

Ajustement automatique de l'exposition fonctionnel

Impossible de prendre un cliché pendant le filmage

Création d'images panoramiques à la volée

Orientation très grand public du boîtier et donc manque de raccourcis direcs pour certaines fonctionnalités

Mode rafale à 7 i/s (sans AF ni mesure de la lumière)

Pas de mode vidéo en 720p

Bientôt un mode panorama 3D !! (mise à jour firmware indispensable)

Pas d'entrée micro ni de sortie casque

Bonne qualité générale des fichiers JPeg

Pas d'objectif macro pour l'instant

Enregistrement Raw disponible

Connexion de flash non standard et peu pratique

Qualité de fabrication et de finition du boîtier et des optiques (18-55 mm et 16 mm)

Mode vidéo limité (peu de réglages possibles)

Auto HDR fonctionnel

Format raw propriétaire (ARW), pas de format carré

Aide intégrée

Pas de (bon) viseur électronique (Olympus en propose un lui...)

Commande directe pour l'enregistrement vidéo

Système antipoussière perfectible

Face à la concurrence

Samsung NX10
disposant également d'un capteur APS-C, le Samsung NX10 vient se positionner face au compact de Sony. Si le NEX-5 fait de l'oeil aux amateurs avec sa forme très proche d'un compact, le NX10 ressemble plutôt à un petit reflex miniaturisé avec son "faux" prisme qui renferme un viseur électronique. Le Samsung dispose d'un bel écran de 7,6 cm Amoled fluide, aux angles de visions larges. Avec lui, pas besoin d'axe de rotation, l'écran reste facilement lisible. Face à son concurrent, le NX10 propose un flash intégré (fixe), une prise en main plus agréable (avec une vraie poignée), un viseur électronique et des accès directs à certaines fonctions comme la sensibilité, la balance des blancs ou la mémorisation de l'exposition, mais pas pour le mode vidéo contrairement au NEX-5.
De son côté, le NEX-5 propose une qualité d'image supérieure, notamment dans les hautes sensibilités, une meilleure compacité, un écran inclinable, un autofocus plus performant, notamment en vidéo, un mode vidéo HDTV 1080i, un mode rafale plus rapide, une focale fixe grand-angle et quelques sympathiques modes comme le HDR ou le mode panoramique. Dans les deux cas, la stabilisation optique n'est présente que dans certaines optiques.

Samsung NX10 + 30 mm f/2


Panasonic GF1
Présenté en septembre de l'année dernière, le Panasonic GF1 dispose d'un parc d'optiques plus conséquent alimenté conjointement par Olympus et Panasonic. Tout comme le NEX-5, le compact de Panasonic ne propose pas de viseur électronique ou optique de série et il faudra se contenter de l'écran LCD pour cadrer. Sur ce point, le Sony NEX-5 prend l'avantage avec un écran moins brillant, mieux défini et orientable. Côté autofocus, les deux boîtiers font jeu égal avec peut-être une meilleure réactivité du modèle Panasonic dans la pénombre. Côté vidéo, Sony est le seul à proposer un mode vidéo HDTV 1080i stéréo, le GF1 se limitant à 720 pixels de haut. Les débutants apprécieront l'interface graphique du NEX-5 et son interface dépouillée alors que les photographes plus experts apprécieront la molette et les accès directs du GF1 malgré une interface vieillotte et datée. Le GF1 propose un flash embarqué contrairement au NEX-5 qui nécessite plusieurs manipulations pour bénéficier de l'éclairage artificiel. Le Sony présente toutefois l'avantage d'une commande d'accès direct pour le filmage. Côté qualité d'image, le NEX-5 prend l'avantage avec une profondeur de champ plus sensible et une bien meilleure gestion du bruit électronique.

Panasonic GF1 test review


Olympus E-PL1
Fraîchement présenté, l'Olympus E-PL1 est sans doute le concurrent le plus direct du NEX-5 par son orientation grand public. Les deux boîtiers proposent une interface graphique rafraîchie et plus adaptée aux novices. Dans de nombreuses situations, la plupart des utilisateurs préféreront le mode iAuto encore plus simple. Si le boîtier du E-PL1 est un peu plus volumineux que le NEX-5 avec les optiques fixes (34 mm eq. 24x36 chez Olympus et 24 mm eq. 24x36 chez Sony), le transstandard 18-55 mm est plus imposant que le petit 14-42 mm en mode voyage. S'il est possible de greffer un onéreux et encombrant viseur électronique sur le E-PL1, celui-ci est en option et il faudra se contenter de l'écran LCD pour viser. Le NEX-5 prend alors nettement l'avantage avec un écran inclinable plus confortable que l'Olympus E-PL1. En faveur de ce dernier, il reste un parc optique plus conséquent et plus complet (macro, fish-eye, télézoom...) et un stabilisateur mécanique intégré au boîtier qui fonctionne avec toutes les optiques. Le NEX-5 offre toutefois une remarquable gestion du bruit électronique qui permet d'utiliser les plus hautes sensibilités sans sacrifier la qualité. En outre, le mode vidéo est plus performant (HDTV 1080i son stéréo) et le petit boîtier Sony propose d'intéressantes options comme le mode HDR ou le mode panorama par balayage.

Olympus E-PL1 test review

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